• [Paris 20è] Extrême droite, Le Pen, Zemmour - Quelle perspective pour la lutte antifasciste ?- Tant qu’il le faudra !
    https://www.tantquillefaudra.org/agenda/article/paris-20e-extreme-droite-le-pen

    Réunion publique organisée par le NPA - Paris 20e, jeudi 14 octobre à 19h au Lieu-dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris À l’heure où l’extrême droite gagne du terrain dans nos rues, dans les lieux de travail, sur les plateaux télé en s’affichant plus que jamais raciste, islamophobe, sexiste, lgbtiphobe, (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • How imperialism, slavery, and war shaped epidemiology - The Lancet
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)02216-9/abstract

    While Downs’ narrative focuses on the differences between the British and American epidemiological underpinnings, historians may question the divide he presents. Given that race and sanitary environments were intertwined in medical discussions even within British circles at the time, the differences between the two camps are perhaps overstated in his account.

    Nevertheless, Maladies of Empire is a powerful and timely reminder that the advancement of medical knowledge about infectious diseases could not have been possible without the suffering of people of colour.

    Not only does such a narrative shed light on the violent foundations of disease control interventions and public health initiatives, but it also implores us to address their inequities in the present. At a time when low-income and middle-income countries struggle for access to vaccines in the COVID-19 pandemic, such an endeavour could not be more urgent.

    #épidémiologie #impérialisme

  • Contraception masculine : « Levons le tabou ! » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/191021/contraception-masculine-levons-le-tabou#at_medium=custom7&at_campaign=1047

    Ce soir, « À l’air libre » se penche sur le tabou de la contraception masculine, un symbole du patriarcat encore bien enraciné. On en parle avec nos invités Stéphane Jourdain, coauteur de la BD Les Contraceptés, Maxime Labrit, fondateur de Thorème, et Florence Boitrelle, andrologue.

  • Refreshingly Honest Billionaire Says Media Purchase Will Be Used For Propaganda - by Caitlin Johnstone - Caitlin’s Newsletter
    https://caitlinjohnstone.substack.com/p/refreshingly-honest-billionaire-says

    The billionaire CEO of the multibillion-dollar corporation that recently purchased the news media outlet Politico has said that its newly acquired employees will be required to support Israel and the capitalist world order.

    In a recent interview with The Wall Street Journal, Mathias Döpfner, CEO of the German publisher Axel Springer, said that Politico staffers will be required to adhere to a set of principles which include “support for a united Europe, Israel’s right to exist and a free-market economy, among others.”

    “These values are like a constitution, they apply to every employee of our company,” Mr. Döpfner told WSJ. People with a fundamental problem with any of these principles “should not work for Axel Springer, very clearly,” he said.

    I mean, how refreshing is that? How often does a billionaire corporation buy up a media property and just straightforwardly tell you they’re going to be using it to push propaganda? They even say what the propaganda will be. It makes you feel like your intelligence is being respected.

    Heureusement, c’est pas chez nous que ça arriverait !

    #sionisme #médias

  • Décomposition idéologique de la gauche française : un article de Philippe Marlière qui vient éclairer l’ouvrage de Philippe Corcuff sur le #confusionnisme politique

    Prendre au sérieux le « confusionnisme politique » - AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2021/10/06/prendre-au-serieux-le-confusionnisme-politique

