• Carrefour lance sa liseuse : le pari de la démocratisation des e-books
    http://www.rue89.com/2013/10/11/carrefour-lance-liseuse-pari-democratisation-e-books-246516
    Il y a un petit parti-pris technofan dans le titre, sauras-tu le retrouver ? Histoire d’insister au niveau de l’édition, il figure également comme intertitre.

    Quand Carrefour essaie de vendre des tomates sans goût, Rue89 crie au scandale. Quand Carrefour essaie de refourguer des simili-livres faisant crever au passage toute la chaîne du livre (des éditeurs aux metteurs en page en passant par les libraires et les imprimeurs), par contre, Rue89 (et Pierre Haski, son red-chef) crient aux héros de la démocratie. Rien de moins. No limit elle s’appelle la liseuse de Carrefour…

    C’est sans doute le signe le plus sûr que le livre numérique est sur le point de connaître une croissance importante, en France aussi : Carrefour, le géant de la grande distribution, attentif aux grandes masses et pas à l’avant-garde « geek », lance sa propre liseuse numérique. Avec un argument choc : ce sera la moins chère du marché.

    La liseuse Carrefour, la « Nolim » (pour « no limit »...) qui sera mise en vente le 14 octobre, à temps pour les fêtes de fin d’année dans lesquelles le cadeau électronique tient une part croissante, sera vendue avec une centaine de titres gratuits (des classiques tombés dans le domaine public), et un accès à une bibliothèque numérique de quelque 100 000 livres.

    L’article est un condensé de la rhétorique classique des technofans : si les gens sont réfractaires, c’est qu’ils ont pas compris, mais de toutes façons ça va finir par marcher quoi qu’on fasse alors vaudrait mieux s’incliner, et saluer Carrefour, qui nous guide vers l’avenir de la démocratisation du savoir.

    Voilà qui va réveiller une partie du monde de l’édition, et tous ceux qui prédisent l’échec de la lecture sur écran.

    Pour les technofans, le monde se divise en deux : les visionnaires et ceux qui dorment (!!), et pire les oiseaux de mauvais augure… La technologie étant neutre, il n’y a pas d’arguments à lui opposer mais des superstitions.

    La librairie en ligne sera gérée et animée par les libraires de Carrefour

    Oui, oui, pour Haski, il s’agit bien de #librairie et de libraires…

    #blague #novlangue #technologie #technofans

    • Bon, pas d’accord avec la notion de « simili-livre » (un PDF du Capital, son impression sur feuilles libres, sa mise en ligne sur le web, sa mise en forme en livre papier ou son enregistrement en livre audio, permettent de lire le Capital - ou aussi bien : un fichier flac, mp3 ou ogg, n’est pas non plus de la « simili-musique » par rapport à un CD ou vinyle), mais tout à fait avec la critique de la technologie, du business model et du mythe de la « bibliothèque dans la poche ». Pour poursuivre la réflexion : « ODEI - Manifesto »
      http://www.article11.info/?ODEI-Manifesto

      En France, l’édition indépendante n’est pas à la fête ; en Italie, c’est encore pis. À tel point que les maisons d’édition transalpines ont décidé de réagir : pour peser et se défendre, elles ont créé l’Observatoire des éditeurs indépendants (ODEI). Et ont formalisé leurs difficultés et aspirations dans un Manifeste, diffusé à plus de 5 000 exemplaires en décembre 2012. En voici la traduction.

