Beauté fatale

Un compte pour suivre l’actualité des thèmes développés dans « Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine », un essai de Mona Chollet, Zones / La Découverte, Paris, 2012.

  • Les parfums ont-ils un sexe ? - Le Courrier
    http://www.lecourrier.ch/111621/les_parfums_ont_ils_un_sexe

    Au-delà des codes créés par le marketing, notre expert met aussi en avant le facteur « habitude », qui lui est fortement lié. « L’esprit s’habitue à associer les odeurs aux personnes qui les portent. Certains parfums comme Coco Chanel, Opium, Shalimar sont identifiés comme féminins par habitude, parce qu’on les a sentis sur nos mères pendant des années, alors que les frontières olfactives sont parfois très floues. »

    Si les fragrances sont ainsi segmentées, Quentin Bisch est catégorique : les odeurs en soi n’ont pas de genre. « Les fleurs ne sont pas forcément féminines et les bois ne sont pas plus masculins. Nous répondons à des codes culturels, héritage de notre inconscient collectif. Toutefois les codes marketing évoluent et nous nous affranchissons peu à peu de certains clichés : les triptyques femme-grâce-fleur et homme-force-épices. Il existe déjà de très belles roses au masculin et de grands féminins boisés épicés ! »

    Malgré la mode des parfums unisexes, notamment l’énorme succès de CK one, la tendance reste à la distinction des genres. Alors qu’il était étudiant, Quentin Bisch travaillait dans une parfumerie. Pour contrer ce phénomène, il guidait indifféremment ses clients vers des parfums dits féminins ou masculins. « J’ai proposé des parfums féminins à des hommes qui les ont appréciés à l’aveugle mais ont refusé de les acheter une fois les produits dévoilés. Une femme qui avait trouvé le parfum de ses rêves, un parfum masculin, était revenue l’échanger en magasin, à contrecœur, après des remarques de son entourage. Les circuits de distribution classent les parfums généralement par genre avec un espace dédié pour chacun. Je rêverais d’une enseigne où les parfums seraient rangés par odeurs et non par genres, cela ouvrirait de nouvelles approches olfactives et des comportements inédits. »

    #genre #parfum #marketing

    • Chez un marchand de vin, irritation terrible du lobe frontal à la dégustation d’un gamay, la vendeuse : « c’est un vin qui plait aux femmes ».
      Je ne sais toujours pas ce que ça veut dire et maintenant je suis obligée de penser au « vin qui plait aux hommes ».