• IA : la revanche des imbéciles
    https://danslesalgorithmes.net/stream/ia-la-revanche-des-imbeciles

    « L’IA est un concentré de concepts d’organisations ratés, et l’apogée de l’ère des incompétents, une époque où nous sommes dirigés par des gens tellement déconnectés de la réalité du terrain qu’il était inévitable qu’une technologie soit créée spécifiquement pour exploiter leur incompétence », cingle Ed Zitron, dans un billet savoureux d’être si rageux. « […]

    • « Les LLM impressionnent les écrivains qui rechignent à écrire, les développeurs qui rechignent à coder, les chercheurs qui rechignent à faire de la recherche et les juristes qui se désintéressent de la jurisprudence. Ceux qui vous vantent les mérites de l’IA et vous persuadent qu’il est indispensable de l’utiliser cherchent en réalité à justifier leur propre paresse ou leur aversion pour l’effort. Quant à ceux qui sont impressionnés par les travaux des LLM, ils ont généralement des exigences crasses ».

    • J’ai constaté que l’IA était un multiplicateur, si on est mauvais ça peut multiplier la merde par 10 sans problème, si on est bon dans son domaine, on va vaguement gagner en productivité, on va dire d’un facteur 1.5 à 2 (je parle de développement logiciel), et encore c’est très difficile à calculer car il faut mettre en place tout un tas de garde-fou pour s’assurer de ne pas laisser passer de conneries et ça prend du temps. Si on fait abstraction du coût (économique et écologique), ça peut donc servir pour le développement logiciel (pour le reste, je ne suis pas sûr que ça soit bien utile...) et uniquement pour des gens expérimentés. D’ailleurs on voit que la facturation au token mis en place par Github fait principalement hurler ceux qui « vibe codent », autant dire le genre de médiocres dont parle l’article.

      Je ne sais pas si on va avoir un gros éclatage de bulle. On voit cependant un retour de bâton qui commence à poindre le bout de son nez : les entreprises technologiques qui ont licencié en masse « parce que l’IA » sont en train de réembaucher, les classements à base de consommation de token (une stupidité inouïe) sont en train d’être rangés au placard (des managers un peu moins idiots que ceux décrits dans l’article ont enfin compris que dépenser des tokens n’était pas « travailler ») et la facturation au token est en train de se généraliser, le coût ne va plus être le même pour les entreprises et les boîtes vont commencer sérieusement à se demander ce que ça rapporte.