Socialisme libertaire

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  • 🛑 Crimes racistes, crimes d’État : la police protĂšge les siens ! - UCL

    Le sentiment d’impunitĂ© dans la police s’approfondit encore : alors qu’elle a rĂ©cemment tuĂ© et mutilĂ© pour maintenir l’ordre social et raciste, l’institution protĂšge ses agents et rĂ©clame l’exception pour les criminels dans ses rangs.
    Alors que le meurtre de Nahel reste prĂ©sent dans toutes les tĂȘtes, la violence de la police s’est Ă  nouveau illustrĂ©e dans une affaire sordide. Cette fois, un jeune homme, Hedi, s’est retrouvĂ© gravement handicapĂ© suite Ă  un tabassage en rĂšgle par 4 policiers dans la nuit du 1er juillet dernier, lors du dĂ©chaĂźnement de violence de la police pour mater les rĂ©voltes (...)

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    • Outre l’extrĂȘme violence et la profonde injustice contenues dans ce passage Ă  tabac d’une personne pour la seule raison qu’elle est identifiĂ©e comme arabe, ce qui nous indigne et nous alarme aussi c’est le soutien sans faille apportĂ© aux agresseurs par leurs collĂšgues policiers, comme lorsque les prĂ©venus ont Ă©tĂ© applaudis Ă  leur sortie de garde Ă  vue. Et ce malgrĂ© les preuves accablantes. Plus encore, c’est la complaisance de la hiĂ©rarchie, du prĂ©fet au ministre en passant par le Directeur GĂ©nĂ©ral de la Police Nationale (DGPN), face Ă  des mĂ©thodes pourtant manifestement illĂ©gales comme le recours Ă  des arrĂȘts maladie factices. Loin de recadrer ses troupes, Darmanin leur a mĂȘme concĂ©dĂ© des avantages supplĂ©mentaires : garantie de l’anonymat des policiers, maintien des primes lors de la suspension d’un agent, et surtout exemption de la dĂ©tention provisoire. Le rĂ©gime d’impunitĂ© dĂ©jĂ  bien installĂ© de la police se trouve renforcĂ© de façon Ă©clatante. La NUPES (Ă  l’exception notable du PCF) a exprimĂ© son inquiĂ©tude devant la dĂ©gradation de l’État de droit et de la dĂ©mocratie, ainsi que son souhait de voir rĂ©tabli « l’ordre rĂ©publicain dans la police ». Si cette rĂ©action tĂ©moigne d’une Ă©volution positive de la question des violences policiĂšres dans la gauche institutionnelle - et le souvenir cuisant du soutien apportĂ© par plusieurs dirigeants et partis de gauche Ă  la manifestation factieuse du 20 mai 2021 dit combien on partait de loin sur ces sujets - la formulation reste trompeuse. Car souhaiter rĂ©tablir « l’ordre dans la police » c’est prĂ©tendre que ce genre de violence n’est pas intrinsĂšque Ă  l’institution policiĂšre. Et c’est oublier que la violence policiĂšre fait partie intĂ©grante de ce qu’ils appellent « l’ordre rĂ©publicain ».

      Au contraire, nous affirmons qu’une institution se juge Ă  ce qu’elle produit et non Ă  ce qu’elle prĂ©tend ĂȘtre. Or, lorsque depuis des dĂ©cennies, les soi-disant « erreurs » et « bavures » se multiplient, lorsque loin de donner lieu Ă  des excuses, remises en question et condamnations elles ne produisent qu’une solidaritĂ© inconditionnelle envers ceux qui les commettent et le renforcement de l’impunitĂ©, il faut en dĂ©duire que l’institution fonctionne prĂ©cisĂ©ment comme il est prĂ©vu. Si les policiers prennent comme une trahison le fait que la justice puisse les mettre en cause, c’est que pour eux ces faits s’inscrivent dans la mission qu’ils prĂ©tendent accomplir, dans les consignes de leur hiĂ©rarchie : parquer les populations des quartiers populaires, traquer les jeunes perçu·es comme issu·es de ces quartiers, maintenir un ordre raciste et colonial. Les meurtres et les passages Ă  tabac ne sont que les manifestations les plus extrĂȘmes de ce continuum de violence.

