• Excellent entretien de Ruwen Ogien autour de l’enseignement de la morale Laïque http://www.franceculture.fr/emission-le-tete-a-tete-ruwen-ogien-2013-04-28#Taddei #Philo

    "C’est un philosophe, qui fait vraiment de la philosophie. Et c’est en philosophe qu’il défend les mères porteuses, les mariages homo, l’homoparentalité, les jeux d’argents, l’inceste entre adulte consentants, le droit de porter le voile, le droit de se prostituer, de se droguer, de siffler la marseillaise, de blasphémer. Et c’est en philosophe, qu’il est contre la morale à l’école, contre les ingalités économiques. Aujourd’hui, il publie 2 livres : « L’Etat nous rend-il meilleurs ? » directement en poche chez Folio et « La guerre aux pauvres commencent à l’école » chez Grasset".

    • hé oui... et on remarquera que les deux livres publiés pourrait être deux chapitres d’un même livre, mais que bon... quand on peu se faire plus de pognons en les vendant séparément... [je sais c’est pas très cool comme critique, mais ça commence a bien faire, y’en a plusieurs qui font ça...]

    • Je ne serais pas aussi catégorique sur le positionnement politique de Ruwen Ogien. Les libéraux le considèrent comme un dangereux gauchiste qui passe son temps à dénoncer la prédation du capitalisme financier et l’aliénation du travail.
      La gauche pense qu’il est un dangereux libertarien voir utilitariste qui défend le GPA, la prostitution donc l’exploitation de l’homme par l’homme ou plutôt de la femme par l’homme.
      Sans parler des féministes qui à juste titre condamnent ses positions sur l’exploitation sexuelle faite aux femmes sur la question de la prostitution. Le tout est de savoir si c’est notre condition sociale qui nous définis ou nos choix en tant que sujet. Reste à savoir qui influence qui ? On a tous une petite idée sur la réponse mais un homme qui se met autant de gens à dos me le rend sympathique

    • @rastapopoulos et @bug_in : merci d’argumenter un peu plus votre critique de sa pensée, je suis curieux de comprendre.
      Personnellement je me reconnais bien dans sa réflexion. Oui c’est dérangeant pour les gens de gauche comme moi, mais le « libéralisme » intellectuel qu’il prône est franchement pertinent.
      Je commence à comprendre la portée néfaste du paternalisme charitable des bien-pensants dont je fais souvent partie, à vouloir le bien des gens malgré eux eux, qui favorisent l’infantilisme alors qu’on souhaite le contraire.
      Pour ma part ça rejoint mon leit-motiv, qui est de faire passer l’humanisme par la cas « responsabilisation ». Je crois que se considérer enfin en adultes responsables est une clé à exploiter, ça correspond à son idée d’éthique minimale je crois. Ethique minimale ne veut pas dire réflexion minimale, ni échange minimal, ni autisme maximal, ni individualisme maximal.
      Au contraire c’est lâcher du lest sur les divergences comportementales pour mieux se concentrer et se confronter sur les fondements et les fondamentaux moraux que nos comportements doivent absolument respecter, pour garantir un monde vivable où chacun dispose de son libre-arbitre.

      Ensuite sur le personnage, ok, il a tout pour finir comme le prochain BHL, tant pis ou tant mieux pour lui, sauf que lui est quand même intellectuellement très supérieur, de toutes façons je m’en fous, concentrons-nous sur les idées, par sur ceux qui les véhiculent, on gagnera du temps..

    • Ben déjà, perso, je suis pas paternaliste, en tant qu’anarchiste, je ne me reconnais pas dans la gauche classique, et je pense que l’État, et aucune autorité par ailleurs n’a a me dire ce qu’il est bon au mauvais. C’est une discussion collective qui me permet d’établir ce qui est bon ou mauvais, pas un injonction. Les propos que tu tiens sur une sorte d’éthique minimale, ne sont pas pour moi problématique, avoir une éthique minimale, bcp d’auteurs l’on fait. Reste a savoir laquelle. Celle de Ogien est spécifique.
      Si il te permet de découvrir qu’avoir le moins de règles, qu’elle soit simple etc... c’est mieux pour pouvoir les partager collectivement, tant mieux. Mais a mon sens d’autres auteurs allait déjà dans ce sens. Par contre dire que la prostitution et le sado-masochisme ce sont deux choses ou il n’y a pas de « victime » c’est faux. Dans le sado-masochisme il y a un contrat, et l’argent n’est pas impliqué. Dans la prostitution il y a de l’argent alors que le rapport de force n’est pas maîtrisé. Même s’il y avait contrat on pourrait le juger non valable étant donné l’asymétrie de pouvoir entre les deux contractants.