    jeudi 7 octobre 2021
    Politique
    Prendre au sérieux le « confusionnisme politique »
    Par Philippe Marlière
    Politiste
    À la suite de Philippe Corcuff, on peut définir le confusionnisme comme le développement d’interférences rhétoriques et idéologiques entre des postures et des thèmes d’extrême droite, de droite, de gauche modérée et de gauche radicale, le plus souvent au profit des thèmes que l’extrême-droite cherche à imposer dans le débat public. Mais il ne s’agit pas seulement d’objectiver ce phénomène : il faut le comprendre dans toutes ses conséquences, élucider la manière dont la trame confusionniste se construit et chercher à s’en prémunir, sous peine de voir la gauche abandonner ses valeurs fondamentales.
    Notre socialisation politique tient pour acquis que les débats d’idées s’organisent selon des clivages idéologiques clairement identifiables : le socialisme, le conservatisme, le libéralisme, le fascisme, l’écologisme, le féminisme, etc. En réalité, le contenu de ces catégories s’est non seulement affadi, mais les repères et valeurs propres à chacune d’entre elles sont aujourd’hui indistincts. 
    Avec le politiste Philippe Corcuff, qui vient de consacrer une étude stimulante au phénomène du « confusionnisme » politique, on peut essayer de comprendre les raisons et les conséquences de cet affadissement. L’exercice est utile à l’heure des réseaux sociaux et de la déconfiture des partis politiques. 
    Corcuff estime que nous sommes entrés dans l’ère des « bricolages idéologiques confusionnistes » qui comprend des « intersections et des interactions avec la trame idéologique ultraconservatrice » (p. 14). L’ultra-droite serait parvenue à rendre hégémonique son interprétation de questions identitaires (la nation, la laïcité, la république) ou à saturer le champ des débats de guerres culturelles incessantes (sur les migrants, l’islam, l’homophobie, l’antisémitisme, le climatoscepticisme, l’opposition au vaccin contre le Covid-19 ou au pass sanitaire).
    Une dynamique politique
    Le confusionnisme n’est pas un état confus ou chaotique du débat public (même si nombre de débats politiques sont, de fait, cacophoniques). Contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs, les études sur le confusionnisme ne mettent pas au pilori des acteurs politiques ou des chercheurs qui s’écarteraient d’un récit idéologique « politiquement correct ». La notion sert à décrire, non un état, mais un processus ou une dynamique de recoupements de récits issus de traditions politiques différentes, souvent antagoniques. Et c’est dans ce clair-obscur discursif que surgissent des monstres idéologiques.
    Corcuff analyse ce processus de la manière suivante : « Le confusionnisme est le nom actuel d’une désagrégation relative des repères politiques antérieurement stabilisés autour du clivage gauche/droite et du développement de passerelles discursives entre extrême droite, droite, gauche modérée et gauche radicale. Confusionnisme, au sens retenu ici, n’est donc pas synonyme de “confusion”, mais revêt un sens politico-idéologique précis. La trame confusionniste a pour principal effet, dans le contexte politico-idéologique actuel, de faciliter l’extension de postures et de thèmes venant de l’extrême droite » (p. 31).
    On le voit, le confusionnisme n’est pas synonyme d’égarement étourdi de la part des acteurs concernés, mais de dynamique politique[1]. Cette dernière tend à revêtir la forme d’une critique sociale (qui se veut, notamment, anticapitaliste) et se niche, dans une large mesure, dans l’espace nébuleux des réseaux sociaux. Il comporte des relais éditoriaux avec la publication de livres ou d’articles à portée scientifique ou de vulgarisation. Il est repris et amplifié par les acteurs politiques et les médias. Le confusionnisme pose les jalons d’une hypercritique vaguement « antisystème », visant principalement les « élites » (politiques, économiques, médiatiques).
    Le confusionnisme met en scène un radicalisme verbal, qui personnalise ses cibles et supplante peu à peu la critique sociale issue du mouvement ouvrier. Cette dernière, principalement de facture marxiste, se penche sur des structures sociales impersonnelles (le capitalisme, l’étatisme, les rapports de classe, de genre, de race, le nationalisme, le colonialisme ou l’impérialisme). À l’inverse, le confusionnisme enfante une critique sociale qui met davantage à l’index des personnes (par exemple, Emmanuel Macron, objet de toutes les détestations) que les structures sociales et économiques qui les produisent.
    Philippe Corcuff utilise la notion de « formation discursive », empruntée à Michel Foucault[2], pour indiquer que les récits confusionnistes s’inscrivent dans une « trame idéologique impersonnelle tendant à échapper aux intentions des divers locuteurs » (p. 37). En d’autres termes, un locuteur de gauche peut inconsciemment articuler un discours confusionniste dans un domaine et, dans d’autres, participer pleinement à un récit émancipateur de gauche.
    L’étude du confusionnisme ne met pas en cause des personnes. Ceci dit, s’intéresser de près aux trames confusionnistes nécessite de se pencher sur des trajectoires personnelles. Il faut bien nommer les locuteurs et leurs propos, sinon la démonstration serait abstraite et stérile. Notons que le « brouillard confusionniste », qui enveloppe des acteurs politiques de gauche et de droite, bénéficie, à la fin, aux idées ultraconservatrices (c’est-à-dire à une droite illibérale, libertarienne ou autoritaire).
    Une « guerre de position » idéologique
    On peut voir dans le confusionnisme une « guerre de position » idéologique (dans le sens gramscien) dans laquelle l’extrême droite mène une offensive avec le concours, volontaire ou pas, de forces de droite et de gauche. Les exemples de « déplacements confusionnistes » sont légion : Alain Soral, Éric Zemmour, Renaud Camus ou Hervé Juvin sont, entre autres individus d’extrême droite, et selon des modalités différentes, aux avant-postes de ce mouvement. Des personnalités venues de la gauche lancent des passerelles entre la gauche et l’extrême droite : l’économiste Jacques Sapir, Jean-Claude Michéa et, de plus en plus nettement, Michel Onfray, sont parmi les cas les plus probants.
    Les interactions entre les deux camps se réalisent autour de quelques thématiques-clés : la valorisation patriotique de la nation, la critique du niveau international (qui se traduit par un discours aux accents europhobes et anti-migrants sous couvert de critique de l’Union européenne et de la mondialisation néolibérale) et la promotion d’un « universalisme républicain » théorique qui disqualifie tout discours examinant les apories pratiques du républicanisme français (allergie au multiculturalisme, désintérêt pour les discriminations raciales et liées au genre, racisme et islamophobie). Les contributions au débat de personnalités de gauche aussi diverses que Frédéric Lordon, Jean-Pierre Chevènement, Emmanuel Todd, Arnaud Montebourg, François Ruffin ou Jean-Luc Mélenchon, pour ne citer que les cas de figure les plus connus, favorisent la pénétration des thématiques patriotique et nationaliste dans les schèmes idéologiques de la gauche.
    Le dénigrement du cadre international permet des rapprochements indirects mais réels entre Mathieu Bock-Coté, essayiste ultraconservateur québécois qui met en scène la nation comme « enracinement », Jacques Julliard, ancien penseur de la Deuxième gauche passé à un républicanisme autoritaire et pourfendeur de « communautarisme », et Frédéric Lordon qui discourt sur « l’appartenance nationale ». L’exaltation du cadre national est souvent synonyme de glissements progressifs (revendiqués ou pas) vers le nationalisme.
    La valorisation du cadre national aux dépens du cadre européen ou international induit des incursions sur le terrain du chauvinisme. On se souvient de l’intervention de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen en juillet 2016 à propos du « travailleur détaché, qui vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place ». Aujourd’hui, la candidature aux accents para-pétainistes d’Arnaud Montebourg à l’élection présidentielle magnifie le terroir (refus de la ville et « retour à la terre » dans le cadre du « Made in France »).
    Un confusionnisme de gauche prend appui sur une hypercritique du « système » et des « élites mondialisées », en défense de la « souveraineté du Peuple » (toutes ces notions n’étant jamais définies ou précisées). Il place la gauche sur la pente savonneuse du complotisme, souvent à connotation antisémite comme ce fut le cas lors des manifestations contre le pass sanitaire. Depuis 2017, ce mantra a été réactivé dans une gauche verbalement radicale qui concentre sa colère contre des personnes (« Macron le tyran », « Macron, le banquier de Rothschild »), plutôt qu’elle n’analyse les structures de domination et d’exploitation du capitalisme.
    Cette tendance a été perceptible au sein du mouvement des Gilets jaunes, puis plus clairement dans le mouvement anti-pass sanitaire. Le « populisme de gauche » théorisé par Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, popularisé en France par Jean-Luc Mélenchon, a contribué à davantage affadir le clivage gauche/droite. Dans ce schéma de pensée, un « Peuple », aussi indéfini que magnifié, est censé s’unir contre des « élites », au-delà des clivages de classe et des dominations liées au genre ou à la race. Cette construction politique a permis nombre de bricolages confusionnistes autour des thèmes de la nation, du rapport aux niveaux national et international ; elle a renforcé la personnalisation du pouvoir autour de la figure du leader ou, encore, elle a dénigré les combats contre le sexisme ou le racisme considérés comme des champs de lutte secondaires par rapport au champ des luttes économiques. 
    Le confusionnisme est transpartisan, dans le sens où il parcourt toutes les familles et les mouvements politiques (de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par les divers dégradés de gauche, du centre et de droite), mais aussi dans le sens où il fusionne des pans de culture de gauche avec d’autres, de droite ou réactionnaires.
    Le métadiscours républicain
