AnarSonore

La révolution ne sera pas télévisée, Ni retransmise en scène sur un i-pod de couleur. Elle ne sera pas non plus attisée par les socio-demo-quartz à l’urne transparente, Ni par les écrivains de plateau-télé-repas producteurs de Mac-book. Non, la révolution ne sera pas télévisée,... Elle ne s’invitera pas chez Pujadas, Ni ne savourera le Pernod du midi en montrant sa cuisse. Elle ne délivrera pas que le discours Et ouvrira d’autres grilles que celle des programmes. Elle sera à une autre place, en banlieue ou au centre-ville, Dans une ruelle peut-être, organisée et mobile, Eloquente enfin de silence, subtile, indétectée, avertie, avisée : La révolution ne sera pas télévisée !

  • Rouge & Noir • Afficher le sujet - Solidarité aux travailleurs de FIAT
    http://cnt.ait.caen.free.fr/forum/viewtopic.php?f=13&t=6944#p49033

    #Serbie : anarcho-syndicalistes en soutien aux travailleurs de "#Fiat"

    L’Initiative Anarcho-Syndicaliste (ASI section de l’AIT en Serbie) soutient pleinement les travailleurs impliqués dans un sabotage (des véhicules rayés sur la chaîne de production) et maintenant exposés au lynchage des médias bourgeois. Elle appelle à un large front de défense publique et à organiser une campagne d’affichage autour du centre de la ville de Kragujevac, exactement une semaine après le sabotage.

    Dans la nuit de vendredi à samedi (24 et 25 mai 2013) dans l’usine FIAT de Kragujevac, 31 exemplaires de la nouvelle Fiat 500L ont été endommagées, rayés avec un objet pointu et avec des messages de protestation écrite contre le propriétaire de l’usine et le chef de quart, au sujet des salaires bas et parce que les travailleurs ne sont pas autorisés à faire de pause.

    La police et FIAT n’ont pas pu découvrir l’identité des personnes derrière cette action. En parallèle, un lynchage médiatique des saboteurs inconnus a démarré dès que l’information est devenue publique.

    Zoran Markovic, chef du syndicat indépendant de FIAT, s’est joint à cette chasse, en affirmant : « Ce genre de chose ne doit pas se produire. Le syndicat va tenter de trouver les responsables car tous les travailleurs de l’usine ne doivent pas être punis suite à cette action".

    Les syndicats de FIAT ne manquent pas une occasion de saisir l’insatisfaction des travailleurs pour la transformer hâtivement en un accord avec la direction, accord qui leur fait gagner très peu ou rien du tout. La spécificité de cette situation, puisque le sabotage est l’oeuvre d’inconnus, a exclu la possibilité de négociations et d’accords et les bureaucrates syndicaux sont ainsi contraints de montrer leur vrai visage.

    L’usine automobile Fiat à Kragujevac est considérée comme une « cité interdite », d’où sort très peu ou pas du tout d’information sur les événements en son sein. Depuis plusieurs années, malgré le changement de gouvernement, le gouvernement essaie de démontrer que FIAT à Kragujevac représente une étape importante vers la relance de l’économie serbe. C’est pourquoi les médias ne reprennent même pas le peu d’informations échappées de l’usine, comme celle comme quoi les travailleurs sont obligés de porter des couches pendant les heures de travail, parce qu’ils ne peuvent pas quitter la ligne d’assemblage et aller aux toilettes. A Kragujevac, depuis longtemps, des histoires ont circulé sur une opération très dure et de nombreuses violations des droits fondamentaux humains et du travail des employés de Fiat.

    Face aux mauvaises conditions de travail, à la coopération entre les syndicats et la direction au détriment des travailleurs, à la répression et au manque d’auto-organisation des travailleurs, ce sabotage n’est peut-être pas le premier mais certainement pas le dernier : les circonstances forceront les travailleurs à recourir à la seule méthode de lutte qu’il leur reste.

    Les affiches de l’ASI rappellent que le sabotage de l’usine de Kragujevac n’est pas le premier à "Fiat". En Février 2011, les travailleurs mécontents de "Fiat" en Pologne avaient rayé des voitures, abîmés des moteurs et couper des câbles.