Du #complotisme à la menace terroriste : qu’est-ce que la mouvance des « #citoyens_souverains » ?
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Depuis plusieurs années, les incidents imputés à des personnes se revendiquant de cette mouvance semblent se multiplier : en Australie, aux États-Unis, mais aussi en Allemagne ou encore en France. Au cœur des sphères complotistes, affichant des connivences avec l’extrême-droite, surveillé par les services de lutte contre le terrorisme, quel-est donc vraiment ce mouvement des « citoyens souverains » ? Plusieurs experts de l’extrême-droite et du complotisme ont répondu à nos questions.
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Autre constat de ces experts, une part non-négligeable des « citoyens souverains » partage également des idées avec l’#extrême-droite. Pour Thomas Renard, cette porosité s’explique en partie dans l’origine de la mouvance aux #États-Unis, avec le mouvement populiste Posse Comitatus. Un mouvement « d’individus qui rejettent l’État fédéral, qui partagent des croyances suprémacistes blanches, chrétiennes fondamentalistes, racistes et profondément antisémites ».
Le spécialiste cite aussi la présence de « toute une série de théories du complot partagées par des mouvements d’extrême droite, allant des questions antisémites à la question du "grand remplacement". Il y a un terreau commun qui fait qu’ils peuvent [« citoyens souverains » et extrême-droite] se retrouver ». Aux États-Unis, la Dr Christine Sarteschi évoque aussi des « croisements » avec la mouvance conspirationniste d’extrême-droite QAnon, notamment impliquée dans l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021.
Tristan Mendès-France ajoute, lui, que le « discours antisystème et anti-État, bien qu’on le retrouve aussi à l’extrême gauche, est en général plutôt présent à l’extrême-droite », constituant alors un autre point commun. Il tient cependant à nuancer : « les "citoyens souverains" ne sont pas forcément d’extrême droite, mais le centre de gravité est plutôt orienté vers elle ».
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« En France, l’empreinte des "citoyens souverains" reste moindre que dans d’autres pays comme l’Allemagne, ajoute Tristan Mendès-France. Je pense que l’État français a un œil là-dessus même si ça n’est probablement pas en haut de la liste des inquiétudes pour les services de renseignement. »

