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  • Le problème des nationalités dans le Caucase (1908)

    Auto-administration communale et loi linguistique

    On trouve dans le Caucase un autre exemple remarquable des difficultés auxquelles se heurte le problème de l’autonomie nationale dans la pratique.

    Aucun coin de la terre n’offre un tableau de nationalités aussi imbriquées les unes dans les autres que le Caucase, antique piste historique des grandes migrations de peuples entre l’Asie et l’Europe, jonchée de fragments et d’éclats de ces peuples. La population de cette région, comptant plus de neuf millions de personnes se compose (selon le recensement de 1897) des groupes raciaux et nationaux suivants : (en milliers)
    Russes : 2 192,3 ; Allemands : 21,5 ; Grecs : 57,3 ; Arméniens : 975,0 ; Ossètes : 157,1 ; Kurdes : 100,0 ; Montagnards caucasiens : Tchétchènes : 243,4 ; Tcherkesses : 111,5 ; Abkhazes : 72,4 ; Lezguiens : 613,8 ; Kartveliens : Géorgiens, Iméritiens, Mingréliens, etc. : 1 201,2 ; Juifs : 43,4 ; Turco-tatars : Tatars : 1 139,6 ; Koumyks : 100,8 ; Turcs : 70,2 ; Nogays : 55,4 ; Karatches : 22,0 ; Kalmouks : 11,8 ; Estoniens, Mordves : 1,4.

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    #international #histoire #politique