Rezo

Le portail des copains

  • Je prends une pilule de 3e ou 4e génération. Dois-je l’arrêter ? Puis-je la poursuivre ?
    http://martinwinckler.com/~martinwi/spip.php?article1116

    Bonjour Vous prenez une pilule contraceptive et vous êtes un peu inquiète. Je le comprends. Afin que vous ne soyez pas obligée de lire toute la presse consacrée aux pilules de 3e et 4e génération pour vous faire une idée de ce qui se passe, voici un résumé de ce qu’il faut savoir et faire en pratique, pour savoir si vous en prenez une, et savoir si vous devez ou non en changer. (...) Source : Winckler’s (...)

    • Entendu dans le cabinet d’une gynéco « Bien sur, si vous voulez une pilule d’il y a 30 ans, je peux vous prescrire une pilule de 2em génération » Traduction : tu veux un truc périmé et has been pauvre gourde ignorante ?

    • Apparemment ce n’est pas si simple de poser un DIU à une adolescente, la gynéco qu’on a été voir pour notre info nous a fait bien flipper : petit utérus donc assuré d’avoir une grande douleur à la pose pour passer le col avec risque de perforation et d’infections (salpingite) donc possible stérilité, allez voir une autre gynéco. Euh, là, c’est bon, elle a plus du tout envie d’essayer la môme !

      #contraception

    • Sinon je retiens surtout du texte de Winckler « d’éviter les pilules avec estrogène » @monolecte.

      Pour reconnaître les pilules sans estrogène dans ce second tableau, il faut regarder la colonne de droite. On peut y lire « tel progestatif seul » – ce qui veut dire qu’il s’agit d’une pilule sans estrogène. Peu importe qu’elle soit dans le tableau « 2e », « 3e » ou « 4e » génération, le fait qu’elles ne contiennent pas d’estrogène fait de ces pilules à « progestatif seul » des contraceptions sans danger.

    • Ben oui mais comme l’a dit Winckler plein de fois, c’est parce que EUX ne savent pas poser de DIU correctement que ça peut faire mal. Après il est clair que le col est plus petit pour une femme n’ayant pas eu d’enfants (pas juste les ados), donc faut y aller plus doucement, en déstressant le patient, etc. Mais ya pas de contre-indication, ça dépend surtout des compétences de médecin, choses qu’on apprend pas forcément assez pendant les études des gynécos (et encore moins des généralistes). Faut trouver le bon ou la bonne !

    • Trouvé un mémoire sur le « Stérilet chez les adolescentes » dumas.ccsd.cnrs.fr/docs/00/73/18/31/PDF/GIBERT_Pierre.pdf

      Le stérilet trouve son origine dans l’Antiquité. Les tribus nomades mettaient des pierres rondes dans l’utérus des chamelles, les Egyptiens déposaient de l’acacia ou des morceaux de papyrus chez les ânes et à Rome, on plaçait de la ouate chez les chèvres.

      ça commence bien :)

    • DIU =

      Généralement peu connu sous ce nom-là, le DIU est pourtant l’une des méthodes contraceptives actuelles les plus efficaces. Plus communément appelé stérilet, le DIU (ou dispositif intra-utérin )

      Je sais, c’est con, mais vous êtes comme les informaticiens, vous jargonnez sans vous entre rendre compte :p

    • Cette étude porte donc sur des adolescentes et sur des gynécologues-obstétricien ainsi que sur des jeunes femmes ayant avortées, voici quelques extraits :

      …concernant la circulation de l’information sur le stérilet, on constate que près de 67% des adolescentes considèrent que l’information circule trop peu, voire pas du tout, sur le DIU

      48% des gynécologues interrogés (n = 16) ont répondu être favorables à la pose du stérilet chez les adolescentes et 52% (n= 17) ne pas l’être.

      les gynécologues admettent pour la plupart, ne jamais parler du stérilet lors d’une première consultation de contraception.

      Seulement la moitié des adolescentes ayant avortées n’utilisaient pas de contraceptif, 50% se sont retrouvées avec une pilule trop contraignante ou des preservatifs mal utilisés, du coup l’usage du DIU aurait peut-être évité ces grossesses non désirées à ces gamines …

      #DIU #stérilet

    • Je dis DIU parce que le mot « stérilet » a une connotation « abortive » qui a beaucoup aidé à le discréditer en France.
      Ensuite, je pense que le budget promo des DIU et celui des pilules ne doit pas avoir grand chose à voir : il faut bien comprendre que le DIU est le moyen de contraception au meilleur rapport coût/efficacité, qu’il est d’ailleurs plébiscité dans les pays pauvres.
      Le DIU, c’est genre moins de 50€ et ça dure au moins 5 ans (là aussi, grosse polémique française parce que chez nous ils sont autoritairement changés tous les 5 ans alors qu’à l’étranger, le même matos est préconisé pour durer 10 voire 12 ans), alors que la pilule, c’est des sous tous les mois et c’est d’autant plus vrai que plus la pilule est récente, plus elle est chère et moins elle est remboursée. Ce qui rend aussi très discutable la réaction du ministère de la santé qui commence par dérembourser les pilules incriminées au lieu de publier des recommandations de prescription de bon sens (pas en première intention, pas en premier contraceptif).

      On voit très rapidement ce qui a créé une société de la pilule plutôt qu’une société du DIU.
      Alors qu’au final, si on tient compte des données comportementales des utilisatrices, la meilleure des contraception est de très loin le DIU : peu ou pas de complications de santé, peu ou pas de contre-indications, un dispositif qui doit se faire oublier vs. un autre qui oblige à y penser TOUS les jours (comme un malade) et dont l’efficacité peut être invalidée par des interactions médicamenteuses rarement signalées ou des maladies qui font vomir. D’ailleurs, sachant que la majorité des femmes est sous pilule, pourquoi ne jamais signaler ses problèmes quand ils posent ?
      Genre : « chère patiente, vous avez une gastro dégueulante, il y a de fortes probabilité pour que vous ayiez gerbé votre pilule » et « que vous ne soyez plus protégée ce mois-ci ou je vois que votre médecin vous a prescrit ce truc, mais je tiens à vous signaler que vu que vous prenez la pilule que je vous délivre tous les putains de mois que Dieu fait, va falloir penser à protéger vos rapports autrement ».