Dans l’Aisne, la droite veut augmenter le taux des sanctions des bénéficiaires du RSA | Michel Abhervé
▻http://blogs.alternatives-economiques.fr/abherve/2025/10/04/dans-l-aisne-la-droite-veut-augmenter-le-taux-des-san
Le N°248 d’Aisne’Mag ▻https://www.calameo.com/read/003353606ea441a920e17, le magazine du #conseil_départemental de l’Aisne comporte comme il se doit des Tribunes destinées à l’expression des groupes politiques composant l’Assemblée départementale.
L’un des deux groupes de droite L’Aisne innovante consacre son texte au #RSA en donnant une large part aux sanctions
En écrivant « nous avions proposé d’augmenter le taux de suspension pour donner plus de force et de crédibilité au dispositif »
Une rédaction révélatrice : ce qui compte ce n’est pas que les #sanctions soient justes, c’est leur taux !
Le Département du Calvados revoit à la hausse les sanctions possibles contre les allocataires du RSA
▻https://www.francebleu.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-normandie-calvados-orne/le-departement-du-calvados-revoit-a-la-hausse-les-sanctions-possibles-con
Le nouveau baromètre de sanctions vient d’être adopté en session par les conseillers départementaux. Pour faire simple, une personne seule qui touche le RSA sera passible de sanctions si elle refuse deux offres d’emplois, de se soumettre aux #contrôles ou encore d’effectuer 15 heures d’activités par semaine. Cela peut aller de la suspension, pour deux mois, du versement de l’#allocation à hauteur de 80% pour une personne seule et 50% pour un foyer jusqu’à la suppression totale du versement durant quatre mois pour une personne seule, 50% pour un foyer.
Elise Cassetto-Gadrat, élue du Rassemblement de la gauche et de l’écologie : « (...) la loi n’oblige pas à mettre en place des sanctions aussi rapidement. Et surtout, la loi n’oblige pas à prendre ce niveau de sanctions. Le département du Calvados a choisi d’appliquer les sanctions les plus élevées et a choisi de les appliquer très rapidement. C’est une #chasse_aux_pauvres. On cherche absolument à trouver des fraudeurs là où les moyens devraient être mis pour accompagner les gens et les aider justement à retourner vers l’emploi, à pouvoir avoir une vie décente. Aujourd’hui, le RSA, c’est 646 € par mois, c’est pas sur le RSA qu’on va faire des économies importantes. »
Une expression "chasse aux pauvres" qui fait réagir Marie-Christine Quertier, présidente de la commission enfance, insertion et lutte contre la pauvreté : "Forcément, je m’inscris en faux puisque le département a dans ses missions premières le social et le social, ce n’est ni la droite, ni la gauche. Le social, c’est l’humanisme, c’est aller vers les plus fragiles. Les sanctions ont toujours existé. Ce n’est pas plus sévère parce que c’est une suspension de deux mois alors qu’avant c’était trois. Et puis, dès l’instant que la personne se remobilise, il y a reversement des sommes suspendues. Alors qu’avant, on reprenait des versements, mais il n’y avait pas de reversement."
