• Entretien avec Marco Camenisch
    https://bruxelles.indymedia.org/spip.php?article3369&lang=fr

    Il est logique qu’ils m’aient accusé d’avoir tué un garde-frontière. C’est dans l’ordre des choses. Quand tu fais le choix de la lutte armée, tu ne peux nier la possibilité d’avoir à tuer ou d’être tué. Tu dois assumer la responsabilité de cette éventualité. Et même de pouvoir être accusé de cela, que ce soit avéré ou pas. Dans le cas de Brusio pourtant ils sont allés plus loin. Ils ont effectué en plus un travail de propagande de dénigrement, infamante, à seule fin de minimiser les raisons de celui qui embrasse la révolution populaire. Ils m’ont accusé d’avoir tiré un coup à la tête d’un homme à terre, inoffensif, et qui était déjà mort. Ils m’ont dépeint comme un vulgaire boucher qui aime tuer et torturer. Quoique je ne voulais pas entrer dans le fonds de l’accusation, j’ai dû réagir. Non pour une question individuelle, mais par responsabilité à l’égard de ceux qui ont fait, font ou feront le même choix que moi il y a trente ans. Ce n’est pas moi qui l’ai tué. Si j’avais été le boucher qu’ils dépeignaient, j’aurais tiré directement sur les deux carabiniers qui voulaient contrôler mes papiers alors que j’étais en fuite, au lieu de jouer au Tex Willer en cherchant à les désarmer en tirant sur le bras qui tenait le pistolet, pour finalement être arrêté.

    #anarchisme #écologie #Suisse #répression

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