• https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Mujica?wprov=sfla1

    José Alberto Mujica Cordano (/xoˈse muˈxika/[1]), dit Pepe Mujica, est un homme d’État uruguayen, né le 20 mai 1935 à Montevideo et mort le 13 mai 2025 à Rincón del Cerro. Il est président de la république orientale de l’ #Uruguay de 2010 à 2015.

    Guérillero des #Tupamaros dans les années 1960-1970, il est détenu en tant qu’otage et torturé sous la dictature militaire. Après le rétablissement de la démocratie, il participe à la création du Mouvement de participation populaire (MPP) avec le Mouvement de libération nationale Tupamaros (MLN-T).

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    Il se distingue, à l’échelle internationale, par son mode de vie, très éloigné du faste habituel de la fonction présidentielle. Il délaisse le palais présidentiel pour habiter la petite ferme de son épouse, « au bout d’un chemin de terre » en dehors de Montévidéo. Il continue à y cultiver avec son épouse des fleurs à des fins commerciales et donne environ 90 % de son salaire présidentiel à un programme de logement social, conservant pour lui-même l’équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Le couple présidentiel bénéficie de la protection de deux policiers à la ferme.

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    Politique sociétale

    En octobre 2012, le Parlement vote la légalisation de l’ #avortement. Contrairement à son prédécesseur, qui avait mis son veto à cette légalisation, Mujica fait approuver la loi[30]. L’Uruguay devient ainsi le deuxième pays d’Amérique latine à autoriser l’avortement après Cuba[29]. En avril 2013, les parlementaires approuvent définitivement une loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe[2].

    En juin 2012, le gouvernement propose de légaliser et réguler la vente de #marijuana. Malgré des critiques venues du monde entier[31], la revue britannique Monocle[32] salue cette décision, et le magazine américain Time se demande ensuite si ce n’est pas un exemple à suivre pour le reste du monde[33]. Le 6 mai 2014, Mujica signe une loi légalisant le cannabis et régulant toute sa chaîne de production sous l’autorité de l’État[34].

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    Politique économique et sociale

    En termes généraux, il s’inscrit dans la continuité de la politique de la mandature précédente. La part des dépenses sociales dans le total des dépenses publiques passe ainsi de 60,9 % à 75,5 % entre 2004 et 2013[21]. Selon le sociologue Denis Merklen, lorsque José Mujica rend le pouvoir à son successeur, l’Uruguay est à nouveau « champion de l’Amérique latine en matière sociale. En décembre 2013, le #chômage représente 6,3 % de la population active. L’emploi non déclaré concerne seulement 16 % des salariés. La #pauvreté passe de 40 % en 2005 à 11,5 % de la population et elle est inférieure à 3 % dans les zones rurales. L’indigence touche 0,5 % des personnes. Sur la totalité de ces indicateurs, l’Uruguay est alors le pays le mieux placé de l’Amérique latine[22]. » Le #salaire minimum est rehaussé de 250 %[23].

    Il soutient par ailleurs le renforcement des #syndicats. D’après la Confédération syndicale internationale, l’Uruguay est devenu le pays le plus avancé d’Amérique en matière de respect « des droits fondamentaux du travail, en particulier la liberté syndicale, le droit à la négociation collective et le droit de grève »[21].

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    Documentaires

    Emir #Kusturica réalise en 2018 pour Netflix El Pepe, una vida suprema, documentaire sur son parcours où il tient le premier rôle, avec son épouse Lucía Topolansky.

    En 2023, le cinéaste haïtien Arnold Antonin [53]a sorti un documentaire d’une heure, « Pepe Mujica, Nelson Mandela et Haïti »[54], consacré à cet ancien président hors

    du commun.