• Voici la première carte mondiale d’un immense réseau vivant caché sous nos pieds

    Sous nos pieds se cache l’un des plus vastes réseaux vivants de la planète. Une nouvelle étude révèle l’ampleur vertigineuse des #champignons_mycorhiziens, ces alliés invisibles des plantes qui transportent des milliards de tonnes de #carbone chaque année et pourraient jouer un rôle clé dans la #régulation_climatique.

    Les champignons sont littéralement partout. Des formes micro- à macroscopiques, ils sont présents dans tous les environnements du globe. Décomposeurs hors pair, ils recyclent la matière organique morte et permettent le retour de nombreux nutriments dans les sols. D’autres vivent en étroite association avec les plantes, dont ils favorisent la croissance en améliorant l’absorption de l’eau et des minéraux.

    Longtemps relégués au rang de simples organismes discrets des sous-bois, les champignons apparaissent aujourd’hui comme des acteurs majeurs du fonctionnement des écosystèmes terrestres.

    Des champignons « support » de la vie végétale

    Une nouvelle étude révèle d’ailleurs l’ampleur de certains réseaux fongiques dans nos sols. Il faut dire que l’on connaît encore très mal la distribution et la densité de ces réseaux au sein des écosystèmes naturels. C’est pour répondre à cette interrogation qu’a été créée la Société pour la protection des réseaux souterrains (Spun) en 2021. Regroupant de nombreux chercheurs, cette organisation a permis de mener à bien une importante étude sur les réseaux souterrains de champignons mycorhiziens à arbuscules.

    Il s’agit de champignons microscopiques du groupe des Gloméromycètes qui vivent en symbiose avec les racines de la majorité des plantes terrestres. On estime qu’ils sont ainsi associés à plus de 70 % des espèces végétales. Leurs filaments colonisent les racines des plantes et y développent de petites structures ramifiées, appelées arbuscules, qui servent de zones d’échange entre les deux partenaires.

    La relation est mutuellement bénéfique : le champignon fournit à la plante de l’eau et des éléments minéraux, notamment du phosphore, de l’azote et divers oligoéléments qu’il puise dans le sol grâce à son vaste réseau de filaments. En échange, la plante lui transfère une partie des sucres et des composés carbonés qu’elle produit par photosynthèse.

    Au-delà de cette relation individuelle avec une plante, les filaments peuvent relier entre eux plusieurs végétaux, formant de véritables réseaux mycorhiziens souterrains. Ces réseaux participent à la circulation de nutriments, de l’eau et parfois de signaux chimiques entre plantes. Ils sont présents sur Terre depuis 475 millions d’années.
    Un immense réseau vivant insoupçonné

    En utilisant des modèles de machine-learning implémentés par les données de 16 000 échantillons de sol prélevés dans le monde entier, les chercheurs du Spun ont pu dresser la première carte mondiale de ces réseaux invisibles de champignons mycorhiziens à arbuscules. Et les résultats donnent le vertige !

    Si l’on mettait ces réseaux bout à bout, ils atteindraient 110 quadrillions de kilomètres... soit 750 millions de fois la distance Terre-Soleil ! Et ce n’est pas tout. L’étude, publiée dans la revue Science, montre qu’à l’échelle du globe, ces réseaux acheminent chaque année vers les sols l’équivalent de près de quatre milliards de tonnes de dioxyde de carbone (CO₂), contribuant ainsi au stockage du carbone dans les écosystèmes terrestres et à la régulation du climat.

    Encourager une symbiose champignons-agriculteurs !

    Au-delà de ces chiffres incroyables, cette étude permet d’observer comment notre mode de vie impacte ces réseaux mycorhiziens. On remarque ainsi que la densité est plus faible de 47,3 % dans les zones de culture que dans les écosystèmes sauvages. Cette page « A hidden infrastructure » permet de visualiser cette distribution de manière interactive.

    « De nombreuses pratiques agricoles intensives nuisent aux réseaux fongiques, explique Justin Stewart, auteur principal de l’étude, dans cet article de The Guardian. L’exemple le plus évident est le labour : en retournant la terre, on détruit physiquement ces vastes réseaux souterrains. » Mais les engrais et les fongicides viennent également « perturber la symbiose entre les plantes et les champignons ». Des résultats qui devraient donc nous alerter, car la baisse de densité de ces réseaux fongiques impacte directement la qualité des sols et notamment leur capacité de rétention du carbone.

    D’un autre côté, les chercheurs montrent que les prairies sont les zones où la densité est la plus forte. Les scientifiques alertent donc sur la nécessité de préserver ces environnements et conseillent aux agriculteurs de s’intéresser aux bénéfices que peuvent leur apporter ces champignons. Un réseau dense et en bonne santé dans le sol entraîne en effet une baisse de l’utilisation des engrais et des terres plus riches en carbone et en nutriments.

