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  • Couvrez-vous ! Même s’il fait 45 °C

    Les étés dans le nord de l’Inde sont rudes, mais les règles imposées aux femmes le sont encore plus. Je m’appelle Mansi, je suis la nouvelle rédactrice en cheffe de la communauté chez Fuller – et mon histoire estivale n’a rien à voir avec les voyages, les vacances ou la gastronomie ; elle porte sur le fait de se défaire de l’idée selon laquelle le confort d’une femme est négociable.

    Pendant longtemps, j’ai détesté l’été. Non pas à cause de la chaleur, mais parce que j’avais l’impression de ne disposer que de très peu de confort personnel. J’ai grandi en voyant les hommes rester assis à la maison en baniyan, affalés sous la climatisation, tandis qu’on rappelait aux femmes de se couvrir les épaules, le dos, les jambes – tout ce qui pouvait enfreindre le code vestimentaire imposé par les normes sociales sexistes.

    Pour moi, les pantalons courts et les jeans moulants (oui, c’était la mode à l’époque) étaient autorisés – les shorts et les jupes, non. Les hauts amples qui risquaient de dévoiler mon décolleté quand je me penchais faisaient écarquiller les yeux de ma mère de colère. Les hauts courts qui laissaient apparaître mon dos étaient également interdits. Même dans le confort de ma propre maison, on attendait de moi que je choisisse des vêtements qui ne mettraient personne d’autre mal à l’aise. Mais cela ne s’arrêtait pas là. On surveillait également ce que je portais à l’extérieur de la maison.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/10/les-cafards-modi-et-la-fin-de-la-peur-et-autres-textes/#comment-75436

    #feminisme #inde