    Le constat de départ de l’analyse du confusionnisme par Philippe Corcuff est que « l’extrême droite parvient à imposer ses haines et ses obsessions au cœur du débat ». Nous assisterions donc à une offensive de l’extrême droite, soutenue par les forces réactionnaires dans le monde politique, médiatique et intellectuel. Une analyse minutieuse de la situation montre au contraire que la situation est plus dialectique qu’il n’y paraît au premier abord. En d’autres termes, le confusionnisme naît également au sein de la gauche et de la gauche radicale.
    Il est ici important d’observer de près le rôle joué par le métadiscours républicain en France. Le républicanisme en France est une idéologie qui ne propose plus de pistes de réflexion politiques ou programmatiques, mais qui est devenu, ces dernières années, un outil de contrôle qui exprime des rappels à l’ordre normatifs (le « respect des valeurs républicaines », un « comportement républicain », et son envers, le « communautarisme », le « séparatisme »).
    Les protagonistes majeurs de ce « discours sur le discours » républicain apparaissent dans l’ouvrage de Corcuff – Jean-Pierre Chevènement, Laurent Bouvet ou Pierre-André Taguieff – mais sans que le fil conducteur de ce confusionnisme néo-conservateur ne les réunissent. Or, pour comprendre le point de départ de nombre de sous-récits confusionnistes aujourd’hui, il convient de partir des péroraisons réitératives (pour ne pas dire obsessives) sur le républicanisme (et ses corollaires : l’universalisme et la laïcité).
    C’est bien sûr l’interprétation illibérale et de l’usage néoconservateur de ces notions politiques qui sont en cause, non les concepts eux-mêmes. On pourrait résumer la trajectoire du confusionnisme néo-républicain de la manière suivante : lors du tournant néolibéral du Parti socialiste en 1983, le CERES, son ex-aile gauche jacobine et marxiste, abandonne le socialisme et trouve refuge dans un républicanisme reposant sur le patriotisme, l’invocation de la grandeur de la France, la discipline et la souveraineté des grands corps (et non celle des citoyens). Le retour à la république d’une partie de l’ex-gauche marxiste (Régis Debray en est l’exemple type), participe de la première acclimatation de la gauche aux idées de droite, notamment le nationalisme.
    Cette inflexion ne fera que se renforcer au sein du PS, puis elle gagnera la rive droite à partir de la campagne présidentielle de Chevènement en 2002 lors de sa tentative de rassembler les « républicains de deux rives ». À partir des années 2000, elle s’enrichit de deux leitmotiv : la promotion du cadre national qui prend appui sur une critique radicale de l’Union européenne, et l’exaltation d’un universalisme abstrait, hostile à la nature multiculturelle de la France. Ce courant « républicain de gauche » va progressivement afficher une islamophobie décomplexée au motif de lutter contre les « dérives communautaristes des quartiers » (le réseau d’élus Gauche populaire au PS, Manuel Valls, le Printemps républicain, Henri Peña-Ruiz, etc.).
    La droite et l’extrême droite vont profiter de l’aubaine : elles vont surinvestir la thématique d’une république et d’une laïcité autoritaires. Ce récit va esquisser les contours d’une citoyenneté qui épouse les valeurs autochtones dominantes (l’athéisme et le catholicisme), et rejette toute autre forme d’altérité, surtout quand elle est musulmane.
    Les attentats terroristes contre les dessinateurs de Charlie Hebdo, puis contre Samuel Paty, les controverses sur les caricatures de Mahomet vont définitivement arrimer ce métadiscours républicain à droite. De supposés opposants aux « valeurs républicaines » vont être désignés comme « ennemis de la République ». Plus récemment, la controverse portant sur le soi-disant « islamogauchisme » au sein de l’université française a été orchestrée par plusieurs ministres du gouvernement et relayée par l’extrême droite.
    On le voit, les débats épars sur les « valeurs de la république » structurent aujourd’hui les débats publics ainsi que les représentations idéologiques. Ces discussions posent les bases d’un confusionnisme épais et peu argumenté. Identifier cette problématique permettrait de montrer que les notions de république et de la laïcité, nées à gauche, sont passées à droite avec le concours actif de personnalités de gauche.
    La dynamique confusionniste est une agency
    La notion de confusionnisme, une fois définie, a des vertus heuristiques : elle éclaire des trames et des repositionnements idéologiques insoupçonnés. Il convient maintenant de préciser le modus operandi du confusionnisme. Se livre-t-on, notamment à gauche, au confusionnisme de manière inconsciente et involontaire ou, au contraire, peut-on aussi être confusionniste consciemment et volontairement ?
    Philippe Corcuff est prudent sur ce dernier point. Il n’aborde pas la question en ce qui concerne le confusionnisme de droite, et il ne la tranche pas non plus à propos des motivations propres aux confusionnistes de gauche. Dans les sciences sociales, il est de coutume d’opposer l’agency (« agentivité », c’est-à-dire la capacité d’action d’un individu sur le monde, les choses, les autres personnes, pour les influencer ou les transformer) à une interprétation structurelle (l’environnement social s’impose aux individus et restreint d’autant leur capacité à modeler leur vie de manière consentie et autonome). En réalité, la sociologie (par exemple celle de Pierre Bourdieu) s’intéresse à la fois à l’agency et aux structures.
    Avec l’exemple du glissement des notions de république et de laïcité de la gauche vers la droite, nous avons vu que des acteurs politiques, des journalistes et des intellectuels avaient fait, sciemment, le choix de recouper et de fusionner des thèmes de gauche avec d’autres de droite. Ils ont, ce faisant, objectivement prêté main forte aux forces réactionnaires. D’autres choix et interprétations de la république et de la laïcité étaient possibles.
    C’est ici que la définition du confusionnisme proposée par Philippe Corcuff (citée supra) pourrait être davantage précisée (la partie en italique est mon ajout) : « Le confusionnisme est le nom actuel d’une désagrégation relative des repères politiques antérieurement stabilisés autour du clivage gauche/droite et du développement de passerelles discursives entre extrême droite, droite gauche modérée et gauche radicale. Confusionnisme, au sens retenu ici, n’est donc pas synonyme de “confusion”, mais revêt un sens politico-idéologique précis. La trame confusionniste est construite, consciemment ou pas, par des agents qui se positionnent à droite et à gauche du champ politique. En recoupant et fusionnant des idées de gauche et de droite, ces agents (qu’ils soient de droite ou de gauche) créent des schèmes de pensée hybrides dont le centre de gravité penche à droite ou à l’extrême droite. »
    La tolérance du confusionnisme à gauche : un fait nouveau
    En définitive, étudier le confusionnisme, tel qu’il a été défini en rapport aux travaux de Philippe Corcuff, c’est jeter une lumière crue sur l’état intellectuel de la gauche française. On peut multiplier à l’infini les exemples de situations confusionnistes, en comparant directement des agents de droite et de gauche aux trajectoires très différentes. L’exercice est utile car il constitue une banque de données très riche. Il n’est cependant pas suffisant d’un point de vue heuristique. Quelles conclusions tirer, en fin de compte, de l’objectivation de tant de situations confusionnistes ?
    Une approche thématique (la république, l’hypercritique anticapitaliste, la promotion du cadre national vs. le cadre international, universalisme vs. multiculturalisme, l’islamophobie et l’antisémitisme, etc.), semble offrir des cadres de réflexion clairs et tangibles. Elle permet surtout de constater que le confusionnisme est un phénomène qui touche profondément la gauche et lui pose problème.
    Que la droite et l’extrême droite soient confusionnistes n’est pas une surprise. Le confusionnisme est même consubstantiel à des traditions politiques souvent faibles et mouvantes sur le plan idéologique. De tout temps, la droite a tenté de s’approprier des auteurs de gauche (Marx, Gramsci, Jaurès), afin d’en dévoyer le message égalitaire et émancipateur.
    Ce qui, par contre, est nouveau, c’est l’acceptation résignée du confusionnisme ou, à tout le moins, le refus de reconnaître l’existence du confusionnisme à gauche. Celui-ci existait déjà dans les années 1930 et 1940. Mais les confusionnistes d’alors (le socialiste Marcel Déat ou le communiste Jacques Doriot) furent exclus de leur parti pour avoir tenté d’orienter le combat révolutionnaire de la classe ouvrière vers les thématiques fascistes de l’époque. D’une certaine manière, le danger d’un effondrement de tout ou partie des schèmes et valeurs de la gauche est plus élevé aujourd’hui que dans l’entre-deux guerres. Dans les années 1930, le mouvement ouvrier reposait sur des forces partisanes fortement mobilisées qui se référaient à un corpus idéologique homogène. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
    La volumineuse étude de Philippe Corcuff, qui a inspiré l’objectivation de la notion de « confusionnisme politique », laisse entrevoir la décomposition idéologique de la gauche française. Les idéologies politiques sont en évolution constante. Certaines des valeurs propres à une idéologie sont, au fil du temps, critiquées, écartées ou réagencées. C’est le cas, notamment, des idées socialiste et communiste depuis plus d’un siècle. Mais une idéologie a une élasticité limitée : si les valeurs périphériques d’une idéologie peuvent être transformées, on ne saurait remettre en cause ses valeurs cardinales (core values). Que deviendrait le socialisme si on lui retirait la valeur d’égalité ? Le libéralisme devenu indifférent aux libertés pourrait-il continuer d’exister ? En réalité, non.
    À force de bricolages confusionnistes divers, la gauche pourrait, sans le vouloir, renier ses valeurs fondamentales, et cesser ainsi d’être la gauche. C’est une bonne raison pour prendre au sérieux la notion de « confusionnisme politique », ainsi que ses conséquences.
    Philippe Marlière
    Politiste, Professeur de science politique à University College London

