François Isabel

Ni dieu, ni maître, nicotine & nirvana

  • #inverse_cramer

    Vente massive de Bitcoin : Jim Cramer dit vouloir vendre ses BTC - Journal du Coin
    https://journalducoin.com/bitcoin/vente-massive-de-bitcoin-jim-cramer-dit-vouloir-vendre-ses-btc

    Un revirement de plus dans une longue série qui remonte à 2017, au point d’avoir donné naissance à un indicateur boursier à part entière : l’inverse Cramer.

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    Cramer n’a jamais communiqué la taille de sa position ni associé le moindre wallet à son nom, et aucune société d’analyse blockchain ne le suit. Impossible, donc, de vérifier s’il possède réellement des bitcoins, et encore moins la quantité. C’est là que l’histoire diverge de la lecture « signal d’achat » qui circule ailleurs : avant de parler de marché, il faudrait déjà établir qu’il y a un vendeur.

    En effet, le parcours de Cramer sur le bitcoin ressemble à une girouette documentée depuis près de dix ans. En décembre 2017, en plein premier assaut vers les 20 000 dollars, il qualifiait le bitcoin de « monopoly money » et déconseillait d’y toucher. Puis, en septembre 2020, il en achetait pourtant autour de 10 000 dollars. Ensuite, en juin 2021, il revendait l’essentiel de sa position en invoquant la répression chinoise sur le minage, quelques mois avant que le bitcoin n’atteigne un nouveau record proche de 70 000 dollars. En janvier 2024, il annonçait un « vilain » krach à la veille du lancement des ETF bitcoin spot américains ; le repli qui a suivi n’a duré que quelques semaines. Un an plus tard, en janvier 2025, il qualifiait au contraire le bitcoin de « bon actif à détenir en portefeuille ». Le mois dernier encore, il le décrivait comme un « mauvais argent » liquidé au profit de valeurs comme SpaceX, Apple ou Nvidia. Août 2026 signe donc son cinquième retournement en moins de neuf ans.

    Le bitcoin n’est pas son seul terrain de fausses alertes. Le 8 février 2023, Cramer assurait que Silicon Valley Bank était sous-évaluée et que Wall Street s’inquiétait « à tort » de sa situation. Un mois plus tard, la banque s’effondrait dans la deuxième plus grosse faillite bancaire de l’histoire des États-Unis à l’époque.