De la maternité à la « terroriste ». Comment un tribunal russe a condamné Viktoria Tkachenko, militaire de l’Aïdar, pour avoir servi dans le bataillon
Le 13 septembre 2024, un échange de prisonnier·es a eu lieu. Parmi les 23 femmes, militaires et civiles, qui ont alors été libérées de captivité russe, se trouvait Viktoria Tkachenko, 30 ans, médecine du bataillon d’assaut « Aidar ».
En violation des Conventions de Genève, le tribunal militaire régional du Sud à Rostov-sur-le-Don a condamné la prisonnière de guerre pour avoir servi dans le bataillon « Aidar », que la Russie considère comme terroriste. « Graти » a suivi le déroulement de cette affaire au tribunal, mais à l’époque, on savait peu de choses sur Tkachenko elle-même.
Quatre mois après son retour de captivité, Viktoria Tkachenko a raconté à « Hraty » son arrestation à son domicile de Novoaydar, dans la région de Lougansk, son séjour dans les geôles du MGB (ministère de la Sécurité d’État) à Lougansk, son incarcération dans les centres de détention provisoire de Lougansk et de Rostov, son jugement et son transfert vers la colonie pénitentiaire de Samara. Nous pouvons désormais raconter son histoire.
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