• « 42 % des victimes de violences sexistes et sexuelles par des policiers venaient chercher de l’aide » : le rapport accablant de NousToutes
    Milla Daubert - Publié le 15 novembre 2025 - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/feminisme/noustoutes/42-des-victimes-de-violences-sexistes-et-sexuelles-par-des-policiers-venaie

    Une enquête publiée par le collectif NousToutes ce samedi 15 novembre a recueilli des dizaines de témoignages de personnes victimes de violences sexistes et sexuelles commises par des agents de police en fonction. Les femmes et personnes issues d’une minorité sont surreprésentées dans les témoignages. (...)

    #violences_policières

    • Société d’abandon et société punitive.

      edit le 13, avec une fillette de 9 ans dans les rues de Paris. nous voilà coincés par le déploiement policier dû à la commémoration du 13 novembre 2015. keskispass ? début d’explication : plein de gens se sont fait tirer dessus dans des cafés, une salle de concert, et sont morts. question :
      "c’était la police ?"
      – _euh... non, c’étaient d’autres fascistes, etc.
      .
      #femmes #racisés #VSS #police #IGPN #IGGN #impunité_policière

    • Parmi les 207 témoignages recueillis, la majorité vient de femmes, de personnes non-binaires ou d’hommes trans. Et l’enquête montre que plus d’une victime sur trois est racisée et/ou précaire et/ou privée de papiers et/ou trans et/ou handicapée et/ou grosse et/ou lesbienne et/ou travailleuse du sexe.

      [...]

      Parmi les témoignages recueillis, 60 % relatent des violences sexuelles dont 11 % de viols et 25 % de harcèlement sexuel (dont chantage, abus de pouvoir, envoi de photos ou messages à caractère sexuel). L’enquête documente pour la première fois les violences autres que sexuelles ou physiques que des personnes ont subies. Ainsi, des victimes affirment avoir fait l’objet de « pression dans le cadre d’un dépôt de plainte pour viol », de « moqueries lors d’une plainte pour agression », ainsi que d’accusation de mensonges, voire de « vouloir ruiner la carrière de (l’)agresseur ».

      Certains membres des forces de l’ordre se rendent ainsi complices des agresseurs et utilisent leur fonction pour empêcher le bon déroulement de l’enquête, voire usent de « manipulation et de harcèlement moral » pour que la victime retire sa plainte. « Usage de sa fonction pour complicité avec ex-conjoint harceleur : espionnage et piratage de réseaux, refus de prendre mes plaintes etc. », rapporte l’un des témoins.