Nicole Garreau

Poétesse sans talent et dictateuse sans vergogne

  • feuillette mollement les faits divers (sa rubrique préférée juste après la nécro, la météorologie et les mots fléchés à grandes cases) et doit admettre qu’elle s’était trompée à propos de l’autre assassin, là, Jubillar, parce que ça se voyait tellement que c’était lui qui avait tué sa femme tant il excellait dans le délit de faciès, il avait tellement tout faux dès qu’il déclarait un truc, il se défendait tellement mal, il était si peu crédible que c’était trop, quoi, aux yeux de la vieille Garreau (qui d’ordinaire n’est pourtant pas la dernière à penser que « no one is innocent » et surtout pas les phallocrates) c’était trop évident que c’était lui pour que ce fût réellement lui, or… or il semblerait bien que si.

    Et honnêtement, à titre personnel ça enquiquine un peu votre seenthiseuse préférée que l’évidence ne soit plus systématiquement la meilleure cachette : cela laisse supposer qu’un jour son Lectorat pourrait découvrir qu’elle-même est réellement la dictateuse cruelle et sanguinaire qu’elle prétend être, alors qu’elle était persuadée qu’à force de le répéter personne n’y croirait vraiment.

    #MamieNicoleCommenteEncoreLActualitéAlorsQuElleAvaitPromisQuElleArrêterait.

    • Tiens, tant que nous y sommes : l’autre truc qui me turlupinait, à propos du ceusse, c’est qu’on l’avait embastillé à une époque où il n’y avait encore ni preuves, ni aveux et surtout… ni corps, et ça je trouvais ça un peu fort de roquefort. Bon, « coup de bol » (sic) c’est moins grave puisqu’il s’avère que c’est bien lui le salaud mais quand même, ce ne sont pas des manières de faire et comme aurait dit Voltaire « il vaut mieux cent coupables en liberté qu’un seul·e innocent·e en zonzon ».