Mettre fin à la plateforme de pétition citoyenne de l’assemblée nationale. - Mettre fin à la plateforme de pétition citoyenne de l’assemblée nationale. - Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale
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Sur 4089 pétitions proposées à ce jour, seules 6 ont dépassé les 100 000 signatures depuis novembre 2022, seules ces 2 pétitions ont dépassé les 500 000 signatures, leur permettant un débat potentielle. L’une a été débattu avec l’annonce avant même le débat que cela n’aurait pas d’impact, et des propos diminuant la portée de la pétition de la part des membres du gouvernement. La deuxième, plus récente, n’a même pas eu le droit à un débat et a été directement classée.
Au vu du traitement subis par les deux seules pétitions arrivant à de tels résultats, il y a un risque pour que cette plateforme participe à un découragement général de la population vis à vis de l’esprit démocratique. Si les pétitions futures ne mènent pas non-plus à des débats de qualité, on peut penser que cela pourrait également faire baisser le taux de participation des citoyens à des rendez-vous démocratiques plus importants, comme les municipales, dont le taux de participation a baissé cette année par rapport à 2014, ou encore les présidentielles. Si les citoyens ont la sensation de ne pas être entendus, ils finiront par arrêter de s’exprimer : A quoi bon partager et signer une pétition, si elle n’est ensuite pas débattu malgré des règles claires et une plateforme développée spécifiquement dans le but de créer des débats à l’assemblée nationale ?
C’est également un gâchis d’argent publique que de maintenir une telle plateforme, si les propositions largement soutenu, jusqu’à 2 000 000 de signatures (plus d’un tiers des citoyens en âge de voter), n’amènent pas à un débat sincère, avec l’idée que quelque soit l’issu de ce débat, la loi ne le reflètera pas, voire même des sous-entendus de la part des membres du gouvernement sur la crédibilité des signatures, en reprochant aux pétitions d’être trop largement partagées.
Pourquoi nous, citoyens, devrions nous payer pour cette hypocrisie très coûteuse, qui ne permet que de faire semblant que les citoyens et leur avis sont considérés, en espérant que le nombre de signature n’atteigne que rarement 500 000 ?