    [1] Comme l’explique Philippe Corcuff dans un article publié le 10 mars 2021 dans AOC, « La grande confusion ou les gauches dans le brouillard ».
    [2] Michel Foucault, L’archéologie du savoir, Paris, Gallimard, 1969. 

    http://ovh.to/AHFjgYN

  • The Creator of Dogecoin Says He Now Believes That All Cryptocurrency Is Horrible https://futurism.com/creator-dogecoin-cryptocurrencies-horrible

    In a scathing — and eye-opening — Twitter thread, the co-creator of popular altcoin Dogecoin, Jackson Palmer, eviscerated the technology and community behind cryptocurrencies in general.

    It was a blistering takedown.

    “After years of studying it,” Palmer wrote, “I believe that cryptocurrency is an inherently right-wing, hyper-capitalistic technology built primarily to amplify the wealth of its proponents through a combination of tax avoidance, diminished regulatory oversight and artificially enforced scarcity.”

    (j’archive)

  • L’école des vivants – élaborer une politique du vivant
    https://www.ecoledesvivants.org

    L’école des vivants est une école buissonnière, créée et portée par des artistes, des scientifiques et des militant’es habitées par une conviction : on ne changera pas cette société sans apprendre, ni explorer ni expérimenter.

    On ne la changera pas sans nourrir une culture du vivant qui nous manque aujourd’hui pour faire pousser ce monde, que nous voulons voir advenir, au beau milieu des tarmacs glacés du capital. Toute l’année, l’école propose des ateliers immersifs couvrant le triple champ de la création artistique (œuvrer), de la polytique (tisser) et de l’écologie (incarner).
    Avec, à l’intersection de ces trois champs, comme un cœur battant qui irrigue nos désirs, l’attention au vivant — dont il s’agit de prendre soin en nous, hors de nous et à travers nous, sous toutes ses formes et de toutes nos forces.

    [...]
    Le cosmos est ton campement
    Bâtissez les mondes dont vos fictions ont besoin !
    Du mardi 2 au samedi 6 novembre 2021
    Qui anime ?
    Norbert Merjagnan – écrivain et scénariste
    Alain Damasio – écrivain et scénariste

    Combien ça coûte ?
    780€ pour 50 heures de formation
    190€ la nourriture pour 6 petits-déjeuners, 5 déjeuners, 5 dîners en bio, local et frais.
    210€ l’hébergement pour 6 nuits en chambre individuelle de charme (35€ la nuit)
    Soit 1180€ tout compris

    #vivant_vendu ah... le charme buissonnier des #vacances_apprenantes chez #Alain_Damasio

  • Le #bus ne s’arrête plus à #Clavière...

    Depuis le 1er octobre 2021, le bus qui relie Oulx à Briançon ne fait plus d’arrêt à Clavière, où les exilés avaient pourtant l’habitude de descendre. Une mesure indigne qui vise à épuiser et décourager les exilés qui devront désormais marcher 16 kilomètres de plus et gravir l’intégralité du col du #Montgenèvre.

