• Il ne faut pas nationaliser les FAI ! - le Blog de FDN
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    Benjamin Bayart réagit à la suggestion du Parti de gauche (PG) de « nationaliser la bande passante » et explique qu’il ne faut pas, pour de bonnes raisons de liberté, mais propose :

    -- incitation au déploiement d’infrastructure physique par les collectivités territoriales ;
    -- potentiellement, interdiction au privé de déployer une infrastructure physique là où existe déjà un réseau public ;
    -- accentuer les obligations d’ouverture des réseaux privés déployés ;
    -- incitations à la création d’acteurs locaux, opérant en tant que FAIs sur des infrastructures privées ou publiques ;
    -- accentuer les obligations d’interconnexion des offres de services gérés (par exemple pouvoir avoir l’offre télé Orange sur un abonnement ADSL ou fibre de SFR, ou de n’importe quel FAI) ;
    -- défendre la neutralité du réseau par des mécanismes légaux

    #internet #concurrence #privatisation #cccp #atla

    • Moi, je suis plutôt d’accord avec Julien Bernard (le type du PG). La fourniture de simple accès Internet ne peut pas être vraiment rentable. Le FAI est donc fortement poussé à fournir des services en plus et cela tourne vite à la vente forcée (le triple play) ou à la violation de la neutralité.

      La fourniture d’accès Internet est quasiment ce que les économistes appellent une « commodity », comme l’eau ou l’électricité : obligation de le fournir, pas de possibilité de se différencier, prix bas. Cela plaide en effet pour une nationalisation.

    • faut-il tenter dans ce débat de distinguer deux choses : 1) la connexion 2) la qualité de connexion (bande passante etc)

    • Ça dépends, nationaliser l’infrastructure oui c’est une bonne idée, comme ça n’a pas de sens d’avoir 4 réseaux opérateur différents pour le mobile, un seul réseau coûterait moins cher et serait plus efficace, il faut la même chose pour la fibre et le cuivre : une infrastructure publique, à prix équitable. Ensuite libre aux associations, entreprises etc. de venir déployer des équipements pour que les personnes reliées à cette infrastructure puissent accéder au monde extérieur. Ensuite qu’il n’y ait que des opérateurs nationalisés n’est pas une bonne idée pour les risques que ça représente (mais ceci dit les industriels ne protègent pas plus des risques de censure, si demain on leur demande de filtrer / censurer en masse, ils ne vont pas trop gueuler, la priorité étant le business).

      Sans nationalisation de l’infrastructure on se retrouve avec des infrastructures différentes, gérées par de grandes entreprises, qui ne relient que le plus rentable en priorité, et ça se passe (très) mal, comme on peut le voir avec le mobile ou la fibre, ou même le cuivre ou une société privée à un monopole sur un bien public...

    • Si l’infrastructure est publique, mais que c’est une entreprise privée qui joue le rôle de FAI, je m’adresse à qui en cas de problème ?

      Parce que se faire balader entre les possesseurs d’infrastructures et les entreprises qui en font commerce, ça va être pénible pour beaucoup de monde.

      L’avantage que le réseau soit privé est que les entreprises privées actuelles ont les reins assez solides pour s’opposer au gouvernement si besoin est (ex. HADOPI). Comme c’est à double tranchant, ça peut aussi être un désavantage.

      Ceci dit, en soit, l’Internet étant presque désormais une commodité fondamentale, cela supposerait au moins qu’une partie soit nationalisée.