ne voudrait pas avoir l’air de radoter mais ça la met hors d’elle lorsqu’elle entend les ceusses aller pérorer de conserve quant à ce qu’il faudrait désormais « faire » pour éviter la prolifération de nouveaux incendies. Que ne comprennent-iels pas quand on leur explique et démontre par a + b que ceux-ci sont précisément et presque exclusivement dus à l’activité de notre saleté d’espèce animale, et que si l’on veut avoir une petite chance que les feux se raréfient il est justement urgent de ne plus rien faire du tout dans quelque domaine que ce soit — hormis peut-être gober un des buvards du bon docteur Hofmann et s’asseoir par terre pour y attendre psychédéliquement (sic) la fin du monde sans bouger le petit doigt, ce qui vous en conviendrez constitue la seule attitude raisonnable en toutes circonstances ?
Tenez, d’ailleurs, cher Lectorat exclusivement composé d’esthètes et d’érudit·e·s, vous souvenez-vous que « Faire » était il y a presque un demi-siècle de cela le titre d’une feuille de chou publiée par l’aile rocardienne (1) du Parti Saucissialiste ? Quand on voit le cénacle de petit·e·s bourgeois·es autosatisfait·e·s et de traîtres·ses patenté·e·s que ledit parti est devenu depuis, on obtient la preuve irréfutable que « faire » n’est JAMAIS une bonne idée.
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(1) Bon, d’accord, on avait dit « pas le physique », mais admettez qu’avec sa tête de corbac ce n’est guère étonnant que Rocard ait pu avoir au moins une aile quelque part.
