Reka

géographe cartographe information designer - rêveur utopiste et partageur de savoirs

  • 63 migrants morts en Méditerranée : l’armée belge mise en cause pour non-assistance à personne en danger

    Le 26 novembre prochain, trois survivants d’une tragédie ayant entrainé la mort de 63 migrants en mer Méditerranée, déposeront, avec le soutien d’une coalition d’ONG, une plainte devant le Tribunal de première instance de Bruxelles qui met en cause l’armée belge pour non assistance à personne en danger. Lors de la conférence de presse, les intervenants expliqueront pourquoi cette tragédie aurait pu être évitée et pourquoi notre coalition considère que l’armée belge devrait être tenue pour responsable. Cet événement sera également l’occasion de présenter les initiatives similaires menées actuellement en France, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni et au Canada, et d’évaluer les politiques migratoires européennes.

    Le 27 mars 2011, 72 migrants - éthiopiens, érythréens, nigérians, ghanéens et soudanais - quittent la Libye en guerre, à bord d’un zodiac à destination de l’Italie. Quelques heures après leur départ, un avion de patrouille français survole leur embarcation et informe les garde-côtes italiens de leur localisation. Très rapidement, ils perdent le contrôle de l’embarcation et lancent un appel au secours. Leur appel est reçu par les garde-côtes italiens qui adressent alors des messages de détresse à l’OTAN et aux bâtiments militaires, dont ceux de l’armée Belge, présents en mer Méditerranée en indiquant leur localisation. Ces appels sont renouvelés toutes les 4 heures pendant 10 jours. Personne ne leur vient en aide. Le zodiac croise un avion, des hélicoptères militaires, deux bateaux de pêche et un gros navire militaire, qui ignorent ses signaux de détresse. Après 15 jours de dérive, le bateau est rejeté sur les côtes libyennes. A son bord, seuls 11 survivants, dont 2 meurent peu après le débarquement en Libye. 63 personnes, dont 20 femmes et 3 enfants, ont trouvé la mort faute de secours. Cette tragédie symbolise l’indifférence de l’Europe vis à vis des migrants et des réfugiés.

    Une plainte, avec constitution de partie civile, sera déposée « contre X » mardi 26 novembre devant le Tribunal de première instance de Bruxelles pour non assistance à personne en danger.

    Conférence de presse
    FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
    LDH - Ligue des droits de l’Homme (Belgique)
    26 novembre 2013 - @11h00
    Résidence Palace - Centre de Presse International - Salle Maelbeek
    rue de la Loi 155 C - 1040 Bruxelles

    Intervenants :

    – Père Mussie Zerai, président de Habeshia Agency
    – Katie Booth, responsable du bureau droits des migrants de la FIDH
    – Véronique van der Plancke, avocate et vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme (LDH)
    Modéré par Samira Gazzaz, avocate au barreau de Bruxelles

    Contacts média :
    Arthur Manet (français, anglais, espagnol) - Tel : +33 6 72 28 42 94 - Email : presse@fidh.org
    David Morelli (français, anglais) - Tel : +32 2 209 62 86 - Email : dmorelli@liguedh.be

    #migrations #asile #otan #mourir_en_mer
    #méditerranée

    • Les survivants d’un drame en Méditerranée portent #plainte contre des pays de l’#Otan

      Trois #Éthiopiens ayant survécu au naufrage de leur embarcation après avoir quitté la Libye en guerre en mars 2011 à bord d’un canot, ont déposé plainte mardi à Bruxelles pour faire établir la responsabilité de la Belgique et d’autres pays de l’Otan dans ce drame ayant coûté la vie à 63 personnes.

      http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Les-survivants-d-un-drame-en-Mediterranee-portent-plainte-contre-des-pays-

      ARGGH à la légende de la photo : ce ne sont pas des clandestins, mais des réfugiés !!!!
      #bad_terminology #vocabulaire

    • 63 migrants left to die in the Mediterranean: Survivors file a complaint against the Belgian army

      Today, three survivors of a tragedy that caused the deaths of 63 migrants in the Mediterranean Sea, filed a complaint at the Brussels Tribunal of First Instance against the Belgian army for failing to provide assistance to persons in distress.

      http://www.fidh.org/en/migrants-rights/14293-63-migrants-left-to-die-in-the-mediterranean-survivors-file-a-complaint

    • Survivors of ‘left to die’ boat accuse the Belgian army of failing to aid persons in distress

      This week, three of the nine survivors of the tragedy that in April 2011 claimed the lives of 63 refugees who were left to die at sea have filed a complaint at the Brussels Tribunal of First Instance against the Belgian army for failing to provide assistance to persons in distress.