    Info reçue via la mailing-list Tous Migrants, 19.10.2021

    #frontières #migrations #réfugiés #Hautes-Alpes #Alpes #Briançon #Briançonnais #France #Italie

    –-

    ajouté à la métaliste sur le Briançonnais
    https://seenthis.net/messages/733721
    et plus précisément ici :
    https://seenthis.net/messages/733721#message930101

  • « On apprend aux femmes à ne pas parler d’argent » : comment le couple hétéro nous lèse
    "On dit souvent que les femmes ne produisent pas beaucoup d’argent, que ce n’est pas leur domaine mais en réalité elles produisent une valeur immense. Seulement cette dernière ne se retrouve pas toujours directement dans leur bourse, mais plutôt dans le bulletin de salaire de leur conjoint qui peut viser une belle carrière puisque quelqu’un s’occupe gratuitement du foyer et des enfants. Et cela bénéficie aussi à l’État qui est, par exemple, bien content de compter sur ces femmes pour pallier le manque de crèches."
    https://www.madmoizelle.com/on-apprend-aux-femmes-a-ne-pas-parler-dargent-comment-le-couple-hetero-

    + interview sur TV5 monde : https://youtu.be/EO5MMRZ7Yko

    #féminisme

  • #Répression
    Les opposant-e-s aux grands projets industriels dénoncent un « climat de haine » dans l’estuaire de la Loire

    Publié le 19 octobre 2021 par Samy Archimède chez le tout renouveau @bastamag !
    https://basta.media/climat-de-haine-ZAD-opposants-aux-grands-projets-industriels-Le-Carnet-Surf

    #Audio : Climat de haine, réponse solidaire et des terres !
    https://archive.org/details/climat-de-haine

    Les actes de répression se multiplient à l’encontre de militants écologistes opposés à plusieurs grands projets industriels, dont un « parc éco-technologique » de 110 hectares en aval de Nantes. Enquête sur une violence sociale devenue ordinaire.

    Extraits :

    Trois mois après les faits, Hubert Morice n’en revient toujours pas : « J’ai été menotté, j’ai subi sept interrogatoires en garde à vue, j’ai eu plusieurs semaines d’arrêt de travail et vingt séances de kiné. Et maintenant, je vais voir un psychiatre. »
    Lutte contre l’implantation d’une centrale nucléaire au Carnet dès les années 1980, lutte contre les OGM puis contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Depuis qu’il milite, le sexagénaire affirme n’avoir jamais subi un tel traitement.
    /.../
    Le militant écologiste comparaîtra le 8 novembre prochain au tribunal d’instance de Saint-Nazaire, pour « menaces de commettre un crime ou délit sur personnes dépositaires de l’autorité publique. »
    /.../
    Depuis le 31 août 2020, date d’installation d’une nouvelle zone à défendre (ZAD) à l’entrée du Carnet, la tension est montée d’un cran. « Je ne compte plus le nombre de gendarmes qui patrouillent sur ma ferme et celle de mon père, ni le nombre d’hélicoptères qui passent au-dessus de nous », lâche le trentenaire. Gabriella Marie, une des porte-parole du collectif, a elle aussi assisté à la multiplication des vols stationnaires au-dessus de sa maison : « Un jour, j’ai cru qu’il allaient arracher la croix qui est sur le toit tellement ils étaient bas ! » se rappelle-t-elle.
    /.../
    En Loire-Atlantique, la grande peur des pouvoirs publics, c’est de voir une nouvelle ZAD prendre racine. Le 23 mars 2021, plus de 400 gendarmes sont intervenus pour déloger les quelques dizaines de zadistes installés au Carnet.
    /.../
    « Nous avons vu arriver une vraie milice. Ils voulaient clairement s’en prendre à moi », assure Yoann Morice. Les faits se déroulent en présence de plusieurs élus locaux et sous les yeux de la gendarmerie qui tarde à s’interposer. L’opération est pilotée par la FNSEA du département, comme le prouve ce surprenant communiqué. Une sorte d’opération « Demeter » avant l’heure. Cinq mois plus tard, en effet, le ministère de l’Intérieur annonçait la création de la cellule Demeter, dispositif national de coopération entre la gendarmerie et la FNSEA, visant à « assurer la sécurité des agriculteurs ».
    /.../

    Lisez l’article sur Basta ! pour les compléments et différentes sources qui enrichissent l’article.

    +++

    Appel à construire/soutenir la résistance près du Carnet !
    chantiers collectifs pour une maison du Carnet sur un lieu privé près du Carnet
    + liste de matos bienvenu pour aider :
    https://stopcarnet.fr/2021/09/07/venez-construire-soutenir-la-resistance-pres-du-carnet-ces-prochaines-sem

    Cagnotte de soutien à la lutte du Carnet !
    https://www.cotizup.com/luttecarnet

    Si tu veux rejoindre la lutte, avoir plus d’infos, nous ramener du matos, apporter ton soutien de quelconque manière, écris à : horsdlaloire@riseup.net ou zadducarnet@riseup.net

    Plus d’infos sur la lutte au Carnet par ici : https://zadducarnet.org et https://stopcarnet.fr
    .

    Lecture audio : @karacole

    Photo : @val_k / ValK.
    Portrait de Yoann Morice, septembre 2021.
    .
    ¤ autres photos : https://vu.fr/valkphotos
    (i) infos : https://twitter.com/valkphotos
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    ♤ me soutenir : https://liberapay.com/ValK

    #audio/opensource_audio #lutte,_terres,_ecologie

  • SoftMaker FreeOffice 2021 Has Arrived, Viable Alternative to LibreOffice
    https://www.omgubuntu.co.uk/2021/10/softmaker-freeoffice-2021-released

    Softmaker FreeOffice 2021 is now available to download. As with previous versions of this free (but not open source) alternative to Microsoft Office, the full suite of apps is available across Windows, macOS, and Linux with no feature limitations or patchy coverage. While SoftMaker says this is a “completely revised version” that is “seamlessly compatible with Microsoft Office” file formats, both new and old, it’s hard to know what’s new in FreeOffice 2021 specifically as there’s no official change-log. That said, SoftMaker do mention a couple of highlights — just don’t expect most of the features from last year’s commercial […] This post, SoftMaker FreeOffice 2021 Has Arrived, Viable Alternative to LibreOffice is from OMG! Ubuntu!. Do not reproduce elsewhere without (...)

