entreleslignesentrelesmots

  • Qui veut la peau de l’inspection du travail ?

    Les services de l’inspection du travail sont mis sous tension. Harcèlement disciplinaire d’agent·es, dégradation générale des conditions de travail : un ensemble de personnalités syndicales, politiques, ainsi que des spécialistes du travail et des agent·es déplorent l’impossibilité de mener à bien la protection des travailleurs, sa mission fondamentale. Et demandent « des moyens, des effectifs, un véritable plan d’urgence à la hauteur des besoins de ce service public essentiel ».

    Depuis de nombreuses années, les services de l’inspection du travail sont mis sous tension. Un rapport récent du cabinet indépendant APTEIS a dressé un tableau alarmant des services du ministère du Travail et de l’Emploi, en particulier ceux de l’inspection du travail. Depuis 2017, 20% des postes d’inspection du travail ont été supprimés et les effectifs des fonctions d’appui ont été réduits drastiquement. À ce jour, il reste moins de 1 800 agent·es de contrôle pour 21 millions de salarié·es. La mise sous pression managériale a été privilégiée au détriment de l’appui aux fonctions de contrôle : en lien avec des plans de communication sans moyens augmentés, les ministres du Travail successifs fixent des objectifs chiffrés, le plus souvent sans rapport avec les besoins du terrain et les demandes d’intervention des travailleur·euses ou de leurs représentant·es.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/25/qui-veut-la-peau-de-linspection-du-travail

    #france