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  • #Pêche_en_eaux_profondes : la bataille entre pêcheurs et ONG continue - Pêche - Ressources naturelles - écologie et environnement
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    A quelques jours d’un vote crucial au Parlement européen, une BD a relancé la bataille entre défenseurs et opposants de la pêche en eaux profondes. C’est le match du moment : d’un côté, la très virale bande dessinée de Pénélope Bagieu, reprenant point par point les arguments de l’association Bloom qui milite contre la pêche en eaux profondes. De l’autre, une plaquette de Blue Fish, l’association créée en avril dernier par les pêcheurs de Lorient et de Boulogne-sur-Mer pour défendre cette technique. Et un voyage de presse « vérité sur la pêche profonde » organisé ce jeudi par la Scapêche, la principale flotte française de chalutiers pêchant en eaux profondes. En jeu : le vote du Parlement européen, le 10 décembre prochain, sur une réglementation de la pêche en eaux profondes voulue par les premiers, rejetée par les seconds.

    Bloom dit OUI. L’ONG conteste dans un communiqué de presse la valeur scientifique du document de l’Ifremer. Elle estime qu’il reprend les méthodes de travail (« éviction des données gênantes, absence totale de références scientifiques ») d’Alain Biseau, spécialiste de la mer de l’Ifremer, accusé de collusion avec les industriels.

    Bloom préfère se référer notamment au professeur Les Watling de l’université d’Hawaii. Dans un article publié sur le site Web de la revue scientifique Nature, en septembre, il rappelle que les données sur lesquelles se base notamment l’Ifremer sont issues de l’industrie et concernent uniquement dix espèces de référence.

    C’est extraordinaire ces filets de pêche qui sélectionnent les espèces

    OUI MAIS PAS BEAUCOUP, fait valoir Blue Fish et, derrière l’association, le Comité national des pêches, soit l’organisation professionnelle des marins, qui indique que le nombre d’espèces capturées est de 15 en moyenne, pas de 100. ­Selon l’Ifremer, 90% des prises rassemblent huit espèces.