      #livre #ebook

    • @intempestive : je ne suis pas d’accord. En l’occurrence tu parles du contenu (l’œuvre ou l’ouvrage) pouvant être diffusé sur différents médias ou supports dont on peut apprécié les qualités. L’arnaque lexicale consiste à appeller livre un fichier numérique dont les qualités (de lecture, sociales, etc.) sont dégradés par rapport à l’objet inital que le terme désignait. On n’appelle pas « orchestre électronique » un mp3 par exemple ;)

      L’avantage pour les industriels de parler de livre électronique, c’est que ça permet à Pierre Haski (et à plein d’autres) de parler de librairie et de libraires dans le cas de Carrefour et d’Amazon. Donc je continuerais à dire simili-livre et simili-libraire et simili-librairie ;-)

    • ok je comprends et partage ce distingo contenu (pas simili) / support (simili) au regard des avantages industriels que tu évoques - à ce moment-là, en effet, un ebook est un simili-livre sans que son contenu ne soit de la simili-littéraure, et un ogg est un simili-CD sans que son contenu ne soit de la simili-musique

      on reste néanmoins ici dans une convention de ce qu’on nomme « livre », qui est plutôt dans mon esprit l’ensemble cohérent, la construction écrite, qu’a fait son auteur-e, indépendamment du support sur lequel il est diffusé

      il me semble, par ailleurs, que ce n’est pas aussi clair dans l’argumentaire contre les ebooks, qui sous-entend souvent que la seule vraie lecture serait celle faite à partir d’un livre

      de fait, on n’a pas la même attitude de lecture (ou d’écoute, entre un concert/CD/fichier son), mais il me paraît fondamental que le contenu de ce livre puisse circuler, sous quelle que forme que ce soit, et qu’on profite, notamment, des possibilités de circulation non marchande (piratage, partage) que le support électronique offre

      cela n’exclue en rien la défense du travail fondamental des éditeurs et libraires indépendants : découverte, sélection, mise en perspective...

    • @intempestive : c’est un problème plus large que le seul travail des éditeurs ou libraires indépendants. On trouve dans certains rayons de Fnac des libraires très compétents. Pour le reste, j’entends la distinction, qui permet par exemple de parler de livre audio. C’était certainement une erreur, puisqu’on n’a plus dans ce cas de terme spécifique pour désigner le support papier, et par conséquent défendre ses spécificités qui dépassent largement la seule lecture. #Bouquin ?

    • oui, @aude_v, je suis d’accord que le support modifie notre approche du contenu - et je n’aime pas être déviée de ma lecture par tous les machins « augmentés » : quand je veux butiner de page en page, ce qui est un mode d’exploration et de connaissance très appréciable de temps à autre, je reste sur Internet

      une liseuse non connectée (qui ne mouchardera pas, au passage, ton rythme de lecture ni autres données personnelles) va néanmoins me permettre de lire de très longs pdf que sinon je ne lirais pas, ou que très éventuellement j’imprimerais en consommant cartouches et ramettes en abondance (parce qu’un écran d’ordinateur m’explose les yeux) : rapports, articles de fond (notamment ceux proposés par les anti-tech qui les mettent à disposition sur le web), bouquins numérisés

      je ferais du coup une distinction entre une lecture utilitaire ou de divertissement, pour laquelle le support m’indiffère (ça rejoint la « consultation » que Truffaut évoque, mais c’est plus large), et une lecture au temps long, pour laquelle un livre sera toujours préférable pour moi, puisqu’on peut repartir quelques pages en arrière, griffonner dans la marge, garder une mémoire visuelle de tel ou tel passage (son emplacement dans le livre, sur la page), bref s’approprier l’objet et son contenu

    • Oui c’est intéressant pour construire une réflexion :) Sur la question industrielle, il faudrait voir comment les publications indépendantes sont tributaires de l’organisation de la production et de la diffusion des publications « dominantes », ou de divertissement.

      On a le cas par exemple pour la presse papier : Article11 est tributaire de la diffusion de Modes&Travaux à travers l’organisation du système de distribution Presstalis (ou MLP pour Article 11). Pour les livres « indépendants », l’organisation industrielle fait que les livres sont moins chers si des ouvrages de faible intérêt (pour nous) restent imprimés sur papier (parce qu’on imprime souvent chez les mêmes imprimeurs, ou qu’on bénéficie d’une culture des métiers du livre, ou d’un réseau de diffusion, etc. quel que soit ce qui est imprimé).

