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  • « Même les olives saignent »

    Plus d’un demi-siècle s’est écoulé depuis la mort de Franco et 90 ans nous séparent du déclenchement de la guerre civile espagnole. Jamais pourtant ce passé n’a semblé aussi présent. Selon un récent sondage du journal El País, plus de 30% des jeunes hommes espagnols de moins de 24 ans soutiennent le parti d’extrême droite Vox et, parmi eux, un sur quatre pense que l’autoritarisme est préférable à la démocratie « dans certaines circonstances1 ». Les réseaux sociaux pullulent d’« influenceurs » qui présentent Franco, comme le symbole de la « rébellion contre le politiquement correct », comme « un homme qui aimait l’Espagne et qui l’a rendue prospère ». Les résultats de cette ignorance culturellement produite ne se font pas attendre, puisque moins de la moitié des personnes sondées attribuent la guerre civile à un coup d’État contre un gouvernement démocratiquement élu. Ce pourcentage chute à 27,1% pour les électeurs et électrices de Vox. Plus de 26% de celles et ceux qui ont répondu au sondage imputent le début de la guerre civile au gouvernement républicain, un taux qui monte à 44% pour les électeurs et électrices du Parti populaire (PP), héritier immédiat de cette histoire. Selon le même sondage, un Espagnol sur sept considère que les années franquistes ont été bonnes, voire très bonnes pour l’Espagne2.

    Quand vient la nuit
    Volontaires internationaux contre le fascisme (Espagne, 1936-1939)
    Coordination : Jean Batou, Ami-Jacques Rapin, Stéfanie Prezioso
    Editions Syllepse, Paris 2026, 912 pages, 30 euros

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/03/meme-les-olives-saignent/#more-105982

    #histoire