Supergéante

Retoquée profesionnelle.

    • (Précision, le lien est un bloc-note de copier-coller de plusieurs articles critiques de Rahbi venant de personnes différentes, et sur des points différents, politique, agronomique, etc.)

      Autant je suis d’accord qu’il y a des choses à redire politiquement, et sur le culte de la personnalité, etc.

      Mais il y a en même temps mélangé là-dedans plein d’amalgames qu’on entend pas spécialement sur Rahbi mais pour n’importe quel⋅le « décroissant⋅e » voire même au final pour n’importe quel⋅le « écolo ».

      Comme le fait de critiquer que « dire à des pauvres de vivre frugalement » c’est une honte, etc. Non mais stop quoi : personne n’a jamais dit ça à part celleux qui critiquent les écolos ! Dans 99,9% des argumentaires écolos, ce type de discours sur la frugalité s’adresse bien évidemment aux bénéficiaires du système industriel et il n’a jamais été question d’aller aux restos du cœur et de crier « oh trop cool les ami⋅e⋅s vous êtes vachement frugaux ! »

      Moi quand je vois ce type d’argumentation dans une critique (de Rahbi ou d’autre), ça dé-crédibilise direct quoi, c’est tellement un poncif de la critique anti-écolo… Comme le retour à la bougie quoi.

      Pour ce qui est de la critique agronomique, m’est-avis que @koldobika et @nicolasm seront plus compétents pour juger. :)

    • Mon sentiment personnel est que bon nombre de gens qui gravitent autour de Rabhi et des Colibris sont incapables de faire des choses structurées et sérieuses. Derrière un discours pseudo-spirituel foireux, beaucoup de gros égos et de #narcissisme, bien loin des valeurs de communauté et de solidarité qu’ils pronent sans les incarner le moins du monde. Et au milieu, quelques bonnes poires qui se tapent plein de boulot pour la cause. (cc @aude_v)

      J’avais lu cet article à charge sur le Mas de Beaulieu, en mettant de côté le biais technoscientiste des descriptions elles pointent quand-même de réelles lacunes et un vrai manque de sérieux et de structure dans leur approche. Tant d’années à produire, et incapables d’avoir des estimations de quantités récoltées, ça la fout vraiment mal.

      A titre plus anecdotique, je me souviens aussi d’une militante des Colibris à une foire bio, me racontant que Pierre Rabhi a vécu dans une ferme où il a nourri sa famille en travaillant de ses mains, elle insistait avec émotion sur « de ses mains ! », comme si nos grands parents et des milliards de paysans aujourd’hui dans le monde n’en faisaient pas autant.

      Et effectivement un gros manque d’analyses sociales dans les discours de « Terre et Humanisme », de la part des « colibris » de base très probablement par manque de culture politique, de la part de Rabhi est-ce par droitisme ? Ce billet pose effectivement des questions sérieuses.

      Par contre là où je ne suis pas d’accord avec cet article c’est quand il met sur un piédestal « Les Lumières », comme si l’excès de #rationalisme (cc @mona) n’avait pas engendré le #système_technicien et la dépossession généralisée de nos conditions de subsistance et de notre rapport au monde.

    • Perso le côté agronomique je l’ai jamais vu dans le mouvement agroécologie de Rabhi. Peut être que les adeptes du Colibri qui produisent leur nourriture adoptent des pratiques plus poussées que dans la bio, mais dans ce cas je ne suis pas sûr que ça vienne d’une émulation du mouvement. J’ai surtout l’impression que c’est un mouvement de consommateurices qui veulent s’organiser, et qui pourraient agir dans les mêmes domaines que des décroissant⋅e⋅s, sans être dans la même radicalité.

    • D’ailleurs la métaphore du colibri n’est peut être pas anodine. Il n’a pas pu empêcher le feu de forêt, la forêt va cramer de toute façon, mais lui il va mettre sa goutte d’eau pensant accomplir son devoir. Au final ça change pas grand chose mais il pourra être fier de lui.

      Pour un point de vue opposé, lire #Derrick_Jensen. Je pense que s’il était un colibri il irait déchiqueter avec son bec celles et ceux qui s’approchent de sa forêt avec un briquet ou une tronçonneuse.