      Enfin, il faudrait réfléchir à dans quelle mesure des usages très minoritaires mais intéressants participent à la diffusion de nouveaux objets à la nuisance potentielle beaucoup plus importante, comme c’est le cas pour les #drones :p (la raison pour laquelle je trolle un peu – gentiment – sur cette question @reka et @fil, qu’ils m’en excusent d’ailleurs).

    • Oui, et ça rejoint quelque chose que j’ai oublié de préciser : le choix du support non seulement en fonction de la qualité du contenu ou de l’usage qu’on en aura, mais aussi en fonction des enjeux économiques et politiques. Par exemple, décider d’avoir une démarche active de soutien en achetant les bouquins des éditeurs indépendants chez les libraires indépendants, tout comme on peut choisir de payer les films ou musiques d’auteurs vivants et dont on souhaite soutenir la production, et pas ceux qui rapporteront des gros sous à l’arrière-petit neveu de l’auteur ou à un mastodonte de l’industrie culturelle.

    • en effet, je ne sais pas dans quelle mesure on peut séparer nettement « participer à la diffusion d’objets » et « participer à la diffusion de la connaissance d’objets » ; certains, qui ont la science infuse, peuvent se permettre de trancher plus facilement :)

      C’est la raison pour laquelle je ne m’enthousiasme pas pour les arguments de Biagini : il a décidé de la conclusion, puis s’emploie à la démontrer.

    • Si on peut et on doit critiquer tout ça, il me semble contre-productif de s’appuyer pour ce faire sur des amalgames grossiers et des informations fausses.

      Deux exemples rapidement :
      – la 4ème de couv du bouquin de Biagini : « Multinationales du high-tech, start-ups ou hacktivistes, tous prétendent construire un monde sans conflit (...) une forme de marché idéal. » (amalgame) ;
      – l’« argumentaire » de La face cachée du numérique, chez le même éditeur : « une recherche sur Google produit autant de CO2 que de porter à ébullition de l’eau avec une bouilloire électrique » (faux).

    • @aude_v : je comprends ce que tu dis sur la gratuité, mais ce qu’il faut qu’on construise, je crois, c’est précisément l’éthique de cette économie du partage. Sortir de la goinfrerie, réfléchir à ce dont on a besoin et à ce dont l’autre a besoin dans cet échange. La gratuité capitaliste, publicitaire, n’a rien à voir avec cette économie-là. La gratuité militante offensive dont tu parles doit être un outil de réappropriation, de lutte, une réponse à l’économie classique dont on ne sort pas - après, là où ça pêche effectivement, c’est quand on se contente de nier l’économie (l’éditeur indépendant, le boulanger autogéré, n’ont qu’à se démerder, on les traite comme les grands groupes) au lieu, précisément, de lutter contre le profit.

      Mais cette construction-là, au fil de l’eau, dans des actes microscopiques, on ne peut pas l’abandonner parce que l’usage dominant est de rester goinfre. C’est ce qui se passe dans le #prix_libre : je paye en fonction de mes revenus et de la valeur que j’attribue à l’objet ou au service. Naturellement, d’aucun-e-s en profitent : ho ho, qu’ils sont bêtes, c’est prix libre, on va s’en mettre plein la panse. Mais celles et ceux-là sont toujours, précisément, dans une logique libérale de profit, et ils s’arnaquent eux-mêmes, ils abusent d’eux-mêmes, parce qu’ils restent consommateurs passifs de quelque chose qui ne les regarde pas vraiment : ils auraient pu aussi bien ne pas perdre d’argent du tout. Certaines expériences de prix libre sont difficiles (quand il n’y a pas d’échange direct, il me semble, services web ou audiovisuels), d’autres fonctionnent splendidement (le festival de Radio Galère à Marseille). Il y a de ça dans le crowdfunding aussi, du moins dans certains usages du crowdfunding, qui eux peuvent très bien fonctionner pour des échanges dématérialisés. Le troc, la gratuité, les auto-réductions, les réappropriations, les échanges locaux, tout ça peut contribuer à cette économie du partage.

