Sombre

« Ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal. » (Hannah Arendt)

  • Racisme pour tous à Angers ou l’extrême droite décomplexée
    Angers | Quand les opposants au mariage pour tous dépassent les bornes
    http://www.angersmag.info/Quand-les-opposants-au-mariage-pour-tous-depassent-les-bornes_a7994.html

    « Taubira casse-toi, Taubira dégage, Taubira tu sens mauvais, tes jours sont comptés. Nous sommes le peuple (100 personnes), on ne veut plus de ta loi. Non à la dictature socialiste », criaient les enfants, sans vraiment comprendre la portée de leurs mots, dans des mégaphones presque aussi gros qu’eux, sous le regard amusé de parents fiers de leurs progénitures.

    L’inadmissible est arrivé avec une adolescente qui, du haut de ses 12 ans brandissait une peau de banane à l’attention de la ministre en criant : « une banane pour la guenon ». Même les CRS qui assuraient le cordon de sécurité n’en sont pas revenus. « Des propos passibles d’une interpellation pour injure à un ministre en exercice », commentait l’un d’eux.

    • http://danielfleury.overblog.com/2013/11/la-boue-et-l-indiff%C3%A9rence.html

      Aujourd’hui, je suis blessé, humilié, et en colère. Les paroles et gestes d’une enfant d’une douzaine d’années et d’un notable expérimenté auraient-ils souillé l’air ? Ou bien est ce le silence et l’apathie qui ont suivi ces événements qui me troublent ? De France et de l’étranger me parviennent des messages : « Que se passe-t-il chez vous ? Pourquoi les gens sont-ils devenus ainsi, en Anjou ? »

      Dans les rues d’Angers, des gens évoquent leur gêne ou leur honte à voix basse. Je ne pense pourtant pas que nous ayons changé.

      La lâcheté ou tout au moins le manque de clairvoyance de nos dirigeants (de gauche) comme de leurs collègues dans l’opposition (de droite) encourage certains intellectuels, certains médias et des gens de pouvoir à développer dans le pays une atmosphère profondément malsaine.

      Il y a là quelque chose de pathologique, la crise encourageant le repli sur soi.

      Du coup, cette minorité dans notre société qui a porté et portera toujours en son sein des idées empoisonnées se sent soudain libre de les exprimer au grand air.

      Notre pays avait connu ce phénomène il y a longtemps. Il y a aujourd’hui comme un relâchement moral nauséabond.

      Et puis voilà : Une fillette de douze ans peut traiter comme un animal, en rigolant, en
      l’insultant, devant le public, la presse, et ses parents ravis,une femme d’une grande culture intellectuelle et morale, représentante du gouvernement, car l’enfant a la peau blanche et la femme la peau noire.

      Un notable d’une ville de la région ironise autour de l’extermination pendant la deuxième guerre mondiale des ancêtres d’une partie, minoritaire, de sa population (qu’on appellera ici Gens du voyage) et se félicite aujourd’hui de les chasser de son territoire.