Monolecte 😷🤬

Fauteuse de merde 🐘 @Monolecte@framapiaf.org

  • « Toutes les campagnes contre les politiques climatiques depuis la fin des années 80 ont des liens avec le réseau Atlas. » - Observatoire des multinationales
    https://multinationales.org/fr/enquetes/le-reseau-atlas-la-france-et-l-extreme-droitisation-des-esprits/toutes-les-campagnes-contre-les-politiques-climatiques-depuis-la-fi

    Si je remonte aux origines, je crois que je pourrais aller jusqu’à mes années étudiantes, où on manifestait contre la destruction des forêts primaires. Les entreprises forestières nous accusaient de nous mettre en travers de la croissance économique et de l’emploi. Cette vision économique où les ressources seraient infinies et pourraient être exploitées jusqu’au bout, sans conséquences, m’a interpellé. Cela a continué en 1992 avec les conférences internationales sur la biodiversité ou le climat, avec beaucoup de frustration à chaque fois, car il n’y avait pas d’accord ambitieux. Et à côté, dans les médias, il y avait des discours qui remettaient en cause l’existence même des dérèglements climatiques, portés par des économistes. Pourquoi ces économistes contredisaient-ils la science ? Je me suis intéressé au néo-libéralisme, puis j’ai lu The Road from Mont Pèlerin [1]… C’est quand on établit leurs liens avec l’industrie fossile, qui a financé très tôt la construction de ces réseaux, que ce narratif prend tout son sens. Sinon ça n’a aucune logique de clamer que les ressources seraient infinies, qu’il n’y a pas de limites écologiques et que tous les scientifiques du GIEC se trompent. En réalité, ces « économistes » servent surtout à porter les revendications des grandes entreprises, en les masquant derrière un discours académique.

    Dès 1976, John Bonython, l’un des fondateur de l’entreprise pétrolière australienne Santos, écrit à propos du fondateur du réseau Atlas, Antony Fisher : « Fisher a une technique qui consiste à amener les universitaires à dire et à écrire en leur propre nom ce que les entreprises ne peuvent pas dire pour elles-mêmes. [...] La méthode de Fisher me semble être la meilleure que j’aie jamais rencontrée (…) [Cette méthode] n’est pas sporadique, c’est un processus continu [2]. » Le réseau Atlas a reçu des financements d’Exxon, mais aussi de milliardaires qui ont bâti leurs fortunes sur le pétrole, le tabac, d’autres industries polluantes ou la finance (Scaife Foundation, Koch Industries…). En Australie, les subventions qui ont permis de fonder le Center for independant studies (CIS) en 1979, qui rejoindra ensuite le réseau Atlas, viennent de Santos, Shell, BHP, Rio Tinto, Western Mining Corporation (WMC).