Du mépris de classe et de la moquerie en politique : peut-on rire de tout ? Oui, mais pas du fascisme ...
Faut-il rire de l’extrême droite ? - Mon blog sur l’écologie politique
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Les études sur l’électorat RN montrent que Marine Le Pen a été durablement humiliée par son débat contre Macron en 2017. Ne maîtrisant pas ses dossiers, elle a donné l’image d’une personne incompétente et donc laissé supposer que son électorat n’était qu’une bande d’abruti·es. Ce qui lui porte tort encore aujourd’hui car le souvenir de ce haut fait reste honteux pour celles et ceux qui l’ont vécu et ont malgré tout glissé le bulletin FN dans l’urne (on parle de dix millions de votes au second tour en 2017 puis treize en 2022). Bardella n’a pas cette histoire et c’est pour ça qu’il est plus apprécié des électeurs et électrices d’extrême droite. Est-ce que se moquer de lui pourra le démonétiser ou au contraire alimenter la rancœur de son électorat contre les pharmaciennes bien-pensantes et toutes les personnes qui à un titre ou un autre s’estiment supérieures à leur leader aussi fadasse que fasciste, et donc à son électorat ? C’est certes étrange de confondre avec son ego sa bagnole ou le candidat pour lequel on vote et de se sentir meurtri·e par la moindre frappe à poing ouvert qui n’égratigne pas le capot, comme si on avait été soi-même blessé·e. Mais le fait est qu’en se moquant des candidat·es on se moque aussi parfois des gens qui comptent dessus pour leur faire justice (dans ce cas, leur faire miroiter des mesures anti-constitutionnelles ou qui ne sont pas dans le programme du RN et soigner leurs petites failles narcissiques par une identité collective moisie). Je ne pense pas qu’on aille très loin par la moquerie.
