Montpellier. Première mobilisation réussie contre les délais et les baisses de moyens de la MDPH !
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Toutes et tous dénoncent les dysfonctionnements massifs dans l’attribution de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH), une allocation essentielle qui permet de financer notamment l’aide humaine et l’aménagement du logement. La colère des manifestants rassemblés à l’occasion de la journée portes ouvertes de la #MDPH cible en premier lieu les délais de traitement incroyablement long.
Marie-Pierre, l’une des fondatrices du collectif, décrit une situation devenue intenable : « Les dossiers MDPH ont énormément de retard, on attend et c’est très stressant. Même les dossiers en urgence sont traités très tard, plusieurs mois voire un an. On peut pas attendre sans aide humaine, ça touche à la vie de tous les jours, pour manger, pour se laver. »
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Ces délais ont des conséquences dramatiques pour les personnes en attente de réponse. Sans attribution de la PCH, impossible en effet d’accéder à l’aide la plus élémentaire. Laetitia, secrétaire de l’association Sep 34, témoigne avec force : « Je suis atteinte d’une sclérose en plaques depuis quelques années. Le délai de traitement est catastrophique, c’est pour ça qu’on se mobilise aujourd’hui. J’ai passé deux ans sans auxiliaire, j’ai pas d’aidants familiaux autour de moi. Comment on fait pour se laver ? On demande à des amis de nous doucher ? Comment on fait nos courses ? Comment on fait à manger ? Et même une fois la première PCH attribuée, c’est loin d’être fini. Les renouvellements prennent 12 à 13 mois. Avec une maladie neurodégénérative comme la mienne, ils espèrent quoi ? Que j’aille mieux ? Ce qu’on réclame, c’est notre droit à la dignité, à vivre normalement. On peut avancer, mais pas dans ces conditions. On veut que l’État arrête de considérer les gens comme des numéros. »
Les retards de traitement des dossiers empêchent donc la grande majorité des personnes en situation de #handicap de recevoir une assistance pour subvenir à leurs besoins vitaux. Un manque qui peut être compensé par des proches, au prix du sacrifice de toute intimité, et d’une situation de vulnérabilité particulièrement dangereuse.
Ce phénomène de proches aidants est une marge de manœuvre exploitée par l’Etat, qui lui permet de faire des économies sur la #PCH. Mehdi nous explique : « L’État se repose sur les aidants familiaux, qui prennent le relais gratuitement. Moi j’ai de la chance, c’est mes parents qui m’aident, alors que c’est moi qui devrait les aider. Mais c’est une charge énorme pour les proches. »
#AAH #MVA, mais rien de plus, y compris dans le besoin le plus extrême (ah que PCH)
