Sombre

“Only the mob and the elite can be attracted by the momentum of totalitarianism itself. The masses have to be won by propaganda.” (Hannah Arendt)

  • Spaceweather.com Time Machine
    https://spaceweather.com/archive.php?view=1&day=03&month=12&year=2025

    HOW THE SUN GROUNDED 6000 PLANES: Thanksgiving travelers were surprised last week when Airbus grounded roughly six thousand A320-family jets for an urgent software rollback. The cause of the delay? Fears of radiation from cosmic rays and solar storms.

    Traduction en français :

    COMMENT LE SOLEIL A IMMOBILISÉ 6 000 AVIONS : Les voyageurs de Thanksgiving ont été surpris la semaine dernière lorsque Airbus a immobilisé environ six mille avions de la famille A320 pour une mise à jour urgente du logiciel. La cause du retard ? La crainte des radiations provenant des rayons cosmiques et des tempêtes solaires.

    Le problème a été mis en évidence le 30 octobre, lorsqu’un A320 de JetBlue Airways reliant Cancún au New Jersey a soudainement perdu de l’altitude. Au moins 15 passagers ont été blessés. Lorsque les enquêteurs ont examiné les données de contrôle de vol, ils ont découvert que le logiciel de l’avion était vulnérable aux « perturbations ponctuelles » (single-event upsets), c’est-à-dire des inversions de bits causées lorsqu’une particule à haute énergie transforme aléatoirement un 1 en 0 (ou vice versa), corrompant ainsi des données critiques.

    Dans les A320, certains logiciels récemment installés n’étaient pas suffisamment protégés contre ce type de dysfonctionnement. Le 28 novembre, les autorités de régulation ont donc ordonné un retour en arrière d’urgence avant que les avions puissent reprendre leur service. Dans la plupart des cas, les avions ont repris leur service dès le lendemain.

    Bien que certains médias grand public aient suggéré que l’incident de JetBlue avait été déclenché par le rayonnement solaire, il n’y a pas eu de tempête de rayonnement solaire le 30 octobre. Au contraire, le problème a probablement été causé par un rayon cosmique galactique errant, le même type de particule que le soleil produit en grande quantité lors de tempêtes intenses.

    « Les équipements avioniques sont constamment exposés aux rayons cosmiques », explique Clive Dyer, expert en radiations au Surrey Space Centre, au Royaume-Uni. « Cela peut entraîner des anomalies, même en l’absence de tempête solaire. »

    Par coïncidence, moins de deux semaines après l’incident de JetBlue, un événement solaire important s’est produit. Le 11 novembre, une éruption solaire de classe X a déclenché le plus fort événement au niveau du sol (GLE) depuis près de 20 ans. Des particules énergétiques ont envahi l’atmosphère terrestre, doublant les niveaux de rayonnement à l’altitude de vol (comme le montre la carte ci-dessus).

    M. Dyer et ses collègues ont analysé la tempête et ont découvert que des inversions de bits dans la mémoire des ordinateurs auraient pu se produire à un rythme d’environ 60 erreurs par heure et par gigaoctet. Aucune anomalie de vol n’a été signalée, note-t-il, mais « je ne peux que croire que l’événement du 11 novembre a attiré l’attention sur ce problème ».

    C’est un problème qui mérite qu’on s’y intéresse. Le 23 février 1956, la plus grande GLE de l’ère spatiale a multiplié par plus de 100 les niveaux de rayonnement dans l’aviation. Les cernes des arbres et les carottes de glace montrent que des « événements Miyake » (des GLE des milliers de fois plus intenses) ont frappé la Terre au cours des derniers millénaires. La société moderne n’en a tout simplement pas encore connu.

    Mettre à jour le logiciel de vol est une bonne idée !

    Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

    • Et comme de juste :
      https://www.cieletespace.fr/actualites/un-monstre-solaire-emerge-aurores-boreales-en-vue

      Un immense groupe de taches solaires vient d’émerger au limbe du Soleil et peut déjà être observé à l’œil nu avec une protection adaptée. Témoin, cette photo réalisée le 1er décembre 2025 par Jean-Marc Hiryczuk. Le nouveau groupe de taches atteint une superficie impressionnante : environ 90 % de celle du gigantesque groupe étudié par l’astronome Richard Carrington en 1859. Ce dernier est resté célèbre pour avoir engendré une éruption solaire de classe X45, suivie deux jours plus tard d’une tempête géomagnétique massive, aujourd’hui connue sous le nom d’évènement de Carrington.