Alors j’ai vu Conclave (so you don’t have to).
Le seul point positif, c’est que le truc arrive à te maintenir relativement intéressé. Je suppose que c’est parce que Ralph Fiennes déclamerait le bottin, je trouverais ça intéressant.
Les images, par contre, ça m’a assez gavé. J’ai trouvé la photo et la mise en scène d’un péteux absolu, mais dans le genre facile. Ça se ferait du Kurosawa, mais avec des évêques au lieu de samouraïs. Mais je crois que le grandiose du décorum catholique, ça me passe totalement au-dessus de la tête. Ou même : ça me gonfle sévère.
Quand au scénario, bon sang c’est un manichéisme achevé. D’un côté les évêques super-progressistes, de l’autre l’évêque italien qui finit par une grande tirade en mode nazi. Alors du coup les autres évêques finissent par élire un strict inconnu super-progressiste (ben voyons).
Et donc à la fin ils élisent un nouveau pape. Voyant ça, je pense immédiatement à la légende de la papesse Jeanne, et j’attends la scène de la chaise percée, du soupesage de choses de la vie, et qu’enfin on proclame « Duos habet et bene pendentes ».
Je ricane donc intérieurement parce que ce genre de choses me fait ricaner, et parce que bon, enfin on arrive à la fin du film alors ça soulage. Mais là, toute dernière scène, la révélation finale : le nouveau pape est né avec un pénis et un vagin, c’est ça le grand secret du film, alors je ravale mon ricanement et je me rends compte que je l’avais pas vu venir, mais en fait si je l’avais vu venir, justement. Alors c’est totalement con comme scénario, mais pour le coup, je retombe sur ma papesse Jeanne, et ça explique sans doute pourquoi le réalisateur a omis la scène où l’on tâte les bijoux de famille du nouveau pape.
