• Noam Chomsky appelle à la mobilisation générale
    http://ragemag.fr/noam-chomsky-appelle-a-la-mobilisation-generale

    Le linguiste ne s’embarrasse pas de précautions de langage : « Le monde se divise entre ploutocrates et précaires ». Le terme « #ploutocratie » a généralement mauvaise presse en France (on se souvient de l’usage antisémite qu’en firent d’aucuns), mais rappelons qu’il désigne seulement le gouvernement et la domination des riches – ce qui constitue donc une très bonne définition des régimes « démocratiques » des nations occidentales. La ploutocratie détient le pouvoir et n’entend pas le rendre. Le mouvement « Occupy » représente « une première riposte populaire » – même si son slogan (les 99% contre les 1%), reconnaît Chomsky, fait l’impasse sur la complexité effective du rapport de forces (le philosophe socialiste Jean-Claude Michéa précise qu’il conviendrait plutôt de parler de 85 à 90%). La « crise » n’est pas tombée du ciel : elle procède « d’une décision réfléchie, d’une stratégie élaborée par les nantis et les puissants pour dicter un modèle social qui serve leurs intérêts. » Aux États-Unis comme en Europe. Les mesures d’austérité préconisées par les instances dirigeantes du Vieux Monde et les injonctions de la BCE « nous ramène[nt] à la lutte des classes ».

    • Noam Chomsky, ouvert la voie au confusionnisme ? J’avais bien un doute de là où on voulait en venir avec cette foutaise, mais ça commence à devenir clair.

      (Modif : le message auquel je réponds a été supprimé.)

    • C’est a cause de son soutient a la liberté d’expression incluant tous les propos, y compris ceux qui en France sont punis par la loi comme étant négationniste.
      Par ailleurs dire que Michéa est socialiste, c’est n’importe quoi. C’est une excuse pour faire passer ça pour un truc de gauche, alors qu’en fait il joue assez le confusianisme, puisqu’il dit que les sans pap en gros font le jeu des libéraux (ils seraient pour le nomadisme, comme eux... un foutage de gueule qui s’épargne de distinguer ceux qui sont contraint de partir de ceux qui le font pour de leur propre volonté, avec plaisir et profit)...

    • Que les sans pap feraient le jeu des libéraux car ils seraient pour le nomadisme, non mais sérieux... Michéa me laisse assez perplexe, dans sa capacité à combiner dans son discours d’un côté des analyses vraiment pertinentes et de l’autre de vrais aveuglements. J’ai l’impression qu’il insiste parfois sur des aspects « réac » comme pour appuyer son démarquage vis à vis de a gauche libérale (son thème de toujours), quitte à faire parfois dans le grossier, la caricature ou le contresens (cf aussi les passages qu’a relevés Lordon récemment). Et l’impression que là où en revanche il ne se sent pas obligé de forcer le trait de ce démarquage-là, il dit des choses intéressantes et finement vues. Curieux personnage. A lire en restant attentif aux « devenirs mortifères », comme dit Starhawk.