François Isabel

Ni dieu, ni maître, nicotine & nirvana

  • Un stagiaire de 16 ans meurt dans une exploitation agricole à Vivy, en Maine-et-Loire
    https://www.franceinfo.fr/faits-divers/accident/un-stagiaire-de-16-ans-meurt-dans-une-exploitation-agricole-a-vivy-en-mai

    Un stagiaire de 16 ans est décédé vendredi 4 juillet dans une exploitation agricole à Vivy (Maine-et-Loire), a appris l’agence Radio France auprès du parquet de Saumur lundi, confirmant une information de Ouest-France(Nouvelle fenêtre). L’adolescent a été mortellement percuté par le godet (la pelle) d’un engin agricole. Une enquête a été ouverte par le parquet de Saumur pour tenter de déterminer les circonstances et les responsabilités de cet accident mortel.

    Ce drame intervient quelques jours après la mort d’un lycéen, le 19 juin, survenu après un accident sur son lieu de stage à Saint-Lô, dans la Manche. L’élève de seconde, scolarisé à Saint-Lô, a été victime de la chute d’une palette de marchandises dans le magasin où il effectuait son stage. Le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, a demandé sur France Inter, par la voix de sa secrétaire générale Sophie Vénétitay, « que les stages de seconde n’aient plus lieu ». La CGT de l’Éducation nationale a elle aussi dénoncé ces stages.

    #Stage #MortEnStage #MortAuTravail #LeTravailTue

    • Morts au travail : l’hécatombe chez les jeunes touche même les mineurs
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/07/08/morts-au-travail-l-hecatombe-chez-les-jeunes-touche-meme-les-mineurs_6619953

      Les récits dramatiques d’accidents du travail mortels s’accumulent chez les mineurs pourtant censés être protégés par la réglementation. Plusieurs syndicats du secteur éducatif dénoncent la volonté gouvernementale de mettre les jeunes toujours plus tôt dans les entreprises par le biais des stages de seconde et de l’apprentissage.

      Pourtant, le code du #travail est censé protéger les #mineurs : les moins de 18 ans ont l’interdiction d’exercer certaines tâches, comme celles pouvant exposer à une température extrême, d’autres, comme le travail en hauteur ou la manipulation d’engins de levage, souvent à l’origine d’accidents graves, sont réglementées et soumises à dérogation.

      Mais alors qu’il était nécessaire, jusqu’en 2015, d’obtenir l’aval de l’inspection du travail pour déroger à ces règles, une simple déclaration de l’employeur suffit désormais, sous réserve d’avoir procédé à l’évaluation des risques préalable à l’affectation des jeunes. L’inspection du travail a huit jours pour se pencher sur ces déclarations, faible délai au-delà duquel elles sont mécaniquement valides pendant trois ans pour le jeune concerné.

      Ces modifications ont été apportées par le décret #Rebsamen du 17 avril 2015, pour favoriser « les besoins de leur formation professionnelle », dans l’idée, par exemple, qu’un couvreur ne peut pas apprendre son métier uniquement sur une fausse toiture au sol dans son centre de formation des apprentis.

      [...]

      Père de Jérémy, élève ingénieur mort en 2020, à 21 ans, lors de sa première semaine de stage sur un chantier du Grand Paris, Frédéric Wasson invite les écoles à « demander aux entreprises de fournir des informations sur leur nombre d’accidents ». Il s’interroge sur le statut de stagiaire : « Il faut définir les limites de ce qui peut être fait en stage, il ne s’agit pas de produire, mais d’observer. C’est ce qui était marqué dans la convention de mon fils, mais, en réalité, ce qu’il faisait, c’était un stage ouvrier… On l’a laissé seul ranger du matériel sur un toit et il est tombé. » L’entreprise, Urbaine de travaux, a été condamnée en appel à 240 000 euros d’amende pour homicide involontaire.

      https://archive.ph/qT20p

      #PS #inspection_du_travail #stages #apprentissage