  • Crachats officiels sur le 17 octobre 1961 : la mémoire des assassins au pinacle de la République - HIYA !
    https://hiya.fr/2021/10/19/crachats-officiels-sur-le-17-octobre-1961-la-memoire-des-assassins-au-pinacle-d

    Cette scène obscène vient parachever l’ignominie du message présidentiel de la veille qui, en rappelant « l’interdiction de manifestation » (du 17 octobre 1961) sans préciser que cette interdiction était illégitime et discriminatoire, fait reposer la responsabilité sur les manifestants qui ont bravé l’interdit. Le communiqué présidentiel va plus loin : il invoque un « décret du 5 octobre » qui n’existe pas. Il y a eu ce communiqué de la préfecture : « Il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs musulmans algériens de s’abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement de 20 h 30 à 5 h 30 du matin. »
    Communiqué de l’Élysée du 16 octobre 2021, capture d’écran

    La confusion entre décret et communiqué peut paraître bénigne, elle est gravissime : l’Élysée a donné un atour légal à une décision qui ne l’a jamais été. Un décret relève de la législation quand un communiqué n’est qu’une information, une note de service. Il s’agissait d’une décision prise dans une réunion interministérielle qui, précisément, n’a donné lieu à la publication d’aucun acte légal.

  • « Métavers » : le nouvel Eldorado ?
    https://theconversation.com/metavers-le-nouvel-eldorado-169653

    Quelques « vrais » métavers ont pourtant vu le jour. En 1997 Canal+ lance le premier monde virtuel en ligne français « Le Deuxième Monde », l’utilisateur recevait par le poste un CD avec la carte de Paris (partiellement) numérisée en 3D, il pouvait sur son ordinateur installer le CD, créer un avatar et se promener dans la ville en très très bas débit !), faire des rencontres et se réunir en groupe, discuter via un chat texte, voir de la publicité. Nous retrouvons ici trois des quatre règles proposées par Stephenson, la dimension économique se résumait à de la publicité pour des produits du monde réel.

    En 2003, le très connu « Second Life » (SL) propose une version plus aboutie et grand public du métavers, reprenant les concepts fondamentaux y compris une monnaie locale le Linden Dollar (L$) qui eut une cotation officielle.

    Le Deuxième Monde et Second Life furent des étapes importantes, dont SL fut sans doute la plus belle réussite mais l’engouement du métavers s’est épuisé pour deux raisons : tout d’abord l’interface homme-machine (le trio écran-clavier-souris) est encore une barrière à l’immersivité de l’usager. Enfin, la bulle spéculative générée par SL a rebuté les puristes des métavers (l’engouement spéculatif des investisseurs est assez loin des rêves de F. Turner dans son ouvrage « aux sources de l’utopie numérique » et a ruiné les opportunistes. L’enrichissement de la valeur sociale (au sens de Holbrook) n’a pas tenu ses promesses finalement les réseaux sociaux émergeants dont un certain Facebook remplissaient les besoins sociaux sans avoir les contraintes de faible immersivité liée à l’interface. La microsegmentation des usages de SL (il existait des régions dédiées à toutes sortes d’activités) a créé une explosion du métavers en le rétrogradant à une sorte de MMORPG ultra spécialisé.

    Les grands acteurs chinois tels Tencent se lancent dans l’aventure. Chaque société dépose des noms de marques dédiées aux futurs métavers. Fortnite a pour sa part amorcé depuis quelques années la vente en ligne dans son univers de jeux, il dispose d’un vivier très vaste (environ 350 millions de comptes) et plus jeune que Facebook, les acheteurs de demain sont les joueurs communautaires d’aujourd’hui !

    Le concept de métavers imaginé en 1992 voit aujourd’hui une convergence d’éléments conduisant à une nouvelle renaissance : antécédents techniques (qualité et faible prix des connexions à haut débit, baisse du prix des casques de VR), antécédents sociaux (acceptation des relations humaines virtuelles, taux d’usage des réseaux sociaux et des jeux en ligne), le point capital sera l’offre de services proposée. Comment faire converger dans un monde virtuel le jeu (Fortnite), l’e-commerce (Alibaba), les relations sociales (Facebook), le travail (Teams) ? L’enrichissement de valeur a rarement bénéficié aux leader. On se souvient de l’échec de Google dans les réseaux sociaux, de Facebook dans l’email ou dans la vente en ligne. Les métavers verront peut-être apparaitre de nouveaux entrants réussissant la convergence des services.

    #Metavers #Réalité_virtuelle #Marché

  • l’État profond veut maintenant coloniser les médias indépendants (Consortium News) — Patrick Lawrence

    Le Consortium indépendant des journalistes d’investigation, Frances Haugen, Maria Ressa : Considérons cette institution et ces personnes. Ce sont tous des fraudeurs, si par fraudeur on entend qu’ils ne sont pas ce qu’ils prétendent être et que leur prétention à l’indépendance vis-à-vis du pouvoir est bidon.

    https://www.legrandsoir.info/l-etat-profond-veut-maintenant-coloniser-les-medias-independants-conso


    #médias

  • Your gut bacteria may be hoarding your medication
    https://massivesci.com/notes/gut-bacteria-medication-accumulation

    Researchers have observed this effect in petri dishes and nematodes

    https://images.takeshape.io/fd194db7-7b25-4b5a-8cc7-da7f31fab475/dev/d2da9bfa-4358-48d2-b1ba-7d4d7ea1b1f3/towfiqu-barbhuiya-ssZ6x-gaO0c-unsplash.jpg?auto=compress%2Cformat&crop=faces&fit=crop&fm=jpg&h=600&q=75&w=900

  • L’Homme pourrait coloniser Proxima du Centaure en 2254
    https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/colonisation-espace-homme-pourrait-coloniser-proxima-centaure-2254-

    Les chercheurs ont établi un calendrier avec une date possible de lancement des missions, qui ne tient toutefois pas compte du temps de voyage. Ainsi, si une mission habitée vers Proxima du Centaure - le système planétaire le plus proche de notre Système solaire - est envisageable en 2254, l’étude ne dit rien du temps de vol qu’il faudrait pour atteindre cette étoile située à 4.244 années-lumière.

    Chuis allé lire le pre-print, et ils sont bien plus précis que ce que ce papier de vulgarisation dévoile. En fait, c’est le 15 janvier 2254 à 00h34 UTC qu’une mission habitée va atterrir sur Proxima du Centaure.