      Bref : être vigilant-e-s, en effet, sur la logique de profit qui vient se nicher partout, mais ne pas renoncer à inventer la suite pour autant...

    • Je ne comprends pas ta question ; qu’est-ce qui est une préoccupation assez faible, et pour qui ? Pour moi, quand on emploie des arguments faux, on prend le risque de discréditer tout ce qu’on écrit.

      L’histoire de la bouilloire a été réfutée presque immédiatement. Qu’on en parle au comptoir du café parce que « ça tourne », je comprends bien. Qu’on répète ça dans des livres sans faire de vérification, juste parce que ça va dans le sens de l’argumentation qu’on défend, c’est juste foireux.

      Official Blog : Powering a Google search
      http://googleblog.blogspot.fr/2009/01/powering-google-search.html

      In fact, in the time it takes to do a Google search, your own personal computer will use more energy than Google uses to answer your query.
      Recently, though, others have used much higher estimates, claiming that a typical search uses “half the energy as boiling a kettle of water” and produces 7 grams of CO2. We thought it would be helpful to explain why this number is many times too high.

    • "Est-ce que c’est possible, de déconnecter son e-book pour qu’il n’envoie jamais aucune information sur ta lecture à son maître ?"

      Oui. Il suffit de refuser d’utiliser les « librairies en ligne », d’employer ta liseuse comme une sorte de clé usb avec écran en somme, sans utiliser sa fonction wifi, et de toujours transiter par un ordi pour transférer tes fichiers. Je ne suis pas sûre que toutes les liseuses t’offrent cette possibilité de déconnexion, cela étant, il faut en choisir une en fonction de ça, parce que le plus drôle, c’est que la déconnexion est considérée comme un défaut, une fonctionnalité manquante, alors qu’à mes yeux c’est un atout considérable.

      "Il m’a suffi de tourner le dos un jour pour vendre 10 cts à des personnes plus riches que moi - pas compliqué - des brochures qui m’en avaient coûté 40 à produire, alors qu’il y a des magasins de copies qui affichent leur prix partout en ville et comme si mon travail, d’écriture ou de reproduction matérielle, valait moins que rien."

      Il faut régulièrement démontrer par A+B que le prix libre ce n’est ni de la charité, ni une dépréciation de la valeur de ce que tu fais, ni de la coquetterie. A Marseille toujours, il y a une très belle cantine autogérée, la Kuizin, qui affichait (je ne sais pas aujourd’hui) le coût de revient du repas du jour (avec le détail : salaires, prix et origine des aliments, loyer, électricité...), et une fourchette de prix conseillé. On était libre de la suivre ou pas, mais je trouvais ça diablement efficace.
      http://lakuizin.org/l-asso/article/500-million-de-chinois-et-moi-et

    • Non c’est pas galère, ça ne me prend pas plus de temps, ça évite tout achat impulsif (quoique je n’achète quasiment rien, ce sont des pdf en libre diffusion que je consulte souvent) et tu maîtrises les données que tu transmets ou pas. C’est comme l’histoire de « la vie sans Google » qui serait impossible selon Rue89 : question de pratique et de perspective... Et les arguments « user friendly », « rapidité » ou « efficacité » des vendeurs, ça m’a toujours fait marrer : c’est juste histoire de te faire accepter la dépendance.

      Est-ce que ça va disparaître ? Possible, parce que la collecte de données est un marché florissant, mais pas sûr non plus, parce que certains fabricants ont des priorités différentes. En tous cas aujourd’hui, tu as le choix.

    • Juste un truc sur la critique des technologies : les erreurs ou approximations de Cédric Biagini ne peuvent pas discréditer toute approche prudente sur le développement de tel ou tel nouvel objet susceptible de modifier profondément notre environnement, de la même manière que les errements de PMO sur la société ne modifient en rien la justesse de leurs alertes sur les nanotechnologies.

