Nicole Garreau

Poétesse sans talent et dictateuse sans vergogne

  • a réussi à traîner sa pauvre carcasse de semi-grabataire jusqu’au banc extérieur afin d’y poursuivre ses lectures de romans subversifs et ses écoutes de balados de Bolcheviques tout en chauffant sa vieille peau fripée au Soleil de nivôse. C’est étonnant, d’ailleurs, quand on y pense : en l’espace d’à peine quatre ou cinq jours nous aurons successivement eu des tempêtes de neige formant des congères de douze mètres d’épaisseur, un ouragan avec des rafales soufflant à plus de huit cents kilomètres-heure, et maintenant une canicule hivernale.

    Il n’empêche que ce dérèglement général arrange bien les subclaquantes en leur offrant un ultime petit parfum d’été — ultime puisqu’il est de notoriété publique qu’elles seront mortes et enterrées bien avant la date officielle du prochain.

    #ToujoursVoirLeBonCôtéDesChoses.