The Absent Presence of German Colonialism
The German national narrative around colonialism is one of minimization, if not of outright denial. Such a minimization is supported by the exceptionalization of the Shoah, and the consensus around the idea that the German state has been making the proper amends around its genocidal history. If the 1904-1908 genocide of the Nama and the Ovaherero in present-day Namibia is acknowleged, it is often presented as temporally and spatially distant, in comparison with the temporal and spatial proximity with the Nazi holocaust. Fatou Sillah and Abdur Rehman Zafar challenge such a narrative and allow us to perceive the ghosts of German colonialism, from Namibia to Papua-New-Guinea, as transcending a specific time or place.
En anglais:
▻https://thefunambulist.net/magazine/colonial-continuums/the-absent-presence-of-german-colonialism
En français:
►https://drive.google.com/file/d/1owTlB0eiaabVUKR2jByYIR1vxZeAoAQF/view
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–-> Citations toponymiques (de la version française):
"Le colonialiste #Karl_Peters, qui fut renvoyé pour déshonneur de ses fonctions de gouverneur de l’Afrique de l’Est allemande en raison de son usage excessif de la violence, fut redécouvert par les Nazi*es et érigé au rang de héros national. Dans mon (Fatou) quartier de Brême – considérée sous l’#Allemagne Nazie comme la « ville des colonies » – une rue porte encore le nom de Karl Peters. Le lycée que j’ai fréquenté est situé juste à côté d’un monumental éléphant de briques érigé par les Nazi*es pour commémorer les colonies perdues et réaffirmer leurs droits sur elles. Le colonialisme et le Troisième Reich ne sont pas consécutifs : si le colonialisme a précédé le Troisième Reich, il a aussi coexisté avec lui et lui a survécu [jusqu’à aujourd’hui]."
« À Brême, la présence absente du passé colonial allemand reste gravée dans les rues baptisées du nom de colons, de navires coloniaux et de sites de violence coloniale. Südweststraße and Waterbergstraße (du nom des lieux où les troupes allemandes forcèrent les Ovaherero à fuir dans le désert) incarnent des rappels tangibles de la violence si souvent niée. »
« Comme relativement peu de personnes issues des anciennes colonies allemandes vivent aujourd’hui en Allemagne, le mouvement décolonial actuel est en grande partie mené par des militant*es qui ne leur sont pas rattaché*es. Compte-tenu de cette situation, les liens qui existent avec des militant*es décoloniaux*ales des anciennes colonies sont vitaux pour les luttes anti-coloniales à la fois locales et globales. Par exemple, en 2021, l’association des Chef*fes Traditionnel*les Nama et l’Autorité Traditionnelle Ovaherero ont coopéré avec des militant*es allemand*es pour organiser des rassemblements simultanés à Windhoek et Berlin afin de demander réparation, tandis qu’un procès intenté au gouvernement allemand par les Ovaherero et les Nama a été soutenu par des avocat*es militant*es en Allemagne. Les rues allemandes qui doivent être rebaptisées reçoivent des noms honorant les ancêtres des militant*es actuel*les et des survivant*es de génocide. »
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