Qui protège notre eau ?
Les femmes sont celles qui vont chercher l’eau et qui en veillent à la préservation, mais elles ne jouent qu’un rôle limité dans la gouvernance de l’eau
L’eau est un droit humain fondamental, reconnu par les Nations unies en 2010. Mais bien avant cette date, les femmes étaient souvent à la tête de mouvements de résistance pour défendre le droit à l’eau potable au sein de leurs communautés. Certaines l’ont payé de leur vie.
C’est peut-être en Amérique latine que ce phénomène est le plus flagrant. C’est la région la plus meurtrière au monde pour les défenderesses de la terre et de l’eau, et c’est là que les femmes se trouvent souvent en première ligne des conflits environnementaux.
Au Honduras, cela fait une décennie que Berta Cáceres, une dirigeante autochtone qui militait contre la construction d’un barrage dans sa communauté, a été assassinée pour son engagement. Peu après son assassinat en mars 2016, j’ai discuté avec Olivia Zuniga, la fille de Berta Cáceres, qui m’a confié que sa mère était considérée comme un « obstacle » et une « nuisance » par les promoteurs du projet. Elle a suivi les traces de sa mère et continue d’honorer son héritage à travers un militantisme de terrain.
▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2016/03/19/mission-internationale-justice-pour-berta-caceres/#comment-75200
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