• « Qu’est-ce que je vais faire maintenant ? » : à Paris, le campement de migrants devant l’Hôtel de ville a été évacué - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/66329/questce-que-je-vais-faire-maintenant--a-paris-le-campement-de-migrants

    Mardi matin, le campement situé devant l’Hôtel de ville de Paris a été évacué. Depuis une semaine, quelque 200 personnes, dont une grande majorité de femmes et d’enfants, occupaient la place.

    Dès le lever du soleil, de nombreuses personnes avaient déjà quitté les lieux. Les autres s’attelaient à démonter ce qu’il restait du campement qui hébergeait des centaines de personnes sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris. Sous des bâches, installées à même le sol sur des couvertures et des cartons, « environ 350 personnes, dont 200 femmes et 150 enfants », vivaient ici au pic - recensé lundi soir - de l’occupation, selon l’arrêté préfectoral annonçant l’évacuation de ce mardi.

    [...]
    L’opération s’est déroulée dans le calme en présence d’un important dispositif policier positionné aux abords de la mairie de la capitale. Au moins trois cars ont été positionnés aux alentours du camp pour transporter les familles qui le souhaitaient dans ces lieux en province prévus par la préfecture.

    Les exilés, en fonction de leur composition familiale et de leur situation, se sont vu proposer, entre autres, d’être envoyés à Marseille, Bourges, Toulouse, Besançon ou encore Montgermont, où ils pourraient être accueillis dans un des #sas_régionaux.

    Depuis le début de ce rassemblement il y a une semaine, "150 personnes" ont été "prises en charge et orientées vers une solution d’hébergement, dont la moitié vers des structures d’accueil hors Île-de-France", a précisé la préfecture d’Île-de-France dans un communiqué. Ce mardi, uniquement 66 personnes sont montées dans les cars vers les sas régionaux, selon une source proche du dossier à l’AFP.

    "Je ne vais pas partir je ne sais où alors que j’ai un travail ici"

    Comme lors des précédents démantèlements, seule une petite portion des migrants accepte ces transferts. « J’ai une demande de logement en cours à Paris et s’ils insistent pour me faire partir, ce serait un abus. Mes enfants vont à l’école à Paris. Les deux garçons devaient faire la classe pendant les vacances, on ne va pas partir alors qu’on ne connait que Paris », raconte Yannick, un réfugié camerounais qui vit en France avec sa femme et ses trois enfants suite à un regroupement familial.

    ils ont été évacué pour les protéger des fafs ?
    https://seenthis.net/messages/1129660

    #exilé.es #hébergment #campement #évacuation