Monolecte 😷🤬

Fauteuse de merde 🐘 @Monolecte@framapiaf.org

  • #Cancers précoces : enquête sur une mystérieuse augmentation
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cancer/cancers-precoces-enquete-sur-une-mysterieuse-augmentation_188457
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2025/09/25/cover-r4x3w1200-68d560d545270-10431-584510-k2-k1-1397382-jpg.jpg

    Toutefois, les experts s’accordent sur ce point : ces facteurs liés au mode de vie ainsi que la hausse du dépistage ne peuvent expliquer à eux seuls l’augmentation de l’incidence des cancers précoces. « On s’est rendu compte qu’une grande partie de nos patients de moins de 50 ans ne boivent pas d’alcool, ne fument pas, ont une bonne hygiène de vie. On veut leur apporter une réponse », lance Cristina Smolenschi, oncologue spécialisée dans les cancers digestifs à l’institut Gustave-Roussy (IGR), à Villejuif. D’autres causes restent donc à débusquer. Parmi les nombreux suspects, la pollution de l’air et l’exposition aux facteurs environnementaux. « Beaucoup de recherches sont en cours à ce sujet, on sait que les polluants affectent l’épigénétique, mais on ne sait pas encore très bien comment », confirme Giacomo Cavalli.

    À l’IGR, Cristina Smolenschi supervise depuis fin 2024 le programme Yoda (Young onset digestive adenocarcinoma), dont l’un des axes de recherche vise à étudier - pour la première fois - la teneur en microplastiques des graisses viscérales des patients de moins de 50 ans atteints de cancers. D’autres scientifiques s’intéressent au microbiome intestinal, certaines toxines bactériennes pouvant endommager l’ADN et favoriser les tumeurs. C’est le cas de la colibactine, une toxine produite par certaines souches d’ Escherichia coli. Les mutations qu’elle induit sont retrouvées chez environ 10 à 15 % des patients atteints de cancers colorectaux, et dans 50 % des cas chez les malades de moins de 40 ans, selon une étude américaine publiée en 2025 dans Nature.

    • ♪♫ https://justpaste.it/9jgx2

      Des causes dites évitables ont été identifiées à tous les âges : obésité, manque d’activité physique, mauvaise alimentation, consommation d’alcool ou de tabac. « Ces facteurs, liés à nos modes de vie depuis la fin des années 1950, favorisent une déprogrammation épigénétique », explique Giacomo Cavalli, chercheur à l’Institut de génétique humaine de Montpellier. Les modifications épigénétiques agissent dans l’ADN comme des interrupteurs automatiques dans une maison connectée. Elles décident quand et comment chaque appareil (ici, les gènes) s’allume ou s’éteint, en fonction des conditions : alimentation, température, stress, pollution, activité physique, etc.
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      Ce qui augmente le risque aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir 30 ou 40 ans, mais d’être né il y a trente ou quarante ans, à une époque où ces facteurs de risque liés aux modes de vie postindustriels sont apparus ", poursuit Cyrille Delpierre. Les Américains nés dans les années 1990 ont par exemple deux fois plus de risque de développer un cancer du côlon, et quatre fois plus de risque de développer un cancer du rectum que ceux nés dans les années 1950.

      #épigénétique
      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pig%C3%A9n%C3%A9tique

      #programme_YODA (Young onset digestive adenocarcinoma)

    • L’énigme du cancer du pancréas

      Le cancer du pancréas, ou adénocarcinome pancréatique, est une énigme pour les médecins épidémiologistes. Entre 2010 et 2023, son incidence a augmenté en moyenne de 1,6 % par an chez les hommes et de 2,1 % chez les femmes en France (INCa, 2024). Il progresse ainsi deux à trois fois plus vite en France que dans le reste de l’Europe « Il s’agit d’un cancer rare, associé à une mortalité élevée et dont peu de facteurs de risque ont été identifiés », ajoute Cyrille Delpierre, épidémiologiste à l’université de Toulouse.

      Fin 2024, une équipe franco-britannique a pointé le possible rôle des pesticides, dont la France est le septième plus gros utilisateur au monde. Dans une étude inédite, ils ont révélé une forte corrélation entre les régions où ils sont employés et l’incidence du cancer du pancréas. Mais la causalité reste à démontrer.