      L’Union Communiste Libertaire affirme son plein soutien Ă  Hedi et sa famille et Ă  toutes les autres victimes des institutions policiĂšre, judiciaire et carcĂ©rale. Nous revendiquons la dissolution des syndicats de police factieux, la fin de l’impunitĂ© policiĂšre, la dissolution de la BAC et de la BRAV-M. Ces mesures d’urgence nĂ©cessaires ne peuvent ĂȘtre que le dĂ©but d’une lutte effective contre le systĂšme policier et judiciaire. Seule la construction d’un vĂ©ritable rapport de force populaire, par le biais d’une auto-organisation dans les quartiers populaires et au-delĂ  permettra de combattre les violences et la domination Ă©tatiques et policiĂšres.

      Pas de justice, pas de paix !

    • « J’espĂšre que la hiĂ©rarchie sera sommĂ©e de s’expliquer sur les instructions donnĂ©es cette nuit-lĂ . Comment cela peut-il se terminer quand des chefs disent Ă  des policiers : n’interpellez plus mais nettoyez moi les rues ? »

    • Lynchage de Hedi : le policier a tirĂ© parce qu’il « portait une capuche »â–»https://contre-attaque.net/2023/08/04/lynchage-de-hedi-le-policier-a-tire-parce-quil-portait-une-capuche

      DĂ©lit vestimentaire ? La dĂ©fense scandaleuse et raciste du policier qui a mutilĂ© Hedi

      Un reprĂ©sentant du syndicat fasciste Alliance osait mĂȘme sur BFM TV jeudi soir : « La police est sous le choc, un peu abasourdie ». Il ne parlait pas de l’état de la victime, mais du maintien en dĂ©tention du policier criminel. Le mĂȘme syndicaliste policier dĂ©clarait : « certains dĂ©tails sont apparus, la victime est arrivĂ©e capuchĂ©e ». Salir la victime, encore et toujours. Comme Hedi est irrĂ©prochable, il ne reste que l’invention d’un dĂ©lit vestimentaire pour y parvenir. Le port d’une capuche mĂ©riterait donc un tir en pleine tĂȘte. L’avocat du tireur, lui aussi, plaidĂ© au tribunal que comme Hedi avait une capuche, « il avait le profil de l’émeutier ». Cela n’a pas convaincu les juges.

      À quel moment la loi permet-elle de tirer Ă  3 mĂštres dans le crĂąne d’un porteur de capuche, mĂȘme s’il est « Ă©meutier » ? La peine de mort pour une capuche aurait Ă©tĂ© rĂ©habilitĂ©e en France ? En rĂ©alitĂ©, Hedi est le survivant d’un crime policier raciste. Les policiers se sont sentis autorisĂ©s Ă  le tuer parce que leur victime est d’origine maghrĂ©bine. Rappelons que des milliers de policiers ont posĂ© des arrĂȘts maladie illĂ©gaux pour soutenir les mis en cause, qui ont Ă©tĂ© acclamĂ©s et bĂ©nĂ©ficient d’une cagnotte


      Notre pays ressemble Ă  ce qu’il se fait de pire aux États-Unis. L’argument de la capuche avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ© par un vigile, George Zimmerman, qui avait assassinĂ© un adolescent noir non armĂ© en Floride, Trayvon Martin. Lors du procĂšs, le tueur avait dĂ©clarĂ© qu’il trouvait Trayvon Martin « suspect » car il avait une capuche. En rĂ©alitĂ©, le jeune homme Ă©tait sorti acheter des bonbons. Zimmerman avait Ă©tĂ© acquittĂ© en 2013. Comble de l’horreur, il avait ensuite mis en enchĂšres son arme Ă  feu, qui avait atteint le prix de plusieurs centaines de milliers de dollars
 Racisme et violence armĂ©e impunie, et mĂȘme rĂ©compensĂ©e, des deux cĂŽtĂ©s de l’Atlantique.