      Pour les drones comme pour les liseuses on peut au minimum être sceptique ou évoquer un principe de précaution. Il semblerait que le rouleau compresseur des évolutions technologiques puisse dorénavant s’imposer avant même qu’on ait pu se poser la question de leur nocivité potentielle.

      Heureusement qu’on n’a pas demandé aux opposants aux nucléaires des années 70 d’avoir le niveau de connaissance d’un ingénieur nucléaire pour s’opposer à la prolifération nucléaire, ou aux opposants aux OGM d’être des biologistes.

    • Au Metropolitan Museum of Art à New York, le prix d’entrée est libre. La caisse affiche le prix « conseillé » de 25 dollars mais on paye ce qu’on veut. Comment - sur 25 dollars - calculé le coût réel :) ?

      Moi j’ai proposé 10 dollars, le caissier m’a tiré une gueule longue comme Manhattan. J’en déduis que mon prix proposé ne couvrait pas les frais réels, donc.

    • @ari tout à fait d’accord : ces erreurs ne devraient discréditer que leurs auteurs (et leurs fan-clubs). Mais on risque toujours d’être affaibli quand ses alliés écrivent des bêtises. On prend aussi le risque de les répéter si personne ne fait jamais attention, au prétexte qu’on serait d’accord globalement avec le fait d’être critiques.

      Pour le reste de ta remarque, je suis mitigé : bien sûr, il faut défendre le droit pour tout un chacun de porter une critique contre un système technique ou juridique complexe, sans nécessairement être un spécialiste du domaine. Mais ceux qui s’érigent en leaders d’opinion doivent à leurs lecteurs de faire un minimum d’effort de véracité et d’honnêteté dans l’information qu’ils leur apportent. La mauvaise foi et l’approximation sont des poisons politiques.

    • Un descriptif intéressant de ce que ça change de lire le journal en version électronique plutôt que papier : lecture « en bulle » de ce qui nous intéresse déjà plutôt que glanage
      http://seenthis.net/messages/184956

      C’est la même chose qui se passe quand on podcaste une émission de radio plutôt que d’écouter la FM : on a déjà ciblé ce qu’on veut écouter. Ce qui n’empêche en rien de décider d’écouter (ou lire) ce avec quoi on n’est pas d’accord ou ce qu’on trouve mal foutu. Mais c’est le rapport à la surprise, au lâcher-prise, qui est différent : il y a une décision préalable.

      Intéressant aussi que le butinage de page en page (ou de son en son) caractérise ici le non-numérique plutôt que l’inverse.

    • @thibnton, je mets #plook lorsque cela recroise la philosophie de ce petit CMS sous GPL que j’ai moi-même conçu et codé il y a dix ans.
      Mon but était multiple :
      – dépenser le moins de ressources possibles
      – afficher rapidement les pages si la liaison était sans adsl
      – être facile pour tous pour l’installation ou la rédaction
      – permettre un accès direct aux fichiers sans nécessiter de bdd
      – être multilingue
      – peser moins de 100ko
      Comme d’autres ont repris l’idée de plook (en 2004 les CMS avaient toujours une base de données) avec des perspectives de dropbox et que le ministère français de l’industrie m’a refusé son aide financière pour continuer à le développer correctement (nan je blague, je suis au RSA), je garde ce tag quand cela m’évoque ses principes.

      http://plook.fr

    • @aude_v @fil, @ari, à propos des coûts énergétiques, ce récent documentaire :
      http://seenthis.net/messages/268666

      Les échelles sont tellement énormes et les acteurs, patrons, mairies, qui promeuvent les datacenters sont tellement eux-mêmes explicitement et ouvertement d’accord que ça dépense un max d’électricité, que je ne saisis pas l’intérêt de savoir exactement combien coûte telle ou telle requête. Se battre à propos de ça est à mon avis une perte de temps.