marielle 🐢

« vivere vuol dire essere partigiani » Antonio Gramsci

  • « Sorti du coma, mais pas sorti d’affaire. Nouveau communiqué des Camarades Du S qui continuent à se battre pour lui, contre l’État, malgré l’État. »

    ⚠️ aux âmes sensibles !
    https://lescamaradesdus.noblogs.org/post/2023/09/25/communique-n6-un-bilan-detape-de-la-situation-du-s

    Serge a été grièvement blessé le 25 mars 2023 à Sainte Soline. Six mois après les faits, voici où nous en sommes .

    Passé le soulagement après le temps de l’incertitude du réveil, de nouveaux champs d’incertitudes sont apparus, sur ce que notre camarade allait pouvoir récupérer, comment, en combien de temps etc. Nous avons eu la joie de le retrouver, lui et ses souvenirs, ses convictions et sa détermination.
    Pourtant, chaque jour, l’étendue des dommages s‘est révélée à petits bruits. Le choc cérébral, qui a entraîné le retrait d’une partie de sa boîte crânienne pour maîtriser un œdème qui lui aurait été fatal, a laissé des traces importantes. Le traumatisme crânien a causé une paralysie faciale et des difficultés de mobilité des membres, des troubles importants de la vision qui fragilisent sa capacité à se déplacer seul sans risquer l’accident, des difficultés de concentration et une fatigue chronique. La grenade qui l’a percuté a détruit une oreille interne, mettant à mal son équilibre et provoquant une surdité définitive de l’oreille impactée ainsi qu’une baisse de vision. Nous ne sommes pas en mesure de dresser un constat définitif. Il a fait des progrès notables grâce à la rééducation et nous espérons qu’il parviendra à récupérer ce qui n’est pas définitivement perdu...

    • Discussion avec Loïc, poète libertaire pourchassé par la justice, et Manon sa compagne militante
      https://contre-attaque.net/2023/11/28/discussion-avec-loic-poete-libertaire-pourchasse-par-la-justice-et-m

      CA : Quelles sont les voies pour contre-carrer cette tentative médiatique et politique de criminaliser les mouvements écologistes ?

      Loïc : Il faut ouvrir tous les espaces permettant de faire naître le débat ou de le perpétuer. Le tribunal est un de ces fronts, même s’il ne faut pas l’idéaliser car il est limité et dangereux. Mais plus on discutera en dehors de nos cercles militants, plus on sortira de nos habitudes, plus on touchera du monde pour faire entendre notre voix.

      CA : Avez-vous des pistes à partager pour se faire entendre plus largement du grand public ?

      Manon : Il y a certainement mille manières de rayonner par-delà les cercles militants, mais la première qui me vient à l’esprit et l’une des plus fondamentales à mes yeux, consiste en une posture intérieure, une posture d’humilité. En un rapport à l’autre, à l’altérité et à notre manière de l’aborder. Non pas comme un être à convaincre mais comme un lien à tisser au travers duquel chacun pourra nourrir, affiner sa pensée et, par ce partage du singulier, entrevoir au fond une forme d’universalité.

      Les Gilets Jaunes en ont été une éclatante preuve ! C’est sur l’humus du lien, de l’expérience partagée que naît le politique dans toute sa noblesse et ses corollaires que sont le désir et l’action. Cette mécanique a d’autant plus de sens et est d’autant plus nécessaire à l’aube de la bascule politique systémique qui se profile. Une reconfiguration de surface ne sera pas suffisante pour faire face aux brusque changements, en premier lieu écologiques, qui nous attendent.

      C’est parce qu’ils étaient si divers que les Gilets Jaunes ont pu tendre vers ce constat fondamental, et en conséquence ce désir massivement partagé d’avoir prise sur le réel, d’influencer le cours des choses et d’arriver à la conclusion que si les structures politiques de ce pays ne nous le permettent pas : alors il faut la révolution. Ne reste plus qu’à définir la méthode, et saisir l’étincelle.

      CA : Pour revenir au procès, Loïc quel est ton ressenti à l’issue de l’audience, es-tu confiant quant à la demande de relaxe de tes avocats ?

      Loïc : Je pense que c’est possible d’avoir une peine moins lourde, ça serait dans la continuité du Conseil d’État qui a débouté la dissolution des Soulèvements de la Terre. Mais ça m’a surpris que la procureure demande au contraire une peine plus sévère [ndlr : une révocation des sursis précédents], ça traduit une forme d’offensive de la part de l’État. Et cela m’inquiète pour l’avenir notamment quant au procès intenté par Gérald Darmanin qui aura lieu le 1er décembre prochain [un procès pour avoir diffusé une chanson contre le ministre de l’Intérieur], il y a une forme d’acharnement qui s’opère !

      CA : Comment expliquer cette intensification de la répression policière et judiciaire des mouvements écologistes et sociaux ?

      Loïc : C’est le déploiement d’une philosophie venant à étouffer la contestation par la répression et c’est un choix assumé par le gouvernement. Il faut en prendre acte et revoir nos stratégies : historiquement les manifestations permettaient, par le nombre, d’être entendues, mais aujourd’hui l’État n’en a plus rien à faire, il tient ses positions. C’est dans la confrontation qu’on peut faire bouger les lignes, comme à Sainte-Soline, qui mène à l’annulation de 15 projets de méga-bassines. Il y a un nouvel équilibre à trouver pour maintenir le rapport de force et nous devons être plus efficaces, mener plus d’actions concrètes pour reprendre la main ainsi que de trouver comment mieux diffuser nos idées dans une époque qui cadenasse les récits.

      CA : Depuis le 27 juillet dernier, tu purges une peine d’emprisonnement sous surveillance électronique, qu’est-ce que cette sanction représente pour toi ?

      Loïc : Pour moi le bracelet il invisibilise la peine, contrairement au placement en détention qui fait beaucoup plus réagir, qui mène à l’indignation. Le bracelet c’est une forme de banalisation de la peine, une manière fourbe de faire perdurer le contrôle sur les corps.

      Plus directement ça implique un isolement important et j’étais contre à la base, c’est en en discutant que j’ai changé d’avis. Aujourd’hui on habite chez mes parents, donc d’un côté j’ai toujours le lien avec ma famille, mais de l’autre on manque d’un espace qui serait le nôtre avec Manon… Enfin c’est sûr que ça reste mieux d’être dehors que dedans, c’est important pour nous de pouvoir être ensemble !

    • 📽️Un an après #SainteSoline, interview complète de Serge par Off investigation ⤵️
      https://video.twimg.com/amplify_video/1771542328282365952/vid/avc1/640x360/3oYXJrEnao6R3biw.mp4?tag=16

      « Qu’un policier soit condamné, ça ne me rendra absolument rien. Mais l’impunité est telle que quelques semaines après mon réveil, un autre policier tire et tue #Nahel »

      Un an après #SainteSoline, c’est la première fois que Serge Duteuil-Graziani s’exprime publiquement.