    #selon_une_étude_récente

  • 46 organisations contre la loi « Drone 2 »
    https://www.laquadrature.net/2021/10/19/46-organisations-contre-la-loi-drone-2

    Avec 46 organisations, nous publions cette lettre ouverte contre la loi « drone 2 », actuellement débattue par les sénateurs (relire notre analyse). Nous invitons vos organisations à signer notre lettre en nous écrivant à contact@laquadrature.net (objet :…

    #Surveillance

  • Wie die Medienvielfalt im Osten nach der Wende verschwand
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/wie-die-medienvielfalt-im-osten-nach-der-wende-verschwand-li.187713

    17.10.2021, von Heiko Hilker - Viele DDR-Medien reformierten sich 1989 von Grund auf. Trotzdem hatten sie keine Chance im neuen System. Ein Medienpolitiker blick zurück.

    Von außen schien es unerklärlich: Medien, denen man vor Monaten nicht getraut hatte, wurden plötzlich massenhaft gelesen, gesehen oder gehört. Dabei hatte es in den Redaktionen nur wenige Veränderungen gegeben. Doch im Herbst 1989 reformierten sich viele DDR-Medien schnell und von innen heraus.

    Linientreue Chefredaktionen wurde ab- und neue Chefredakteure von den Belegschaften demokratisch an die Spitze gewählt. Man gab sich Redakteursstatute, und jüngere Redakteur kamen schnell als Seiteneinsteiger in die Redaktionen. 1990 gründeten sich über 120 neue Zeitungen in der DDR. Doch was wurde aus dieser Vielzahl und Vielfalt? Die Medienpolitik unter Helmut Kohl ließ die Marktwirtschaft wirken. Große Westverlage übernahmen die SED-Bezirkszeitungen.

    Wie neue Monopole, sogenannte Ein-Zeitungs-Kreise, entstanden und die Neugründungen aufgeben mussten, kann man in „Pressefrühling und Profit“ von Mandy Tröger nachlesen. Im öffentlich-rechtlichen Rundfunk wurde das etablierte BRD-System durchgesetzt. Die reformierten DDR-Programme hatten keine Chance.

    DT64, das Jugendradio, gewann Zeit, weil Zehntausende auf den Straßen demonstrierten, 300.000 Unterschriften sammelten und Mahnwachen initiierten. Entlang der alten Grenze gab es auch auf westdeutscher Seite mehr als 30 Freundeskreise, von Nürnberg über Kassel und Hannover bis nach Hamburg. Es war das erste ost-westdeutsche Integrationsradio. Ein Programm, das nicht nur von Ost- und Westdeutschen gemacht, sondern auch gehört wurde, das einen Hörerklub mit über 5000 Mitgliedern hatte, die mit den Macherinnen und Machern bei Hörertreffen auch über das Programm diskutierten. So hatte sich ein soziales Netzwerk gebildet – ohne dass man über die heutigen sozialen Netzwerke verfügte.

    Über Telefon, Fax und persönliche Treffen wurden Kontakte geknüpft und gepflegt und Austausch gesucht. Der MDR übernahm dieses erste ostwestdeutsche Integrationsprogramm, benannte es in „Sputnik“ um und verfrachtete es auf Satellit. Der Berliner Rundfunk wurde privatisiert, der Deutschlandsender Kultur in Deutschlandradio integriert. Eine relevante ostdeutsche Stimme mit entsprechender Reichweite gab es nicht mehr.

    Hätte es den Westdeutschen geschadet, Originalton Ost zu hören? Wurde in dieser Zeit der Grundstein für die heutige mediale Spaltung Deutschlands mit gesetzt, wie Lutz Mükke in einer Studie feststellt? Während man derzeit aus fast jedem Ereignis einen Jahrestag generiert, Veranstaltungen organisiert und darüber berichtet, lässt man die Reform der DDR-Medien bis heute unkommentiert.

    Alle Erfahrungen jener wenigen Monate des medialen Aufbruchs und der journalistischen Selbstbestimmung, unter welchen Bedingungen Medien gesellschaftlich relevant und Journalismus in der Bevölkerung verankert sein können, was Medien in Phasen des gesellschaftlichen Wandels leisten können, fallen so durchs Raster.

    Im Herbst vor 30 Jahren wurden der DDR-Rundfunk abgewickelt und ARD-Strukturen (MDR, ORB, NDR) im Osten etabliert. Mehr als 10.000 Journalistinnen und Journalisten mussten hoffen, unter westdeutschen Intendanten und Direktoren arbeiten zu dürfen. Doch wer verknöcherte Strukturen reformieren will, sollte nicht nur neue Technologien und Publikums- und Zukunftsdialoge als Heilsbringer sehen. Damit allein ist gesellschaftlich relevanter Journalismus nicht möglich.

    Ein Blick zurück könnte offenbaren, unter welchen Voraussetzungen Medien der öffentlichen und individuellen Meinungs- und Willensbildung, also der Demokratie, dienen können. Nicht alles muss neu erfunden werden. Oftmals hilft es mehr, sich auf seine Wurzeln zu besinnen.

    Der Autor war Mitbegründer des Netzwerks zum Erhalt des Jugendradios DT64 und medienpolitischer Sprecher der Linksfraktion im Sächsischen Landtag.

    #DDR #capitalisme #médias

    • Via reddit

      Libération » a identifié plus d’un millier de sites complotistes en France. Certains d’entre eux génèrent d’importants revenus grâce à des audiences colossales. Jackpot pour leurs propriétaires, qu’ils soient groupes politiques, Etats étrangers ou particuliers.

      par Maxime Macé et Pierre Plottu

      Plus de 33 millions de visites par mois. Ce chiffre hallucinant est celui des visites cumulées du seul top 10 des sites internet de désinformation en français recensés par Libération. Au total, après plusieurs mois d’enquête, ce sont plus d’un millier de plateformes en activité que nous avons pu identifier, allant du blog pas si confidentiel au site dont l’allure professionnelle peut tromper un œil non averti. Impossible de calculer précisément le nombre total de Français pris dans les filets de cette « désinfosphère ». Mais un autre chiffre frappe : les 100 plus importantes de ces plateformes totalisent au bas mot 60 millions de visites et 150 millions d’articles consultés chaque mois, selon les données accessibles publiquement. C’est l’équivalent de l’audience (calculée par l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias) des sites de Libé, le Point, France Bleu et Europe 1… réunis.

