• Comment la NSA espionne la #France http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/10/21/comment-la-nsa-espionne-la-france_3499758_651865.html

    L’agence dispose de plusieurs modes de collecte. Quand certains numéros de téléphone sont utilisés dans l’Hexagone, ils activent un signal qui déclenche automatiquement l’enregistrement de certaines conversations. Cette surveillance récupère également les SMS et leur contenu en fonction de mots-clés. Enfin, de manière systématique, la #NSA conserve l’historique des connexions de chaque cible.

    Cet espionnage apparaît au titre du programme « US-985D ». L’explicitation exacte de ce sigle n’a pas été fournie, à ce jour, par les documents #Snowden ni par d’anciens membres de la NSA. A titre de comparaison, les sigles utilisés par la NSA pour le même type d’interception visant l’Allemagne sont « US-987LA » et « US-987LB ». Cette série de numéros correspondrait au cercle qualifié par les Etats-Unis de « troisième partie » auquel appartiennent la France, l’Allemagne mais aussi l’Autriche, la Pologne ou encore la Belgique. La « deuxième partie » concerne les pays anglo-saxons historiquement proches de Washington, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, connus sous le nom des « Five Eyes ». La « première partie » concerne, elle, les seize services secrets américains.

    #surveillance

    #Espionnage de la NSA : les Etats-Unis intéressés par Wanadoo et #Alcatel-Lucent
    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/10/21/les-services-secrets-americains-tres-interesses-par-wanadoo-et-alcatel-lucen

    Discussion là : http://seenthis.net/messages/186866

    et le « décryptage » de @reflets :
    http://reflets.info/alcatel-interesse-la-nsa-decryptage-dun-article-du-monde

    • Le parlement européen cherche la réponse à #Prism
      http://www.mediapart.fr/journal/international/221013/le-parlement-europeen-cherche-la-reponse-prism?onglet=full

      Encadrement des transferts de données personnelles vers un État tiers, « consentement explicite » des utilisateurs, « droit à l’effacement » : des élus ont adopté lundi à Strasbourg deux textes censés renforcer la protection des données des citoyens européens sur internet.

      De l’avis général à Bruxelles, le #lobbying des géants de la #Silicon_Valley est intensif, et ne devrait pas se calmer dans les mois à venir. Le vote en commission devait initialement avoir lieu au printemps, mais il a finalement été reporté à l’automne, retardé par la masse des amendements déposés – environ 4 000. Il reste d’ailleurs, aux yeux de certains élus et observateurs, des failles béantes dans le texte actuel, qui pourraient réduire ces efforts de régulation à néant.

      Dans tous les cas, les débats, désormais, seront menés à huis clos, et la partie s’annonce délicate pour le parlement. Les capitales sont loin d’avoir toutes affiché clairement leurs positions. Surtout, la concomitance avec d’autres négociations, dans la capitale belge, peut faire craindre le pire. Les discussions pour un accord de libre-échange [#GMT] avec les #États-Unis sont en effet lancées depuis juillet, et le chantier du « grand marché transatlantique » risque de parasiter l’avancée du texte sur la protection des données.

      #UE #données_personnelles

      Le marché du stockage des données et de leur commercialisation, en tout cas, est gigantesque. D’après un rapport récent du Boston Consulting Group, la valeur des données personnelles des citoyens européens s’établissait à 315 milliards de dollars en 2011, et devrait atteindre près de 1 000 milliards à l’horizon 2020… Une manne colossale qui devrait, en ces temps de croissance anémique, en faire saliver plus d’un.

    • #Routeurs, #câbles_sous-marins : Alcatel-Lucent, cible évidente de la NSA | Mediapart #paywall
      http://www.mediapart.fr/journal/international/251013/routeurs-cables-sous-marins-alcatel-lucent-cible-evidente-de-la-nsa?onglet

      Le groupe de télécommunications a fait l’objet d’un espionnage massif de la part des services de renseignements américains, selon les documents publiés par le Monde. Fabricant des équipements qui forment le système nerveux des communications mondiales, il ne peut qu’intéresser les grandes oreilles du monde entier.

      Le Alcatel de Alcatel-Lucent (dont la division câbles représente 40% du marché mondial), ou les limites de la #silicon_army

      Mais en quoi Alcatel-Lucent intéresse l’espionnage américain ? « Lucent (qui est américain, ndlr) collabore depuis des décennies avec le renseignement américain. Il y a chez les Américains un patriotisme, qui se vérifie y compris chez les jeunes de la Silicon Valley comme Google, Yahoo ou Facebook, tel que cela ne leur pose aucun problème de participer aux activités de renseignement et de fournir des informations aux autorités. Avec Alcatel, c’est différent. Même si la fusion (réalisée en 2006, ndlr) a créé une commodité considérable, les Américains ne sont pas sûrs que la direction française est prête à coopérer. Espionner la maison leur permet de s’assurer qu’ils maîtrisent l’accès aux équipements du groupe et surtout aux communications qui y transitent, partout dans le monde », résume un familier de ce monde du renseignement.

      Que se passe-t-il dans les stations d’atterrissement ? Mystère.

      A côté de l’activité de fabrication et de pose de câbles sous-marins, ASN exploite aussi une station terrestre, à côté de Brest, qui supervise le trafic passant par les câbles et sa qualité entre les deux côtés de l’Atlantique. Comment fonctionne cette station ? A-t-elle un rôle au-delà de la technique ? A chaque fois, les interlocuteurs se sont fermés comme des huîtres : nous entrions en terra incognita, ou qui devait le rester.

      Et enfin... :

      Pour parfaire le tout, une entité très secrète a été créée au moment de la fusion, à la demande de la sécurité américaine. Nommée LGS, elle est en totalité américaine, et contrôlée par des administrateurs américains. Elle travaille pour la recherche militaire. Elle est au courant de toutes les technologies développées par le groupe partout dans le monde et récupère ce qui l’intéresse pour développer des équipements revendus aux services américains. Cette entité discrète avait même disparu de l’organigramme du groupe, quand Philippe Camus, banquier installé aux Etats-Unis, et le néerlandais Ben Verwaayen avaient pris la direction du groupe en 2008. Depuis que Michel Combes a repris les rênes en avril 2013, LGS est réapparu. Au moins sur l’organigramme.

    • Ouais, il faut mettre la phrase d’après (qui m’a bien fait rire…)

      Le journal avait ensuite reconnu qu’il s’agissait de méta-données collectées par les services de renseignement français à l’étranger, et partagées avec la NSA,

      Puisque je te dis qu c’est pas des écoutes, c’est des métadonnées, c’est moins grave !

      Et ça, froidement, 9 mois après les révélations de Snowden. J’le crois pas !!!

      Justement le contenu des écoutes, la NSA et Cie s’en tape (sauf pour celles qu’elle cible, mais il ne s’agit justement pas de ça), c’est avec les métadonnées qu’elle fait son miel.