      The complaint, lodged with the support of a coalition of NGOs, alleges that in April 2011, Belgian’s military forces present in the area received distress signals from the boat of refugees fleeing the conflict in Libya and failed to respond, violating the obligation to assist persons in danger.

      Father Mussie Zerai who runs the refugee rights organisation Habeshia, received a distress call from the boat’s satellite phone and contacted the Italian coastguard. Coastguard officials assured him that that the military vessels present in the area had been alerted of the situation.

      However, an investigation by the Parliamentary Assembly of the Council of Europe (PACE), published in April 2012, shows that no one went to the aid of this boat, despite a distress call logged by the Italian Maritime Rescue Coordination Centre, which pinpointed the boat’s position. There were also a number of alleged direct contact between the boat in distress and other vessels, including a helicopter that dropped biscuits and water, but never returned, two fishing vessels, both of which refused to provide assistance, and a large military vessel which came into close contact with the boat, but ignored obvious distress signals. “Many opportunities for saving the lives of the persons on board the boat were lost”, the report concludes.

      Today, fresh evidence has emerged that over 200 people fleeing Syria died on 11 October in the Mediterranean when they could have been saved. Tineke Strik, PACE Rapporteur on lives lost in the Mediterranean, has deplored that no lessons have been learned from the 2011 tragedy she investigated. L’Espresso has reported how a disagreement between Italy and Malta over who should take responsibility for rescue caused delays in providing assistance to the boat in the waters between Lampedusa and Malta.

      It is estimated that over 2,000 people died or disappeared in the Mediterranean in 2011 alone, despite the massive presence of military vessels in the area. A proposal to clarify rules on interception at sea during Frontex operations has faced opposition from the governments of Malta, Italy, Cyprus, Greece, Spain and France.

      The NGO coalition supporting the survivors of the April 2011 tragedy also calls into question the responsibility of Italian, French, Spanish, British, Canadian and U.S military forces present in the area. The survivors have already lodged complaints in Italy, France and Spain and requests for information have been submitted under freedom of information laws in the UK, the US and Canada, in order to obtain details on the precise positions and actions of their armed forces at the time of these events. The NGO Coalition supporting the applicants comprises the following organisations: The Aire Centre, Agenzia Habeshia, Associazione Ricreativa e Culturale Italiana (ARCI), Associazione per gli Studi Giuridici sull’Immigrazione (ASGI), Boats4People, Canadian Centre for International Justice, Coordination et initiatives pour réfugiés et immigrés (Ciré), Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s (GISTI), Ligue belge des droits de l’Homme (LDH), Ligue française des droits de l’Homme (LDH), Migreurop, Progress Lawyers Network, Euro - Mediterranean Human Rights Network, Unione Forense per la Tutela dei Diritti Umani (UFTDU).

      http://www.ecre.org/component/content/article/70-weekly-bulletin-articles/512-survivors-of-left-to-die-boat-accuse-the-belgian-army-of-failing-to-aid-pe

    • Non-lieu, non-personnes

      Le 27 mars 2011, 72 Africains (dont 20 femmes et 2 bébés) quittent Tripoli pour Lampedusa avec des vivres pour une traversée de dix-huit heures ; mais l’embarcation tombe en panne et dérive pendant quatorze jours. Le 10 avril, une tempête finit par rejeter le Zodiac sur une plage de la Libye où les 11 survivants sont incarcérés ; 2 d’entre eux décèdent encore, l’une au moment de débarquer, un autre en prison. 63 personnes sont ainsi mortes de faim et de soif.

      http://www.liberation.fr/societe/2013/12/20/non-lieu-non-personnes_968122

      #Eric_Fassin