marielle 🚩🌸🌿

« vivere vuol dire essere partigiani » Antonio Gramsci

  • Un capitalisme en crise, prédateur et autoritaire. Entretien avec Romaric Godin
    https://www.contretemps.eu/capitalisme-crise-predateur-autoritaire-entretien-romaric-godin

    Le capitalisme est en crise profonde, avec des taux de croissance faibles (en particulier en Europe), et marqué par la remise en cause par la Chine de la domination des États-Unis. C’est le support de politiques résolument antisociales, de plus en plus autoritaires et prédatrices, un aspect particulièrement visible lors des premiers mois de la présidence Trump. Dans cet entretien publié par la revue Inprecor, le journaliste économique Romaric Godin revient sur la stagnation du capitalisme et ses effets politiques.

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    • « Le capitalisme est un cannibalisme », de Nancy Fraser. Une discussion approfondie
      https://www.contretemps.eu/capitalisme-cannibalisme-nancy-fraser-discussion

      Le dernier livre de la théoricienne marxiste-féministe Nancy Fraser, Le capitalisme est un cannibalisme, a été traduit et publié par les éditions Agone il y a quelques mois. Nous en publions ici un compte-rendu approfondi de Irina Herb, Dana Abdel-Fatah, Deborshi Chakraborty et George Edwards, d’abord paru sur le site de la revue Historical Materialism.

      Nancy Fraser ouvre son dernier ouvrage, Le capitalisme est un cannibalisme (Marseille, Éditions Agone, coll. « Contre-feux », 2025) en observant que « l’engouement actuel pour le capitalisme reste largement rhétorique ». [1] Dans ce contexte, l’ouvrage entend offrir à un large public un cadre accessible pour analyser « toutes ces horreurs ».[2] Pour ce faire, elle reprend et synthétise certains de ses travaux antérieurs, qu’elle tisse au moyen de la métaphore du cannibalisme, qui symbolise la destruction par le capital de ses propres conditions d’existence.[3]

      Dans la continuité de ses travaux antérieurs,[4] Fraser commence son livre par une brève introduction aux fondements accessibles d’une lecture « orthodoxe » de Marx : en étudiant la sphère de la production, Marx observe que le capital ne se développe pas par l’échange d’équivalents sur les marchés, mais dans le processus de production lui-même, lorsque les travailleurs vendent leur force de travail aux capitalistes sans en être intégralement rémunérés (« exploitation »). Comme elle le rappelle, pour Marx, les conditions préalables à l’émergence du mode de production capitaliste furent les processus violents de dépossession et d’expropriation des moyens de subsistance et de production, au moment des « enclosures » et du colonialisme formel (« accumulation primitive » ou « originelle »).

      Cela a conduit à la formation de la propriété privée des moyens de production, l’apparition de travailleurs « doublement libres », de la « valeur qui s’auto-valorise », et du rôle distinctif attribué aux marchés. Citant Piero Sraffa (1898-1983), Fraser caractérise le capitalisme comme un système de « production de marchandises au moyen de marchandises ». Elle ajoute toutefois, en guise de point de départ à sa propre analyse, qu’il s’agit aussi d’« un système qui repose également, comme nous le verrons, sur un contexte de non-marchandises ».[5]

      À partir de là, Fraser emmène ses lecteurs au-delà de Marx et de son examen minutieux de la « demeure cachée » de la production. Elle les emmène vers des « demeures encore plus cachées », qui doivent encore être conceptualisées ». En ce sens, son travail peut être considéré comme une tentative ambitieuse de remplir « de nouveaux volumes du Capital »[6] en proposant un compte rendu systématique des conditions de fond qui rendent l’exploitation possible.

    • Discussion autour du texte : « États-Unis : Réorganisation chaotique au sommet du capitalisme »
      https://blog.tempscritiques.net/archives/5130


      https://blog.tempscritiques.net/archives/5117

      Derrière l’arbre Musk, la forêt Palantir
      https://www.leshumanites-media.com/post/derri%C3%A8re-l-arbre-musk-la-for%C3%AAt-palantir

      Il avait promis de réduire le train de vie de l’État, il repart avec un œil au beurre noir — et un échec cuisant. Tandis que la mission d’Elon #Musk auprès du gouvernement Trump s’achève dans la confusion, le magnat de la tech dénonce désormais une « abomination » budgétaire, avant de menacer les élus de représailles électorales. Mais derrière le #cirque_médiatique, une restructuration profonde et brutale de l’État fédéral est en marche, pilotée par une extrême droite technocratique, notamment incarnée par #Peter_Thiel, le patron de #Palantir Technologies. Surveillance de masse, démantèlement écologique, purges anti-migrants… Le soi-disant divorce Trump-Musk fait écran à une autre réalité : celle d’un régime qui s’organise pour durer.

      #facho_tech #trumpland #USA