BigGrizzly

Groumpf

  • Palantir posted a manifesto that reads like the ramblings of a comic book villain
    https://www.engadget.com/big-tech/palantir-posted-a-manifesto-that-reads-like-the-ramblings-of-a-comic-book-

    In case you haven’t gotten around to reading #Palantir CEO #Alex_Karp and Nicholas W. Zamiska’s 2025 book, The Technological Republic, (because why would you do that to yourself?), the company best known for supplying AI-driven defense and surveillance software to the likes of the #US_Army, #ICE and #NYPD shared a 1,000-word X post this weekend covering its main points. The entire thing is both bizarre and deeply concerning. "The ability of free and democratic societies to prevail requires something more than moral appeal,” one of the 22 points states. “It requires hard power, and hard power in this century will be built on software.”

    • Les 22 points résumés à partir de plusieurs sources (Merci Perplexity ; )
      1. L’Occident est en danger. Le monde entre dans une période de confrontation intense, et les démocraties occidentales risquent de perdre leur avance technologique et militaire si elles ne réagissent pas.
      2. L’ère de la bombe atomique touche à sa fin. La dissuasion par l’arme nucléaire ne suffit plus  : la puissance et l’équilibre militaire vont désormais reposer sur l’IA et les systèmes logiciels.
      3. La prochaine dissuasion sera logicielle. La capacité à développer des systèmes d’IA avancés déterminera quels États pourront empêcher la guerre ou au contraire la subir.
      4. Les ingénieurs ont une responsabilité politique. Les élites techniques de la Silicon Valley ne peuvent plus se contenter de faire des apps  : elles auraient le « devoir » de travailler à la défense de leur pays.
      5. La technologie civile ne suffit plus. Construire des réseaux sociaux, des services de livraison ou des jeux n’est plus à la hauteur des enjeux  ; il faut orienter les talents vers la défense, la sécurité et l’infrastructure critique.
      6. La paix relative depuis 1945 tient à la puissance américaine. Si le monde n’a pas replongé dans une guerre mondiale, c’est grâce à la suprématie militaire et technologique des États‑Unis, qu’il faudrait maintenir par une nouvelle vague technologique.
      7. Certaines cultures sont « vitales », d’autres « régressives »
      Les auteurs opposent des sociétés créatrices de « merveilles » technologiques et culturelles à d’autres présentées comme dysfonctionnelles, violentes ou hostiles à la modernité.
      8. Le relativisme culturel est dangereux. L’idée que « toutes les cultures se valent » serait naïve et nuisible, car elle empêcherait l’Occident d’affirmer ses valeurs et de se défendre.
      9. La démocratie a besoin de force pour survivre. Les institutions démocratiques ne tiendraient que si elles sont soutenues par une capacité de coercition technologique et militaire crédible.
      10. L’inclusivité peut affaiblir la culture organisationnelle. Les discours internes sur l’inclusion, la diversité ou la sécurité psychologique seraient accusés de détourner les entreprises de leur mission de performance et de défense.
      11. Les entreprises « vitales » doivent assumer des cultures exigeantes. Les organisations qui protègent l’Occident devraient privilégier excellence, loyauté et esprit de corps, même si cela heurte les normes RH dominantes.
      12. Les institutions publiques sont trop lentes. Les armées, les administrations et une partie de l’industrie de défense seraient engluées dans la bureaucratie et incapables d’innover à la vitesse requise.
      13. Le secteur privé technologique doit combler le vide. Des entreprises comme Palantir ou d’autres acteurs de la tech seraient appelées à prendre le relais de l’État pour construire les outils de défense essentiels.
      14. Les dirigeants qui « osent construire » doivent être soutenus. Les auteurs valorisent explicitement des figures entrepreneuriales qui se lancent dans les infrastructures lourdes, l’espace, l’IA de défense et acceptent le risque politique.
      15. La frontière entre civil et militaire s’estompe. Les mêmes outils de données et d’IA servent à la fois aux entreprises civiles et aux armées  ; il faut accepter cette porosité plutôt que la nier.
      16. Refuser les applications militaires de l’IA est irresponsable. Les ingénieurs qui boycottent l’armement ou la sécurité seraient accusés d’abandonner le terrain à des puissances adverses moins scrupuleuses.
      17. Les technologies de surveillance sont présentées comme protectrices. L’usage massif des données et des systèmes d’analyse pour surveiller, détecter et neutraliser les menaces est justifié au nom de la prévention des catastrophes.
      18. La neutralité politique des plateformes est jugée illusoire. Les grandes entreprises technologiques sont de facto des acteurs géopolitiques  ; elles devraient assumer ce rôle plutôt que prétendre à une neutralité bienveillante.
      19. L’Occident doit accepter une posture plus combative. Les démocraties sont invitées à renoncer à une vision irénique des relations internationales et à se préparer à des confrontations prolongées, y compris hybrides et numériques.
      20. L’IA de défense doit rester entre « bonnes mains ». Les auteurs affirment que les régimes autoritaires utiliseront l’IA pour opprimer  ; dès lors, il serait crucial de garantir que les outils les plus puissants restent contrôlés par des démocraties.
      21. Les compromis moraux se paient par la défaite. Renoncer à certaines capacités technologiques par scrupule éthique serait décrit comme un luxe que l’Occident ne peut plus se permettre s’il veut survivre.
      22. Le choix est entre déclin ou refondation technologique.
      Le texte se clôt sur l’idée que les sociétés occidentales doivent choisir  : soit se laisser aller au déclin, soit accepter un projet de refondation centré sur l’IA, la puissance logicielle et la militarisation de la technologie.