Après une polémique sur sa chanson pro-Israël, Boy George se retire d’une comédie musicale à Londres – franceinfo
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Le 27 juillet, le chanteur britannique a publié sur le réseau social X le morceau « Od Nirkod (We Will Dance Again) » dans lequel il s’oppose au terme de génocide à Gaza.
Le chanteur britannique Boy George ne montera finalement pas sur scène, du 3 au 15 août, à Londres pour plusieurs représentations de l’opéra-rock Jesus Christ Superstar, après une polémique suscitée par la sortie de sa dernière chanson pro-Israël We Will Dance Again, a annoncé son manager le 30 juillet.
« George n’a jamais eu peur de défendre ses opinions personnelles, et je l’ai toujours respecté pour cela. Mais je crois qu’il est de ma responsabilité de prendre des décisions dans le meilleur intérêt de mon artiste et en témoignant également du respect aux autres », a indiqué Paul Kemsley dans un message sur Instagram.
« Après mûre réflexion, j’ai décidé, en ma qualité de manager de Boy George, qu’il ne se produirait plus dans Jesus Christ Superstar, au London Palladium », a-t-il déclaré.
« Vous dites génocide, je dis guerre »
L’artiste britannique de 65 ans, ancien chanteur du groupe Culture Club, est au cœur d’une vive polémique après la mise en ligne le 26 juillet sur X d’une chanson reprenant slogan « Od Nirkod », utilisé par les survivants du festival de musique Nova, lieu du plus grand massacre de l’attaque du 7 octobre 2023 perpétré par le Hamas dans le sud d’Israël.
Sur un rythme reggae, le titre débute avec les paroles « Vous dites génocide, je dis guerre ». Il lance plus loin dans le titre : « Vous condamnez les Juifs, avec une mémoire sélective / De jeunes femmes violées contre des arbres / Brutalement assassinées / pour le crime d’avoir dansé. » Sa publication a été vue par plus de 5 millions de personnes, et a suscité une avalanche de commentaires, à la fois de remerciement, mais aussi très critiques.
Dans un rapport(Nouvelle fenêtre), publié mardi 23 juin, une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU a accusé Israël de « cibler » les enfants palestiniens dans la bande de Gaza. Le terme de « génocide » est alors employé par l’Organisation des Nations unies, tout comme Amnesty International(Nouvelle fenêtre) et Human Rights Watch,(Nouvelle fenêtre) pour qualifier les massacres en cours.
