AnarSonore

La révolution ne sera pas télévisée, Ni retransmise en scène sur un i-pod de couleur. Elle ne sera pas non plus attisée par les socio-demo-quartz à l’urne transparente, Ni par les écrivains de plateau-télé-repas producteurs de Mac-book. Non, la révolution ne sera pas télévisée,... Elle ne s’invitera pas chez Pujadas, Ni ne savourera le Pernod du midi en montrant sa cuisse. Elle ne délivrera pas que le discours Et ouvrira d’autres grilles que celle des programmes. Elle sera à une autre place, en banlieue ou au centre-ville, Dans une ruelle peut-être, organisée et mobile, Eloquente enfin de silence, subtile, indétectée, avertie, avisée : La révolution ne sera pas télévisée !

  • #Arthur_Lehning – Une rencontre « Espace contre ciment
    http://raumgegenzement.blogsport.de/2013/03/26/arthur-lehning-une-rencontre
    https://ia601604.us.archive.org/20/items/ArthurLehning-UneRencontre/nemo_arthur_Lehning__une_rencontre__320.mp3

    On m’a souvent posé la question pour comprendre pourquoi je ne suis pas découragé, puisque, il faut bien le constater, peu de réalisations concrètes sont issues de mes idées. Ceci est vrai, sans aucun doute. Cependant il existe aujourd’hui toute une série de mouvements qui ¬ sans se reconnaître de l’anarchisme ¬ en appliquent pourtant les idées-forces libertaires…

    Pour moi, le plus important est et reste le fait que je n’entrevois aucune raison de changer mes idées, uniquement parce qu’elles sont très éloignées de la réalité et d’autant moins que l’Histoire ne cesse de les confirmer. J’ai eu l’occasion d’entendre, il y a quelques années, Luis Llach reprendre en musique un poème de Constantin Cavafy, « Ithaque ». Ithaque n’est pas seulement cette île de l’archipel grec, mais elle s’apparente pour moi à l’Utopie. Aussi, pour mieux comprendre cette Utopie, lisons ces quelques vers :

    Quand tu partiras pour Ithaque
    Souhaite que le chemin soit long
    Riche en péripéties et en expériences
    […]
    Souhaite que le chemin soit long,
    Que nombreux soient les matins d’été, où
    Avec quels délices !
    Tu pénètreras dans des ports vus pour la première fois.
    […]
    Garde Ithaque sans cesse présente à ton esprit.
    Ton but final est d’y parvenir,
    Mais n’écourte pas ton voyage :
    Mieux vaut qu’il dure de longues années,
    Et que tu abordes enfin ton île aux jours de ta vieillesse,
    Riche de tout ce que tu as gagné en chemin.
    […]
    Ithaque t’a donné le beau voyage :
    Sans elle tu ne te serais pas mis en route
    Elle n’a plus rien d’autre à te donner.
    Même si tu la trouves pauvre,
    Ithaque ne t’as pas trompé.