odilon

artiste aux mains pleines de doigts - visionscarto.net

  • #Femmes de banlieue, elles occupent les cafés d’Aubervilliers | Au centre, la banlieue
    http://banlieue.blog.lemonde.fr/2013/11/15/femmes-de-banlieue-elles-occupent-les-cafes-daubervilliers

    La première fois, qu’elles ont osé, c’était en beau jour d’avril 2011, au Roi du café. Monique, enseignante à la retraite, avait voulu y prendre un café : « Il n’y avait que des hommes qui me regardaient comme si je n’étais pas à ma place. J’ai trouvé ça insupportable. Sur le trajet du métro, je me suis aperçue que toutes les terrasses étaient masculines », raconte-t-elle. Alors, elle a envoyé un mail à ses amies pour leur raconter l’expérience, leur proposer de réagir. Le mail a circulé et fait d’autres adeptes.

    Trente cafés "visités"

    Ces femmes, toutes habitantes Aubervilliers et nombreuses à être actives dans la vie associative, ont décidé de tester un premier troquet : « On est arrivée deux par deux, grignotant la terrasse chaise après chaise, jusqu’à former un groupe occupant une bonne moitié de l’espace », se souvient encore Monique. « On était regardées de travers par les jeunes, les dealers qui se postaient contre le mur en faisant masse. Des voitures se sont garées juste devant, la radio à fond. Même la police est passée deux fois ! Mais on n’avait pas peur et on est devenu l’événement du quartier », ajoute Maguy, auteure, la cinquantaine rieuse.

    #bistrots

    • J’adore. Parce que j’ai déjà fait ce constat et pas que dans les banlieues. Ce n’est pas qu’une question de #socialité, de #ville ou d’#espace_public, mais aussi une question de temps, quand celui des femmes est tellement tendu, multitâche, qu’il ne laisse que peu de place au #temps_libre.

      J’avais lancé une sorte de bistrot des filles tous les mardis soirs au troquet du village et c’était très cool de discuter entre copines, pendant un RDV récurrent. Et puis, les horaires de ma fille ont changé et même ça, ça n’a plus été possible.

    • Damned ! nouveau doublon avec @odilon. J’efface mon post mais je laisse mon commentaire à chaud :

      Que s’est-il donc passé pendant ces dernières 40 années pour que des femmes soient obligées de se regrouper pour fréquenter un bar ? J’ai de plus en plus l’impression de débarquer d’une autre planète lorsque j’observe le comportement des humains d’aujourd’hui.