    Cette étude rappelle donc que la santé des sols dépend aussi de ces immenses réseaux souterrains, dont la préservation pourrait jouer un rôle clé à la fois pour l’agriculture, la biodiversité et le climat.

    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/terre-voici-premiere-carte-mondiale-immense-reseau-vivant-cache-sou
    #cartographie #visualisation #champignon #sous-sol #climat
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    • The Underground Atlas is live — 2.8 billion fungal sequences, one global map

      We are introducing a new digital tool for predicting mycorrhizal biodiversity and endemism across Earth’s underground ecosystems. This is the first step towards integrating mycorrhizal systems into global biodiversity, climate, and restoration targets.

      Since our launch in 2021, SPUN has been working with collaborators around the world to bring attention to mycorrhizal fungi and advocate for their protection. An important step in that process is to better understand the biodiversity and endemism patterns of mycorrhizal communities across underground ecosystems.

      Today, we have published research in the journal Nature that brings us one step closer to that goal. Using more than 2.8 billion fungal sequences sampled from 130 countries, we worked with GlobalFungi, Fungi Foundation, the Global Soil Mycobiome consortium, and researchers around the world to predict patterns of fungal richness and rarity across biomes — from the Amazon to the Arctic. This work allowed us to identify predicted hotspots of biodiversity and endemism for both arbuscular and ectomycorrhizal fungi. This marks a major breakthrough in how we understand and visualize life beneath our feet.

      Our findings are now accessible through the Underground Atlas, an interactive tool that allows you to explore mycorrhizal diversity patterns anywhere on Earth. This represents the first step toward integrating mycorrhizal systems into global biodiversity, climate, and restoration targets.

      https://www.spun.earth/articles/the-underground-atlas-is-live

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      #UNDERGROUND_ATLAS

      Explore the distribution of arbuscular mycorrhizal (AM) and ectomycorrhizal (EcM) fungi to identify biodiversity hotspots and areas with rare, endemic fungi. Tap or click anywhere on the map to see detailed predictions for each 1 km2 pixel. To learn more, read our scientific paper or explainer article, or download the data.

      https://www.spun.earth/underground-atlas/mycorrhizal-biodiversity

    • Underground Atlas: First global map of fungal biodiversity reveals 90% conservation gap

      The Society for the Protection of Underground Networks (SPUN) has launched the Underground Atlas, the first digital map predicting Earth’s underground mycorrhizal fungal biodiversity. The work, published in Nature on July 23, analyzed 2.8 billion DNA sequences from 130 countries revealing that over 90% of mycorrhizal biodiversity hotspots lie outside protected areas.

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      Mycorrhizal fungi form critical underground networks that provide plants with essential nutrients while drawing approximately 13 billion tons of CO₂ per year into soils. Despite their importance for climate regulation and ecosystem health, these “ecosystem engineers” have been largely overlooked in conservation planning.

      Developed by an international, multi-disciplinary team, with fungal data partners GlobalFungi and the Global Soil Mycobiome consortium, the Underground Atlas translates emerging scientific research into an accessible platform that allows users to explore fungal biodiversity patterns at 1km2 resolution across the planet. The team used machine learning algorithms to analyze relationships between fungal diversity and environmental factors, enabling predictions for previously unmapped regions and underground ecosystems.

      Platform features:

      – Interactive maps showing biodiversity richness and endemism hotspots

      - Species estimates for each 1km2 pixel of Earth

      – Uncertainty indicators highlighting areas needing additional sampling

      – Data downloads for research and conservation planning

      - Applications for restoration site prioritization and protected area designations

      – Tools to explore opportunities for underground conservation corridors

      The tool reveals richness hotspots from Ethiopia’s Simien Mountains to Brazil’s Cerrado savanna, while identifying rare endemic fungi in West Africa’s forests and Tasmania’s temperate ecosystems. This enables decision-makers to prioritize conservation efforts and leverage mycorrhizal systems for climate mitigation, crop productivity, and ecosystem resilience.

      https://d3rmrttq0bsnxi.cloudfront.net/Pictures/780xany/7/2/0/14720_lowres42_991335.jpg

      The Society for the Protection of Underground Networks (SPUN) is a science-based initiative launched in 2021 to map and protect the mycorrhizal communities that regulate Earth’s climate and ecosystems. SPUN’s work is supported by Jeremy and Hannelore Grantham Environmental Trust, Allen Family Philanthropies, The Schmidt Family Foundation, Quadrature Climate Foundation, Dutch Research Council (NWO), and the Bezos Earth Fund. To explore the Underground Atlas or support SPUN’s mission, visit: https://spun.earth

      https://www.the-microbiologist.com/news/underground-atlas-first-global-map-of-fungal-biodiversity-reveals-90-conservation-gap/6384.article