      « Pansionisme » et « complot » du 11 Septembre, Eric Zemmour et le professeur Raoult, prétendu grand remplacement, mesures sanitaires comparées à des « crimes contre l’humanité », « nanoparticules » dans les vaccins contre le Covid-19… Parcourir ces sites est une plongée dans ce qui se fait de pire en matière de fausses informations. Un contenu qui oscille entre titres accrocheurs, petites manipulations et gros mensonges, et qui viendra ensuite inonder les réseaux sociaux.

      Ciblage des internautes

      Un documentaire de Complément d’enquête (diffusé en septembre sur France 2) a mis en exergue les revenus parfois importants que peuvent dégager ces plateformes. Car « elles exploitent, si ce n’est détournent, les outils de publicité ciblée sur Internet », explique à Libé Nicolas Lebrun, fondateur de l’entreprise Ad Safe as Possible, spécialiste de la protection d’image de marque contre ces discours. Il ajoute que « pour le moment, le marché est relativement neuf et les annonceurs ou prestataires n’ont pas encore pris la mesure du sujet ».

      La technique tout d’abord. La publicité en ligne fonctionne désormais massivement sur le ciblage des internautes via des outils automatisés, appelés « programmatiques ». Concrètement, une marque indique à ses prestataires qu’elle souhaite, par exemple, toucher les hommes âgés de 25 à 35 ans, urbains, de région parisienne, passionnés de tennis et plutôt diplômés du supérieur – autant d’éléments connus grâce aux cookies internet notamment. La machine fait le reste : les encarts publicitaires de ladite marque sont diffusés aux internautes collant à ces critères, quel que soit le site sur lequel ils se trouvent.

      Une révolution : les marques n’achètent plus une pub dans un titre de presse précis ou sur le panneau d’une ligne de bus présélectionnée, mais elles ciblent désormais des personnes (ou plutôt des groupes de personnes) sans se préoccuper du support de diffusion. Selon la réglementation, les prestataires doivent lister, pour leurs clients, les sites sur lesquels leurs publicités sont diffusées. Mais en pratique, ce n’est pas souvent le cas, nous glisse une source interne à une entreprise spécialisée. Dès lors, il est difficile pour une marque de savoir avec précision où est visible sa pub.

      Administrations ou entreprises privées peuvent ainsi se retrouver exposées sur des sites haineux ou complotistes. A l’image, comme a pu le constater Libération, de ces campagnes de recrutement pour l’armée de terre diffusées sur des plateformes ouvertement racistes ou dénonçant la « franc-maçonnerie luciférienne »… « Ces sites se jouent des outils de détection sémantique des discours haineux qui ne peuvent analyser la zone grise, celle où on use de périphrases pour tenir des propos qui tombent sous le coup de la loi, explique Nicolas Lebrun. Quant aux fake news, aucun outil sémantique ne peut les repérer avec certitude : il faut des moyens humains. »

      Une manne bien identifiée

      Marques ou intermédiaires mis face à cet état de fait par Complément d’enquête ont eu tendance à botter en touche, mais certains ont préféré assumer. Comme ce haut fonctionnaire du fisc qui, sous couvert d’anonymat, a répondu en substance que son sujet n’était pas de contrôler où sont diffusées ses pubs, quand bien même elles financeraient des sites de désinformation, mais de faire payer leurs impôts aux contribuables.

      Une manne qu’ont bien identifiée les acteurs de la désinfosphère. Tel ce site américain fort de dizaines de millions de visites mensuelles dont Complément d’enquête a estimé le revenu publicitaire à 200 000 euros par mois. C’est aussi la foule de plus petites plateformes identifiées par Libé qui, en France, monétisent leurs pages pour des revenus certes bien inférieurs, néanmoins intéressants à l’échelle d’un particulier.

      Si les standards de rémunération du marché sont très variables en fonction de la qualité de la publicité diffusée, l’IAB France, une association de professionnels du secteur, a calculé que le revenu moyen est de 96 centimes pour mille impressions d’un encart publicitaire (le nombre de fois où il est « vu »). Un site qui enregistre un million d’impressions par mois peut donc espérer générer entre 900 et 1 000 euros de chiffre d’affaires mensuel. L’estimation est basse, compte tenu de ce que confirme en off l’administrateur d’un de ces sites que nous avons pu contacter. Or nous avons identifié plus d’une quarantaine de sites qui dépassent ce seuil, certains montant même beaucoup plus haut, avec deux, trois, quatre et jusqu’à près d’une dizaine de millions de pages vues. Jackpot.

      « La séquence pandémique a accéléré la diffusion de toutes les théories complotistes, celles liées au Covid-19 comme celles du “complot juif”. Ça a été une opportunité inédite pour la désinfosphère de pousser ses contenus ».

      — Tristan Mendès France, maître de conférences associé à l’université Paris-Diderot

      Des revenus qui permettent aux acteurs de la désinfosphère de se professionnaliser et d’accroître encore une influence déjà loin d’être négligeable. Par exemple, si la pseudo-théorie du « grand remplacement » truste désormais les plateaux de télévision, ce concept est en réalité réapparu sur les sites d’extrême droite il y a quelques années, notamment à travers la figure de Renaud Camus. La désinfosphère a ensuite donné de la visibilité à son discours raciste, le répandant dans des cercles de moins en moins confidentiels au point qu’il est désormais porté par un quasi-candidat à l’élection présidentielle.

      « Il est parfois difficile de traduire l’effervescence en ligne dans le réel. Toutefois ,le film Hold-Up, qui a incubé dans les marginalités de la désinfosphère et qui est subitement devenu un objet médiatique, n’aurait intéressé que quelques milliers de personnes sans accélération algorithmique et militante. Grâce à l’audience des sites qui en ont fait la promotion, des centaines de milliers de personnes ont pu le voir », explique Tristan Mendès France, maître de conférences associé à l’université Paris-Diderot et observateur du conspirationnisme. Mais c’est aussi l’exemple du rôle joué par la désinfosphère américaine dans l’accession au pouvoir de Trump.

  • Abidjan (Côte-d’Ivoire) : une opération d’expulsion provoque des affrontements à Yopougon
    https://fr.squat.net/2021/10/19/abidjan-cote-divoire-une-operation-dexpulsion-provoque-des-affrontements-a

    Mercredi 6 octobre 2021, à Yopougon, en banlieue ouest d’Abidjan, une « opération de déguerpissement » de personnes installées au niveau de la zone industrielle du carrefour Ferraille a provoqué des affrontements entre la population et les forces de l’ordre. Yopougon est la cible régulière des forces de l’ordre, comme par exemple il y a trois ans […]

    #Afrique #Côte_d'Ivoire #émeutes #expulsion