L’euthanasie n’est pas de gauche
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Le débat est aujourd’hui caricaturé de la sorte : être de droite, c’est être contre l’euthanasie, en mode réac voire intégriste religieux. Être de gauche, ce serait être pour “une fin de vie digne”, en mode progressisme, en faveur des réformes “sociétales”.
(Rappelons que l’adjectif sociétal est un mot inutile, un trompe l’oeil qui entend distinguer ce qui a trait aux libertés individuelles voire à la morale, là où le social relèverait de l’organisation de la vie collective et des rapports sociaux, économiques et politiques. Or, comme vous le savez, tout est politique. Le social inclut le sociétal et on ne peut pas séparer ce qui relève de l’individu vs du collectif.)
Mais si “la gauche” est favorable au fait de pouvoir choisir une mort digne, elle ne prend pas en compte l’avis des personnes handicapées. Moi aussi je suis favorable à la mort digne et à abréger les souffrances. Mais, avant de pouvoir mourir dans la dignité, il faut pouvoir vivre une vie digne. Et si on veut donner le choix de la mort, il faut que ce choix ne soit pas biaisé.
Or, aujourd’hui, on le sait, les personnes handicapées n’ont pas accès à une vie digne.
Dans un contexte de destruction généralisée des services publics, le système de santé est en crise, détruit par l’enchaînement des réformes, la chasse aux pauvres et aux malades.
L’accompagnement de la fin de vie n’est pas satisfaisant. Les soins palliatifs pour les personnes en fin de vie sont sous-développés en France, l’accompagnement à domicile est rendu complexe, les coupes budgétaires dégradent toujours plus la prise en charge. 21 départements restent dépourvus d’unités de soins palliatifs
