François Isabel

Ni dieu, ni maître, nicotine & nirvana

  • Au milieu des océans s’étire une ligne invisible qu’aucun cyclone n’a jamais traversée depuis le début des relevés
    https://sciencepost.fr/au-milieu-des-oceans-setire-une-ligne-invisible-quaucun-cyclone-na-jamai

    (...) Le problème de l’équateur est purement mathématique : la force de Coriolis y est totalement nulle. Sans cette force pour initier la rotation, les zones orageuses ne peuvent pas s’enrouler sur elles-mêmes pour former l’œil de la tempête. C’est pourquoi les ouragans ne se forment jamais à moins de 300 kilomètres de l’équateur.

    La seule exception documentée en un siècle s’est produite en 2003 avec le typhon Vamei, observé à 150 kilomètres de la ligne de l’équateur, un événement jugé ultra-rare par les météorologues.

    Si un ouragan déjà formé et puissant tentait de voyager vers l’équateur pour passer dans l’autre hémisphère, il s’exposerait à une destruction immédiate.

    Pour franchir la ligne imaginaire, l’ouragan devrait ralentir sa rotation jusqu’à s’arrêter complètement au niveau de l’équateur (là où la force de Coriolis s’annule), puis changer son sens de rotation de 180° pour repartir dans le sens inverse en entrant dans l’autre hémisphère. Physiquement, une telle transition est impossible. Privée de sa rotation protectrice, la structure même de la tempête s’effondrerait instantanément en un simple amas de pluie désorganisé.

    L’équateur reste donc une zone de calme cyclonique permanent. (...)