Pierre Coutil

de celles et ceux qui marchent avec… (enfin qu’essayent).

  • Les enfants ont-ils perdu le droit de se déplacer librement ? (Le Journal de Montréal)
    http://www.journaldemontreal.com/2014/01/20/les-enfants-ont-ils-perdu-le-droit-de-se-deplacer-librement

    En 1926, un enfant de huit ans pouvait marcher près de 10 km pour aller pêcher, sans la surveillance d’un adulte. De nos jours, un enfant du même âge peut à peine s’éloigner seul à plus de 300 mètres de sa maison. Ce phénomène menacerait leur santé mentale, affirme un médecin britannique.

    #enfants #déplacement #risques

    • Marrant, je m’en faisais la réflexion, toujours dans le cadre de ma révolte contre la confiscation des espaces publics de déambulation au profit du tout-voiture.
      Quand j’étais gosse, j’avais une bande de potes du quartier avec lesquels j’étais dehors jusqu’à assez tard dans la soirée, surtout en été (coucher du soleil). Nous avions un périmètre assez étendu, jusqu’aux routes fréquentées, en fait.

      Mais bon, j’étais en milieu urbain, pas rural.
      Et dans le quartier où je sévissais, il y a eu des travaux d’aménagement pour faciliter la circulation des voitures en éliminant des trottoirs, des jardins, des murets, ce qui fait que les voitures sont plus nombreuses et rapides : je doute que les gosses puissent pédaler sans danger dans ce périmètre.

      Ensuite, il n’y a avait pas eu de médiatisation du croquemitaine pédophile. Je pense qu’il y en avait autant que maintenant, mais comme c’était sous le manteau, on y pensait moins. Cela dit, on avait déjà le droit aux admonestations sur les inconnus et les bonbons.
      Autre détail : nous faisions masse. Il y avait une vingtaine de gosses dans le quartier. Voire plus, avec la bande ennemie. Nous avions tous le droit de sortir, de parcourir les jardins, d’aller d’une pelouse à l’autre. Là, quand je suis repassée, il y avait des tas de grillages qu’il n’y avait pas. Beaucoup de petits sentiers entre propriétés ont disparus.

      Mais oui, ma fille a nettement moins d’espace de liberté que j’en avais.

    • J’ai des amis en banlieue dont la maison donne sur un cimetière séparé par un muret, un jour quelques ami·e·s de leur fille qui fêtaient ses 10 ans l’ont franchi pour jouer. Chaque parent a dû se déplacer pour récupérer son enfant au commissariat de police du coin, les enfants s’étaient fait embarquer pour #vagabondage !
      Je ne dis pas qu’il faut aller courir sur les tombes, hein, je pense que l’intervention policière et leur terreur est symptomatique d’une moralisation sclérosante de l’espace collectif.

      Et #merci @simplicissimus

      #reclaim_the_street